Atelier hygiène numérique – Paris Web 2017

Atelier, 1 h 30
Paris Web, octobre 2017

Chacun à notre niveau, nous avons tous été sensibilisés à l’hygiène numérique, à l’importance de protéger nos données personnelles, aux risques individuels et sociaux.

Pourtant, nous n’en sommes pas tous au même point dans notre gestion individuelle et beaucoup d’entre nous n’ont pas encore une base saine. Pourquoi ? Parfois c’est une question de temps, parfois c’est une question de compréhension, de difficultés techniques… ou juste de s’y mettre.

Faisons ça ensemble ! Au cours d’un atelier, nous pourrons lister les tâches à faire et, en groupe ou individuellement, mettre ça en place sur nos outils personnels. Les avancées des uns pourront servir aux autres et chacun ressortira de l’atelier avec une gestion de ses données et sa sécurité un peu plus propre qu’en entrant.

Voir aussi la conférence : Je prends en main ma vie numérique… et c’est pas si facile ! – Paris Web 2017

Sur le site de Paris Web

Je prends en main ma vie numérique… et c’est pas si facile ! – Paris Web 2017

Conférence, 15 min.
Paris Web, octobre 2017

J’ai la chance d’être dans un environnement qui me sensibilise aux risques liés à nos données personnelles en fonction de comment nous les gérons. Malgré cela, la façon je les ai organisées n’est pas exemplaire, loin de là. Pourquoi ? Entre les aspects techniques, le piège du gratuit plein de fonctionnalités utiles et jolies et le temps, on recule parfois. Sans compter qu’on nous promet des solutions du type « mais si, c’est facile » et qu’on rencontre pourtant des difficultés.

En complément des discours des spécialistes aguerris, je vous présente mes propres tentatives et mes aboutissements. Ou comment vous pourrez vous-même, même sans bagage technique solide, poser de saines fondation à votre hygiène numérique.

Voir aussi l’atelier : Atelier hygiène numérique – Paris Web 2017

Sur le site de Paris Web

Notes autour de « La servitude volontaire »

Cette vision du futur, dépeinte dans le film d’animation Wall-e, me donne toujours la chair de poule car elle me paraît tellement probable quand je vois notre comportement actuel, nos valeurs, notre idée du confort.

Voici quelques notes que j’ai prise suite à la présentation de Philippe Vion-Dury lors du meetup de CozyCloud, le 01er juin 2017. On y parlait analyses prédictives et manipulations par la donnée personnelle et c’était aussi intéressant qu’inquiétant !

Philippe Vion-Dury est l’auteur de La nouvelle servitude volontaire – Enquête sur le projet politique de la Silicon Valley aux éditions fyp.

NB : Il ne s’agit ici que de notes prises à la volée. Ce n’est pas forcément bien rédigé, il n’y a pas de transition, etc. Pour une vision complète, je vous invite à regarder la Vidéo (disponible temporairement ?) ou à acheter le livre !
De plus, il y a forcément un biais : c’est ce que j’ai compris, retenu, choisi de noter ; sans compter que j’ai également noté mes réflexions personnelles de-ci de-là.

Notes

Analyses prédictives (= le thème du bouquin) pour prédire nos comportements.
La corrélation permet de tirer des conclusions. Pour ça, il faut avoir plein de données.
La personnalisation fait qu’on consulte de plus en plus un Internet qui a été filtré pour nous et non l’internet de la sérendipité voulu aux origines.

Réflexion perso : La suggestion par Spotify ne va pas me gêner car je suis peu mélomane, connaît peu de chose est ai tout à découvrir. Du coup, je vois ça comme un service. Mais si je transpose au monde des arts plastiques, par exemple, où j’ai envie de découvrir y compris ce que je n’aime pas car l’art c’est ça, ça repousse des limites, ça pose questions, alors là je mesure d’un coup comme cela peut enfermer, limiter la créativité, anéantir la nouveauté (disons « l’innovation » pour faire marketing). Là, je mesure comme cela peut être effrayant et risquer de faire vivre chacun, si on pousse un peu, dans un monde monotone et fait d’une seule vision.

Je n’avais jamais réalisé l’impact que cela pouvait avoir sur la création et la créativité et c’est effrayant.
Je serais une version tellement pauvrette de moi-même si je n’avais pas été exposée à des contenus, des styles que je ne souhaitais pas, que je ne cherchais pas. Des contenus qui m’ont gênée et forcée à me poser des questions, à ajuster – ou non – ma vision des choses.

Bulles filtrantes : on ne sait plus si ce qu’on voit c’est le réel ou ce qu’on veut être le réel.

Au cinéma, notamment à Hollywood, il y a déjà des sociétés qui viennent corriger des scénarios pour optimiser leur rentabilité via des bases de données constituées pour guider leur choix.

OkCupid (application de rencontre) indique un score de compatibilité. Ils ont testé d’inverser les score (indiquer 10 % de compatibilité quand les deux profils, selon leur algorithme avaient une compatibilité de 90 % par exemple) pour voir si les gens suivaient alors ce qui étaient indiqué ou suivaient leurs impressions personnelles. Polémique.

En fait, on est tous le sujet de pleins d’études en permanence et sans le savoir (ex. de Facebook avec des contenus plutôt positifs pour certains et plutôt négatifs pour d’autres).

Obama, pendant la campagne. Les données permettaient non seulement de savoir qui était indécis mais aussi à quels sujet il/elle était sensible pour l’aborder sur ces sujets là.
(Renforce le fait qu’une personne va voter sur une ou deux idées plutôt que sur un programme (ce qui est probablement déjà le cas pour une grande partie de la population, c’est un autre débat).)

Les assurances connectées. Ça commence aux États-Unis, via du renforcement positif. Que les personnes soient en meilleure santé sert l’objectif financier de l’assureur. Mais les malus via du renforcement négatif arrivent et on peut imaginer que ça va basculer sur des taux différenciés !

Justice prédictive, police prédictive (au début spatial, puis individuelle), services sociaux prédictifs.

(On est en plein Person of Interest !)

Il n’y a plus de choix politique.

En Chine, un accord avec un consortium d’entreprises et l’État pour donner un score de citoyenneté qui pour pourrait impacter des taux d’emprunt ou autre avantages.

On n’est plus dans des sociétés disciplinaires mais dans des sociétés plus softs où on nous incite en permanence à avoir les bons comportements où on se laisse couler sans trop s’en rendre compte et en trouvant ça plutôt agréable.

Ce sont des mécanismes de pouvoir.

Les algorithmes de personnalisation sont tellement précis que des résultats aléatoires sont intégrés parce que sinon c’est trop flippant pour l’utilisateur !

Le GDPR (General Data Protection Regulation, Règlement Général sur la Protection des Données, en français) rentre en fonction le 25 mai 2018 et s’impose à tous les pays européens et aux entreprises qui y font des affaires. Amandes jusqu’à 4 % du CA mondial.

Des entreprises comme CozyCloud jouent ce rôle à son niveau, tout comme des associations comme Framasoft.

Ethic by design, aux US, pour éviter les dark patterns

Bon voilà, ce ne sont vraiment que des notes mais elles peuvent vous donner une idée des thèmes de la vidéo, et donc du livre. Si cela vous a interpelé, vous pouvez acheter La nouvelle servitude volontaire :

J’en profite également pour vous recommander chaudement l’excellent livre Surveillance:// de Tristan Nitot. Il balaye un panorama de la situation actuelle, de ses dangers et donne des premières pistes. Sa vulgarisation en fait un livre facile à aborder et à comprendre.

Là, aussi, achetez-le :

Un pas de plus vers mon hygiène numérique – Pas Sage En Seine 2017

Atelier, 2 heures
Pas Sage En Seine, juillet 2017

Nous sommes de plus en plus intimement lié·es avec nos données numériques. Les enjeux concernant nos libertés et notre sécurité sont grandissants. Nous en sommes bien conscients et pourtant, protéger sa vie numérique n’est pas simple. On trouve de nombreux conseils d’experts, parfois pédagogiques, parfois condescendants et ce n’est pas évident de s’y retrouver. Et si la première étape était justement ce constat, que c’est normal qu’on n’arrive pas à mettre en place tous ces conseils ? Et si, forts et fortes de ce constat, on se réunissait lors d’un atelier pour, ensemble et chacun à son niveau, faire un pas de plus dans la sécurité et l’hygiène de notre vie numérique.

Dimanche 02 juillet 2017, 16 h – 18 h
Médiathèque Aragon
17 Rue Pierre Mendès France, 94600 Choisy-le-Roi
À l’accueil

Sur le site de PSES

La présentation au format PDF : Un pas de plus vers mon hygiène numérique

Des petits moines, des photos et des textes

Les petits moines – LivreAvec Jean-François, on s’est lancé dans un petit projet : un livre de photos accompagnées de textes.

Tout est parti de là :
Jef s’est amusé à prendre en photo des figurines de petits moines souriants et sereins. Stef a dit « Oh, tu devrais en faire un livre ! » (1). Cathy a dit « Ah oui, si tu le fais, j’en prend un ! ».
Je crois que l’idée a mûrit dans sa tête et, quelques semaines plus tard, il me demandait de faire des calligraphies pour accompagner les photos.

Le défi, c’était de trouver la juste proportion : de faire des textes qui avaient eux-mêmes une âme mais qui restaient dans le même esprit que les photos : simples, sans chi-chi mais élégants (bon, ben vous me direz si c’est réussi ou pas selon vous 😀 !)

Quant à la rédaction des textes, j’ai été surprise : je n’ai eu qu’à regarder chaque image pour me laisser dicter par le petit moine ce qu’il était en train de nous dire sous sa fleur, à côté de son caillou, sur une souche de bois, etc.

Le résultat (je vous passe la période angoissante du choix de l’imprimeur, du papier, de la couverture, etc.), c’est un joli (2) petit livre (entre un A5 et un A4), avec une couverture qu’on a choisit matte et tramée pour aller avec le côté nature des photos) que nous vendons en auto-édition.

Faire un livre, comme ça, à partir de ses « créations » a vraiment été pour moi quelque chose de très plaisant. Si vous êtes vous-même tenté (par un livre ou toute autre réalisation), je vous conseille de le faire ! C’est stimulant et rigolo (pour peu qu’on ne le prenne pas trop au sérieux (mais hé, les petits moines étaient là pour nous rappeler à la sagesse 😉 !)

(1) Du coup hop, obligé de nous faire la préface 😉 Merci encore Stéphane. ‐ Retour

(2) Ben moi je l’aime bien, quoi. C’est tant mieux d’ailleurs ! ‐ Retour

Les petits moines
Jean-François Renauld et Delphine Malassingne
62 pages
47 photos en couleurs – 45 textes
24 x 16,5 cm – Couverture souple
20 €
Auto-édition

Pages intérieures

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Passage de certification Opquast ? Le pied à l’étrier – BDX.IO 2016

Lightning Talk, 15 minutes
BDX.IO, novembre 2016

Opquast Certified est le moyen d’attester de votre capacité à identifier les risques liés à la conception et au développement d’un site web et à les traiter, dans un contexte opérationnel. En 15 minutes, voyons ensemble comment bien préparer cette certification (les grands principes à comprendre, les moyens pratiques de s’organiser, les réponses à vos questions).

Préparation à la certification Opquast – Codeurs En Seine 2016

Atelier, 3 heures
Codeurs en Seine ‐ novembre 2016

Opquast Certified est le moyen d’attester de votre capacité à identifier les risques liés à la conception et au développement d’un site web et à les traiter, dans un contexte opérationnel. Si une plateforme de “e-learning” existe pour s’auto-former, il est parfois agréable de commencer par en discuter de vive-voix, se faire guider encore plus dans l’organisation, se faire expliquer les grands principes. A travers un atelier qui présentera la certification, la plate-forme, l’écosystème Opquast, l’état d’esprit, les règles pour faire un critère de qualité, le modèle qualité “VPTCS” mais qui permettra aussi de tester où on en est et d’échanger autour des subtilités de la qualité web, nous pourrons ensemble vous mettre le pied à l’étrier pour le passage de la certification.

Conduire un Retour d’Expérience projet – Codeurs En Seine 2016

Conférence, 50 minutes
Codeurs en Seine ‐ novembre 2016

Le Retour d’Expérience Projet permet de faire le point à la fin d’une étape. Il permet d’identifier ce qui à poser problème, dans quel contexte, pourquoi, etc. et sert aussi à identifier ce qui a bien marché et comment le reproduire. Récolter ces éléments, les comprendre, garder de la distance malgré tout, voir comment le réutiliser dans un nouveau contexte, tout en étant sûr de ne pas rater des éléments que l’équipe ne remonterait pas est aussi intéressant que complexe. Transverse à tous les projets chez ekino, j’ai mis en place une organisation de REx qui permet de faire parler chacun et de traiter tous les sujets. Tout n’est pas toujours facile à gérer et j’ai pu voir aussi les faiblesses de ma méthode et comment chercher à y remédier. Je me propose de vous partager tout ça.

Vidéo

 

Créativité et ouverture d’esprit – Sud Web 2016

Sud Web, c’est toujours une surprise ; un programme avec des méta-messages à lire entre les lignes qui viennent allumer des lumières dans la tête.

Si cette édition 2016 était un nuage de tags, on y retrouverait en bonne place la créativité, l’ouverture d’esprit, le respect de l’autre et la bienveillance mais aussi de grosses réflexions sur notre manière de travailler.

Pour faire un résumé qui ne rendra pas justice à la richesse de cette journée :

Le web est un nouvel outil. Nos technos sont de plus en plus riches et larges. À nous, donc, d’exploiter tout ça pour faire un maximum de choses et même autre chose que des sites et des applications. Créons, exploitons, hackons, détournons.

Dans nos interactions avec les autres, l’empathie sera notre alliée : garder en tête le point de vue de l’autre pour le comprendre et mieux lui répondre (c’est valable avec son client comme avec son collègue comme avec …ses enfants !)

Favoriser ainsi la compréhension vous fera gagner en efficacité (tout comme apporter une touche de fun en réunion aide tout le monde à se ré-impliquer ; la détente n’empêche pas le travail et considérer finalement le client comme une personne “normale”, aimant aussi s’amuser, peut même favoriser la productivité).

Le travail avec l’autre est de tout façon toujours un enrichissement …et l’assurance d’augmenter la pérennité d’un projet ! (On ne vous l’a jamais dit jusque-là mais en fait …documentez !)

D’autres valeurs sont à garder en tête : ne pas préjuger des compétences et de la personnalité des autres (ni en fonction de leur sexe, ni en fonction de leur métier, ni en fonction de leur apparence) mais aussi se faire confiance à soi-même et laisser sa créativité s’exprimer en toute occasion (les LEGO, la collecte de donnée, la contrainte…).

Maintenant, nous ne vivons pas que dans un monde de valeurs, il faut bien prendre en compte le matériel et l’organisationnel aussi. Beaucoup de discussions sont remontées autour des thèmes de la répartition travail/loisirs, organisation, (non)rémunération… Quelques « nouveaux » modèles sont en train d’émerger, d’autres sont à inventer, tandis qu’il faut apprendre à bien comprendre le modèle classique (savoir lire sa fiche de paye tout comme comprendre le code du travail).

Cette édition de Sud Web, une fois de plus, ne m’a pas déçue mais à éveiller des réflexions, des pistes ; elle a encré des points de vue, des valeurs à ne pas oublier ; elle m’a donné du recul et …m’a donné plus de questions que de réponses et c’est tant mieux !