Des petits moines, des photos et des textes

Les petits moines – LivreAvec Jean-François, on s’est lancé dans un petit projet : un livre de photos accompagnées de textes.

Tout est parti de là :
Jef s’est amusé à prendre en photo des figurines de petits moines souriants et sereins. Stef a dit « Oh, tu devrais en faire un livre ! » (1). Cathy a dit « Ah oui, si tu le fais, j’en prend un ! ».
Je crois que l’idée a mûrit dans sa tête et, quelques semaines plus tard, il me demandait de faire des calligraphies pour accompagner les photos.

Le défi, c’était de trouver la juste proportion : de faire des textes qui avaient eux-mêmes une âme mais qui restaient dans le même esprit que les photos : simples, sans chi-chi mais élégants (bon, ben vous me direz si c’est réussi ou pas selon vous 😀 !)

Quant à la rédaction des textes, j’ai été surprise : je n’ai eu qu’à regarder chaque image pour me laisser dicter par le petit moine ce qu’il était en train de nous dire sous sa fleur, à côté de son caillou, sur une souche de bois, etc.

Le résultat (je vous passe la période angoissante du choix de l’imprimeur, du papier, de la couverture, etc.), c’est un joli (2) petit livre (entre un A5 et un A4), avec une couverture qu’on a choisit matte et tramée pour aller avec le côté nature des photos) que nous vendons en auto-édition.

Faire un livre, comme ça, à partir de ses « créations » a vraiment été pour moi quelque chose de très plaisant. Si vous êtes vous-même tenté (par un livre ou toute autre réalisation), je vous conseille de le faire ! C’est stimulant et rigolo (pour peu qu’on ne le prenne pas trop au sérieux (mais hé, les petits moines étaient là pour nous rappeler à la sagesse 😉 !)

(1) Du coup hop, obligé de nous faire la préface 😉 Merci encore Stéphane. ‐ Retour

(2) Ben moi je l’aime bien, quoi. C’est tant mieux d’ailleurs ! ‐ Retour

Les petits moines
Jean-François Renauld et Delphine Malassingne
62 pages
47 photos en couleurs – 45 textes
24 x 16,5 cm – Couverture souple
20 €
Auto-édition

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Passage de certification Opquast ? Le pied à l’étrier – BDX.IO 2016

Lightning Talk, 15 minutes
BDX.IO, novembre 2016

Opquast Certified est le moyen d’attester de votre capacité à identifier les risques liés à la conception et au développement d’un site web et à les traiter, dans un contexte opérationnel. En 15 minutes, voyons ensemble comment bien préparer cette certification (les grands principes à comprendre, les moyens pratiques de s’organiser, les réponses à vos questions).

Préparation à la certification Opquast – Codeurs En Seine 2016

Atelier, 3 heures
Codeurs en Seine ‐ novembre 2016

Opquast Certified est le moyen d’attester de votre capacité à identifier les risques liés à la conception et au développement d’un site web et à les traiter, dans un contexte opérationnel. Si une plateforme de “e-learning” existe pour s’auto-former, il est parfois agréable de commencer par en discuter de vive-voix, se faire guider encore plus dans l’organisation, se faire expliquer les grands principes. A travers un atelier qui présentera la certification, la plate-forme, l’écosystème Opquast, l’état d’esprit, les règles pour faire un critère de qualité, le modèle qualité “VPTCS” mais qui permettra aussi de tester où on en est et d’échanger autour des subtilités de la qualité web, nous pourrons ensemble vous mettre le pied à l’étrier pour le passage de la certification.

Conduire un Retour d’Expérience projet – Codeurs En Seine 2016

Conférence, 50 minutes
Codeurs en Seine ‐ novembre 2016

Le Retour d’Expérience Projet permet de faire le point à la fin d’une étape. Il permet d’identifier ce qui à poser problème, dans quel contexte, pourquoi, etc. et sert aussi à identifier ce qui a bien marché et comment le reproduire. Récolter ces éléments, les comprendre, garder de la distance malgré tout, voir comment le réutiliser dans un nouveau contexte, tout en étant sûr de ne pas rater des éléments que l’équipe ne remonterait pas est aussi intéressant que complexe. Transverse à tous les projets chez ekino, j’ai mis en place une organisation de REx qui permet de faire parler chacun et de traiter tous les sujets. Tout n’est pas toujours facile à gérer et j’ai pu voir aussi les faiblesses de ma méthode et comment chercher à y remédier. Je me propose de vous partager tout ça.

Vidéo

 

Créativité et ouverture d’esprit – Sud Web 2016

Sud Web, c’est toujours une surprise ; un programme avec des méta-messages à lire entre les lignes qui viennent allumer des lumières dans la tête.

Si cette édition 2016 était un nuage de tags, on y retrouverait en bonne place la créativité, l’ouverture d’esprit, le respect de l’autre et la bienveillance mais aussi de grosses réflexions sur notre manière de travailler.

Pour faire un résumé qui ne rendra pas justice à la richesse de cette journée :

Le web est un nouvel outil. Nos technos sont de plus en plus riches et larges. À nous, donc, d’exploiter tout ça pour faire un maximum de choses et même autre chose que des sites et des applications. Créons, exploitons, hackons, détournons.

Dans nos interactions avec les autres, l’empathie sera notre alliée : garder en tête le point de vue de l’autre pour le comprendre et mieux lui répondre (c’est valable avec son client comme avec son collègue comme avec …ses enfants !)

Favoriser ainsi la compréhension vous fera gagner en efficacité (tout comme apporter une touche de fun en réunion aide tout le monde à se ré-impliquer ; la détente n’empêche pas le travail et considérer finalement le client comme une personne “normale”, aimant aussi s’amuser, peut même favoriser la productivité).

Le travail avec l’autre est de tout façon toujours un enrichissement …et l’assurance d’augmenter la pérennité d’un projet ! (On ne vous l’a jamais dit jusque-là mais en fait …documentez !)

D’autres valeurs sont à garder en tête : ne pas préjuger des compétences et de la personnalité des autres (ni en fonction de leur sexe, ni en fonction de leur métier, ni en fonction de leur apparence) mais aussi se faire confiance à soi-même et laisser sa créativité s’exprimer en toute occasion (les LEGO, la collecte de donnée, la contrainte…).

Maintenant, nous ne vivons pas que dans un monde de valeurs, il faut bien prendre en compte le matériel et l’organisationnel aussi. Beaucoup de discussions sont remontées autour des thèmes de la répartition travail/loisirs, organisation, (non)rémunération… Quelques « nouveaux » modèles sont en train d’émerger, d’autres sont à inventer, tandis qu’il faut apprendre à bien comprendre le modèle classique (savoir lire sa fiche de paye tout comme comprendre le code du travail).

Cette édition de Sud Web, une fois de plus, ne m’a pas déçue mais à éveiller des réflexions, des pistes ; elle a encré des points de vue, des valeurs à ne pas oublier ; elle m’a donné du recul et …m’a donné plus de questions que de réponses et c’est tant mieux !

Se lever et aller au boulot le lundi 16 novembre 2015

Comment j’ai réussi à me lever ce matin et à commencer cette journée où retourner dans le monde normal voulait dire embrasser la situation ?

C’est quand j’ai constaté à quel point je voulais rester terrée sous ma couette, blottie dans les bras de mon mec, rester passive et fuir la réalité …et pis quoi encore ?! Me résigner ? C’est bien parce que ça m’a fait si mal, que ça m’a donné tellement envie de me terrer que je me suis levée, tête haute, prête à faire front, les deux pieds ancrés au sol, déterminée.
C’est farouche et déterminée que j’entame finalement cette journée, prête à rappeler à tout bout de champ qu’on doit rester unis, enjoindre nos politiques à agir de manière réfléchie et visant l’efficacité – plutôt que médiatique et visant la popularité.
C’est tout sourire (hum, là, je mens) et les bras ouverts que je vais vers mes collègues pour qu’on se soutienne ensemble, qu’on prenne soin les uns des autres.

Et ce soir, en rentrant chez moi, il est probable que je pleure. Mais demain, je serai de nouveau debout, à nouveau déterminée.

Et à nouveau mon mantra sera « Soyons unis. »

Paris Web 2015 – Retro-tweets

J’ai eu le plaisir d’assister à Paris Web 2015. En fonction des envies (et de ce que la connexion WiFi laissait passer !), j’ai parfois gardé des instants, des pensées et des petites phrases par devers moi (dédicace) plutôt que diffusés sur Twitter. Je regrette de ne pas les avoir partagé. Voici donc mes retro-tweets Paris Web 2015 ! (et je me réserve le droit d’en tweeter certains si je veux, même si longtemps après 😛 )

Confessions d’un serial killer – Virginie Caplet

  • @cheekfille nous sensibilise aux prédateurs qui cherchent à mettre à mal notre créativité
  • On est tous corruptibles. Trouvez votre point faible et se sera votre point d’appui pour contrer votre procrastination.
  • Diversifiez votre vie : types de loisirs et d’activités, âges des gens avec qui vous parlez, lieux #Richesse

De grands « pouvoirs » impliquent de grandes « responsabilités » – Étienne Samson

  • « Les messages déprimants sont une porte ouverte à l’immobilisme. »
  • « A-t-on vraiment vocation à attendre qu’un type pour lequel on a voté pour ses promesses les aie tenues pour agir nous ? »
  • .@etiennesamson nous invite à regarder la dette humaine, positive ou négative, de nos actions #DetteHumaine
  • On est tous influents ;  on se doit à l’exemplarité.

Paris Web 2015

  • J’ai d’abord pensé que le programme de ce #parisweb était très axé sécurité et données personnelles mais c’était surtout sur l’humain, la responsabilité, le respect de l’autre.

Design de soi – Marie Guillaumet

  • J’aime cette expression de @kReEsTaL qui nous parle de notre « réseau d’esprits complices ».
  • @MonRéseauDEspritsComplices : <3
  • Parmi les clés à retenir : accepter de montrer sa vulnérabilité ; accepter de ne pas avoir la main sur ce que les autres pensent de nous.
  • « Quoi que vous fassiez, il y aura des gens pour avoir du dédain pour ce que vous faites, pour ne pas comprendre votre démarche. »
  • « ce petit tricot universel »
  • « Être une force positive, tirer les gens vers le haut. »
  • Trouver son grain de sable : ce petit symbole de son identité, de sa personnalité.

Vie privée, surveillance, dépendance aux GAFAs, faut-il réinventer le web pour éviter la dystopie ? – Tristan Nitot

  • « Les utilisateurs produisent du contenu comme les cochons du gras. »

Tester l’accessibilité de son site avec NVDA – Denis Boudreau

  • Je n’avais jamais réalisé que les dyslexiques étaient aussi des utilisateurs de lecteur d’écran.
  • La touche « tab » n’est pas assez fiable pour parcourir un site car des focus peuvent avoir été retirés.
  • Où je découvre qu’un sourd peut faire un test d’accessibilité sur un lecteur d’écran grâce à la restitution écrite de la lecture 😀

Pourquoi moi j’y vais

La fraternité chante a cappellaIl y a de bonnes raisons de ne pas se joindre à la manifestation ce dimanche. La récupération politique en est une (et oui, elle est déjà très berk, celle-là). Luz nous donne plein de raisons et nous explique à quel point cette manifestation est un non-hommage à Charlie Hebdo.

Soyons honnête, je n’y vais pas pour rendre hommage à Charlie Hebdo. J’en ai déjà parlé hier, je ne lis pas Charlie Hebdo, je ne connaissais les victimes au mieux que par leur renommée ou pas du tout. Aller à la manifestation demain n’est pas un moyen pour moi de soutenir leurs proches.

Ce qu’il y a, c’est que ce qui se passe cette semaine n’est pas à propos de Charlie Hebdo et que Charlie Hebdo est devenu un symbole. C’est ce que les gens mettent derrière ce symbole qui à motivé beaucoup de nos réactions et notre envie de nous réunir dimanche.

Je vais aller manifester parce que :

  • je veux apporter ma voix pour la liberté d’expression ;
  • je veux monter un front farouche contre la peur ;
  • je veux m’unir à cet élan – aussi court soit-il et justement parce qu’il sera court.

Mais en vérité, si j’y vais, c’est parce que j’en ai besoin."Not afraid"

Sauf erreur de ma part, la photo est de @TimOBrien.
La chanson de Grand Corps Malade : #JeSuisCharlie

Charlie Hebdo et 7 janvier, réaction à tiède

Je n’ai jamais lu Charlie Hebdo et n’ai jamais été tentée de le faire. J’ai plusieurs fois été choquée par leurs dessins et n’ai jamais accroché au « trait ».
Je n’achèterai pas plus Charlie Hebdo à l’avenir (ou le prochain numéro peut-être, pour l’émotion).

Mais je suis révoltée par ce qui c’est passé ce mercredi 07 janvier.
Soyons honnête, pas forcément parce que des gens sont morts (cela arrive tous les jours). Pas beaucoup plus parce qu’ils étaient connus (cela aussi arrive souvent et ne soulève pas chez moi tant d’émotion). Par contre, par leur ton et leur discours, ils représentaient une certaine liberté ; et là, ça commence à ne plus être la même chose.
Mais, en vérité, si je suis révoltée, c’est parce qu’on l’ont essaye de faire taire la liberté d’expression par la peur.

Certains doutent qu’il s’agisse de liberté d’expression (ça me laisse pantoise). Alors voilà :

  • Ils faisaient des dessins qui déplaisaient à certains.
  • Parmi les gens à qui ça déplaisait, certains ont estimé que faire un dessin (une expression en fait) qui leur déplaisait méritait la mort.
  • Mettre la menace à exécution, ce n’est pas que « punir » les auteurs et ça n’est certainement pas « réparer » (le dessin est publié depuis longtemps et ça n’y changera rien).
    Mettre la menace à exécution, c’est aussi dire au prochain : « Tu ne fais pas des dessins qui me déplaisent, tu ne t’exprimes pas dans un sens qui me déplait sinon je te tue. »
    Ils tentent d’instaurer un climat de peur de leurs représailles. Ils tentent de museler, d’amener à l’auto-censure par crainte de leur déplaire.
    Si nous en venions à craindre de nous exprimer librement, la liberté d’expression serait en berne. C’est bien elle qui est menacée !

Au milieu de toute cette émotion, de toutes ces réactions, il y a des choses que je veux retenir, qu’il me semble important de pointer du doigt.
Alors voici en vrac :

  • Je ne vais pas regarder les messages haineux, débiles et autres réjouissances. Je ne vois pas l’intérêt d’aller regarder la merde et je ne comprends pas les gens qui le font. Il y a des choses plus constructives à faire.
  • Je me suis réjouis, par contre, ces derniers jours, d’avoir mon fil Twitter à suivre. Étant en vacances, c’est avec Twitter que j’ai le plus partagé ce moment. Comme on choisi les gens qu’on suit, on a une timeline qui nous ressemble. La mienne m’a fait du bien.

Les choses importantes maintenant :

  • Cet attentat a été l’occasion de rappeler que des attentats sont déjoués régulièrement. Méfions-nous des raccourcis faciles qui pourraient amener à augmenter la surveillance des citoyens, légitimer la fouille dans nos vies privées, etc. (Bon, je balaye là de manière bien sommaire un sujet complexe !)

 

  • Ça m’attriste au plus haut point de devoir aborder cette évidence mais : il n’y a aucun rapport entre ces terroristes et les musulmans. Ce n’est pas parce qu’ils se réclament de l’islam que l’islam se réclame d’eux ! Je vous en conjure, faites taire le moindre début de doute et de « Oui mais quand même, il faut bien dire » ; ne laissez pas ce discours-là passer !
    "Ceci n'est pas une religion"
    Un aparté pour les musulmans : sachez que vous avez tout mon soutient dans un moment où certains d’entre-vous vont devoir subir des idiots ; la moindre petite attaque à votre égard dans ce contexte serait aussi violente qu’injuste. Vraiment, tout mon soutient.
  • Je suis bienheureuse des réactions spontanées : nous sommes un peuple capable de réagir quand ça va trop loin, de nous unir et de résister à la haine, la peur et la bêtise.
    "Ils voulaient mettre la France à genoux, ils l'ont mise debout."

 

L’ai-je dis ?

  • Ne cédons pas à la peur.
  • Continuons à laisser parler tout le monde, même quand ça nous gène.
  • Pas d’amalgame.

 

D’autres font de bien meilleurs billets que le mien ; voir :
Petite guide de santé mentale pour survire aux terroristes, politiciens et repas de famille.

Si la première image est de Boulet et la dernière une copie d’écran d’un tweet de @dijibe, je ne sais pas à qui l’ont doit « Ceci n’est pas une religion. »

Je poste d’autres images qui m’ont marquée sur Pinterest.

24 jours de web

24joursdeweb2014

Vous connaissez 24ways.org ? Et son équivalent français, 24 jours de web ?

Depuis 2012, Rémi Parmentier propose un calendrier de l’avent proposant tous les jours un article sur le web. Mais surtout, car tout ça c’est autour de Noël, le but est de récolter des sous pour une association caritative.

Cette année, l’association bénéficiaire est Un Pas Vers la Vie qui aide les parents d’enfants autistes.

En plus, pour tout don supérieur ou égal à 15 €, Eyrolles et Temesis offrent quatre livres électroniques.
Donc, pour 15 €, vous avez :

Vous vous sentez généreux ? À partir de 50 € de don, Temesis vous offre la version papier du livre Qualité Web (offre valable pour les cinq premiers).

Cette année, j’ai eu l’honneur de participer en écrivant un article qui cherche à placer le curseur entre les idéaux à poursuivre, en tant que travailleurs du web, et la réalité du quotidien à gérer : Travailleurs du web, éthiques ET pragmatiques.

Allez le lire ; allez donner des sous ! ;P
cite-ideale-urbino

La mignonne illustration de 24 jours de web est de Mickaël Merley.
(Je ne qualifierai pas l’image ci-dessus de mignonne, mais je signale tout de même qu’il s’agit de La Cité idéale (Urbino) et que son attribution est incertaine.)

Projet communautaire pour enseigner le front (et le reste) – Bilan personnel de l’atelier de lancement

Le mois dernier, j’ai co-animé avec Rémi un atelier à Paris Web au nom bien bien long : « Construire ensemble un enseignement du front-end pertinent, pédagogique et pérenne ».

Comme cette session faisait suite à un débat ayant eu lieu à Sud Web (2), nous avions déjà des convictions sur lesquelles nous baser :

  • Cet enseignement ne peut se faire qu’en transmettant la culture générale du web et ses grands principes.
  • Il faut rapidement être concret et faire des exercices pratiques pour ne pas perdre l’intérêt des étudiants.
  • Il s’agit plus d’apprendre à apprendre que de donner un enseignement dogmatique qui sera vite obsolète.

L’atelier à Paris Web nous a donc essentiellement servi à proposer et mettre la l’épreuve la méthodologie que nous avions imaginée pour servir cette direction : des fiches suivant un gabarit où une problématique « terrain » organisées en trois temps :

  1. une demande comme extraite d’un brief ou d’une spécification,
  2. un temps de recherche et de propositions,
  3. une modification dans la demande (on a dit que c’était « terrain » 😉 ).

C’est avec plaisir que nous avons constaté que « ça a pris ». La quarantaine de participants – parmi lesquels des enseignants à temps-plein ou partiel et trois étudiants – a joué le jeu et a eu l’air d’adhérer. Nous avons eu des retours enthousiastes à la fin de l’heure et demie et ça fait vraiment plaisir.

Matthieu est « chaud bouillant », Boris a très envie de s’impliquer dans la suite et ils ne sont pas les seuls à nous avoir fait part de leur adhésion. (2)

Et tant mieux ! Car un atelier comme celui-ci n’est que le lancement d’un projet. S’il ne se passe rien derrière, c’est « raté » (comprendre, c’est une expérience pour une tentative future).

La suite se passe sur GitHub : http://traindrop.github.io/
(lien mis à jour le 26/04/15)

Tout est à faire :

  • Assoir la méthode de contribution ;
  • Bien se positionner par rapport à d’autres projets similaires ;
  • Trouver un nom plus sexy 😉 et faire une jolie page de présentation (Y a-t-il un graphiste dans la salle ?) ;
  • Et bien sûr : décliner les fiches (c’est-à-dire que la communauté s’empare du projet et décline des fiches) !

Mais mon premier bilan est positif car la réception que notre audience m’a fait bien plaisir. Merci.

Vivement la suite donc !

(1) « Élaboratoire » improvisé en mai 2014 avec Romy et Rémi. Je vous invite à voir les différents comptes-rendus listés sur la page Lanyrd.
(2) Vous êtes plusieurs à vous être manifestés pour être tenus au courant de la suite ; je ne vous oublie pas 😉
Crédit photo : Fred Mayor

Construire ensemble un enseignement du front-end pertinent, pédagogique et pérenne – Paris Web 2014

Avec Rémi Parmentier
Atelier, 1 h 30
Paris Web, octobre 2014

Un atelier-débat improvisé à Sud web en mai 2014 a permis de lister quelques pistes sur l’enseignement du développement front-end. Parmi ces pistes, la difficulté de la pédagogie et le manque d’outils sont ressortis. Il s’agit en effet de bien transmettre les principes et les spécificités du média (plus que la technique, peu complexe en définitive) sans lasser, sans assomer, sans braquer ou encore donner l’impression de couper les cheveux en quatre.

Nous vous proposons de concevoir ensemble des fiches pédagogiques qui permettraient :

  • aux étudiants d’avoir un projet ou un cas concret avec un problème clair à résoudre.
  • à l’enseignant de distiller les grands principes du web petit à petit à travers ces cas concrets, et pas présentés de manière théorique.

Le tout sera mis à la disposition de tous sur GitHub.

Aux experts de l’accessibilité fatigués

Vous n’êtes pas en charge de la prise en compte de l’accessibilité en France ; vous y avez contribué. C’est différent.
Vous avez œuvré pour en faire comprendre les enjeux, fourni des outils pour faciliter son intégration, transmis vos connaissances – et souvent votre enthousiasme.
Personne n’aurait de légitimité à vous reprocher d’arrêter. Pas même vous ; ce n’est pas un abandon, c’est un passage de relais.

Donc, si vous êtes usés, déçus ou que vous avez juste envie de passer à autre chose, recevez, via ce billet, mes humbles remerciements pour ce que vous avez fait pour l’accessibilité et tous mes vœux d’épanouissement dans votre nouvelle voie.

Ne vous inquiétez pas de la suite : certains ont déjà commencé à marcher dans vos pas ; je les vois. Et c’est ça aussi votre succès.

(Ce blog n’a pas une grosse audience mais si parmi les lecteurs certains se reconnaissent dans la relève (en gros, le sujet de l’accessibilité vous intéresse de plus en plus), je vous invite à vous manifester dans les commentaires. Ça nous fera plaisir de vous voir.)

Illustrations autour de l’accessibilité numérique

Ce n’est pas grand chose, mais ça m’a été utile et ça peut en aider d’autres. Voici quelques dessins qui servent à illustrer des idées autour de l’accessibilité numérique.

J’en ai eu besoin lors d’une conférence introductive (1) à la première session de Accessiday, journée consacrée à l’accessibilité numérique.

Les dessins que j’ai fais pour illustrer mes propos ont beaucoup plus et certains m’ont dit qu’ils pourraient en avoir besoin. Les voici donc à disposition ; ils sont en effet distribués sous licence CC BY-SA 3.0 FR.

Handicap vs. déficience

Un personnage en fauteuil roulant. Il souffre d'une déficience physique (permanente ou temporaire) à laquelle il pallie par le truchement d'un fauteuil roulant.
Un personnage en fauteuil roulant. Il souffre d’une déficience physique (permanente ou temporaire) à laquelle il pallie par le truchement d’un fauteuil roulant.
Un personnage en fauteuil roulant en haut d'un escalier. Il est en situation de handicap.
Un personnage en fauteuil roulant en haut d’un escalier. Il est en situation de handicap.
Un personnage en fauteuil roulant face à sa table de travail. Il n'est pas en situation de handicap.
Un personnage en fauteuil roulant face à sa table de travail. Il n’est pas en situation de handicap.

Aide technique – Le lecteur vocal

Un personnage aveugle face à un écran d'ordinateur. Il ne peut pas consulter le contenu.
Un personnage aveugle face à un écran d’ordinateur. Il ne peut pas consulter le contenu.
Un personnage aveugle face à un écran d'ordinateur. Par le truchement d'une aide technique -ici un lecteur vocal- il peut consulter le contenu.
Un personnage aveugle face à un écran d’ordinateur. Par le truchement d’une aide technique -ici un lecteur vocal- il peut consulter le contenu.

Aide technique – Les lunettes

Un personnage avec une mauvaise vue face à un écran d'ordinateur. Il n'arrive pas à lire le contenu.
Un personnage avec une mauvaise vue face à un écran d’ordinateur. Il n’arrive pas à lire le contenu.
Un personnage avec une mauvaise vue face à un écran d'ordinateur. Par le truchement d'une aide technique -ici une paire de lunettes- il peut consulter le contenu.
Un personnage avec une mauvaise vue face à un écran d’ordinateur. Par le truchement d’une aide technique -ici une paire de lunettes- il peut consulter le contenu.

Contexte – L’ensoleillement

Un personnage consulte son mobile. Bien que le texte soit peu contrasté, le personnage n'est pas gêné.
Un personnage consulte son mobile. Bien que le texte soit peu contrasté, le personnage n’est pas gêné.
Un personnage consulte son mobile en plein soleil. Le manque de contraste des textes sur l'écran ne lui permet pas de lire.
Un personnage consulte son mobile en plein soleil. Le manque de contraste des textes sur l’écran ne lui permet pas de lire.
Un personnage consulte son mobile en plein soleil. Le fort contraste des textes sur l'écran lui permet de lire facilement.
Un personnage consulte son mobile en plein soleil. Le fort contraste des textes sur l’écran lui permet de lire facilement.

Le daltonien

Un daltonien ne perçoit pas les couleurs correctement.
Un daltonien ne perçoit pas les couleurs correctement.

Si vous utilisez ces dessins, j’en serais ravie ! Signalez-le moi via les commentaires 😉

Notes :

(1) Conférence  » Accessibilité numérique, mais au fait de quoi on parle ? » Retour

À propos : Si vous aussi vous voulez faire des croquis, je vous conseille d’aller faire un tour chez Eva-Lotta Lamm

Comment enseigner l’intégration HTML ? – Sud Web 2014

Élaboratoire improvisé suite à la conférence de Rémi Parmentier « Faire comprendre son métier » et suite à une question de Delphine Malassingne à la fin de la conférence.

Débat ouvert pour trouver quel devraient-être le contenu et la pédagogie d’un enseignement de l’intégration front.

Voir aussi l’atelier qui y a fait suite : Construire ensemble un enseignement du front-end pertinent, pédagogique et pérenne – Paris Web 2014