Bonnes pratiques des API – Compte-rendu

Pour les besoin de mon projet Spoiled People (voir Projet de liste cadeaux sur GitHub), je dois monter en compétence côté API. Je suis allé voir du côté de la conférence « Bonnes pratiques des API ».

Cette conférence de 15 petites minutes est un retour d’expérience, y compris sur les ratés.

La première leçon qu’Éric Daspet a appris et nous transmet concerne la littérature et la pratique. Sans critiquer la littérature, son constat a été que d’un point de vue pragmatique, il vaut mieux s’adapter aux envies des utilisateurs (les développeurs).

Eric Daspet - Paris Web 2013 - Photo Brice Favre

Les recettes à suivre

Voici une première liste de conseils issus de cette conférence.

Internationalisation

  • Toujours mettre des heures et non juste une date
    Pas GMT mais en mettant un fuseau horaire que vous allez interpréter dans chaque paramètre)
    Voir le commentaire d’Éric ci-dessous.
  • Attention aux langues : anticiper la possibilité d’avoir plusieurs langues, utiliser UTF-8 (et non de l’ISO).

Pagination

  • L’offset sont de fausses bonnes idées.
  • Trier les données par ordre (alphabétique, de date, d’arrivée,…) et utiliser « after | before » (plus ancien ou plus récent que tel item)
  • Rendre la pagination obligatoire.
  • Mettre des limites de taille avec une profondeur maximum

Un bon exemple : Twitter

Versionnement

Même si dans la littérature, le versionnement peut être vu comme une mauvaise pratique, en l’état, nous ne sommes pas forcément prêt à nous en passer. Partir du principe qu’on va se planter et, alors, qu’on fera une V2 plutôt que mettre des bouts de sparadrap.

  • Prévoir un /v1 en bout d’URL dès le début

(NB : Le versionning dans les en-têtes n’est pas assez simple et ne sera pas pratique pour vos utilisateurs et donc ne servira pas)

Sécurité

  • HTTP Basic Oauth
  • + SSL
  • imposer HTTPS
  • Ne pas permettre le SSL désactivé dans le SDK (qui est recommandé)
  • Clé d’API : savoir à tout moment qui fait la requête. Prévoyez-la.

Structure

  • Faites de l’hypermédia mais ça ne suffit pas.
  • Vos adresses doivent être « bidouillables » de façon qu’elles soient prédictives.
  • Une adresse doit ressembler à un nom de fichier : pas de caractères spéciaux encodés, que des minuscules, pas de caractères accentués.
  • Réduire la hiérarchie aux maximum (3 semble être la bonne pratique).

La conclusion

La clé :

  • En faire peu.
  • Ouvrir un maximum de champs pour plus tard.
  • Faire simple.
  • Utiliser les standard existants.
  • Penser pragmatique.
Diaporama de la conférence
NB : Le diaporama contient 10 bonnes pratiques supplémentaires en page 11.

Projet de liste cadeaux sur GitHub

Mise à jour du 17/11/2013 : Le projet est maintenant géré en organisation GitHub (les liens ci-dessous ont été mis à jour)

Alors voilà. Figurez-vous que j’ai eu envie d’une application de liste cadeaux sur mon mobile (Android). Il y en a pas mal et j’avais l’embarras du choix. Pourtant, après les avoir regardées, testées, repoussées et re-testées, je n’en ai trouvé aucune qui correspondent à mon besoin.

Et là, vous vous dites que soit je cherche la petite bête, soit je suis passée à côté de l’évidence. Une conversation Twitter a fini de me convaincre que non, il n’y a pas ce que je veux (non, non, pas même Amazon ou Pinterest).

Et donc, je veux :

  • pouvoir ajouter un item via ma caméra – donc une application mobile ;
  • pouvoir ajouter un item via ma galerie (je vous jure qu’il y a des appli qui permettent l’un sans l’autre) ;
  • pouvoir ajouter un item depuis n’importe qu’elle page en ligne – donc via un bookmaklet associé ;
  • pouvoir éditer tout ça aussi depuis un site en ligne ;
  • et que ce soit joli.

Voilà mes 5 critères incontournables.

J’ai trouvé une application/site web (Ookoodoo) qui a tout ça …sauf le dernier point : elle fait bien vieillotte, a une ergonomie compliquée et cela gâche beaucoup mon plaisir.

Seule solution (puisque Ookoodoo n’est pas open source) : lancer mon propre projet. Oui mais voilà, je n’ai pas les compétences de développement qu’il faut ! Et là, Laurent Demontiers m’a donné LA bonne idée : lancer un projet GitHub pour un projet en open source. Non seulement l’état d’esprit me plaît mais en plus ça me fait un prétexte pour mettre vraiment les mains dans GitHub.

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Et donc voilà : ça s’appelle « Spoiled People » et ça a besoin de vous.

De l’aide est la bienvenue pour tout :

  • développement,
  • graphisme,
  • ergonomie,
  • conception fonctionnelle,
  • aspects légaux,
  • etc.,
  • et même pour tout ce qui est prise en main de GitHub

Alors ? Ça vous dit de jouer aussi ? Tout est dans le  « README »

Internet et société : la responsabilité des professionnels

Parmi toutes les conférences que j’ai vues et aimées cette année à Paris Web, certaines m’ont particulièrement marquée par rapport à leur thématique. En effet, il me semble que plus d’une présentation nous renvoyait à notre responsabilité en tant que professionnels et utilisateurs d’Internet.

« La rencontre entre hacktivisme et sociétés civiles, un enjeu pour les libertés numériques » d’Amaëlle Guiton m’a permis de rattraper un retard que je cachais honteusement. Mais pas que ; loin de là.

Nous vivons, avec l’arrivée somme toute récente d’Internet, une nouvelle révolution après celle de l’imprimerie (je n’invente pas cette belle image mais reprends ce que j’ai entendu). Notre capacité à communiquer avec toute la planète et à transmettre est sans limite. Sans limite ? Le politique a bien compris le pouvoir que donne Internet et se pose les questions de ces limites. Mais se pose-t-il les bonnes questions ? Internet n’est pas une question politique. Internet est un support qui équipe la société et la société (civile, mondiale) ne doit pas le laisser lui échapper pour être contrôlé par un pouvoir politique, soit-il capitaliste, anarchiste, socialiste ou tout autre -iste.

Internet est un outil qui équipe la société. Il ne doit pas être récupéré par le mercantile et le politique

Oui, mais Internet, c’est compliqué. Comprendre en quoi la liberté du Net c’est important (cf. « Vers une nouvelle éthique » de Xavier Mouton-Dubosc), ce n’est pas (encore) à la portée de ma mère, mon voisin, mon boucher qui a autre chose à faire. Les enjeux de la liberté individuelle et de la vie privée vont bien plus loin que le « je n’ai rien à cacher » de ma cousine lycéenne et de mon épicier réac’.

Mais nous, professionnels du web, nous sommes bien mieux placés que les politiques pour comprendre notre média et ses possibilités. Nous nous y intéressons, connaissons sa mécanique, sommes consommateurs et acteurs. Il reste encore un rôle que nous pourrions choisir de revêtir : vulgariser et transmettre.

Si nous ne le faisons pas, c’est TF1 qui le fera.

Mais que transmettre ? À mon sens et en m’appuyant sur les conférences qui ont motivé ce billet, je dirais :

  • En quoi Internet est notre – nous, les citoyens du monde – média, fait de nos données ?
  • Comment le monde mercantile utilise et pourrait utiliser Internet (nos données) ?
  • Que souhaite-t-on qu’Internet devienne ? Projetons-nous dans 100 ans.

Dans cette révolution que nous vivons, depuis les premiers rangs pour les professionnels que nous sommes, nos actes et nos non-actes seront la cause de ce que sera Internet demain.

À nous de nous emparer d’Internet avec recul et discernement.

Car Internet est un nouvel eldorado pour notre monde capitaliste. Les possibilités que l’on entrevoit actuellement ne sont sûrement rien par rapport à ce que cela va devenir. Les perspectives que nous donne, par exemple, Avi Itzkovitch dans sa conférence « Designing with Sensors: Creating Adaptive Experiences » sont autant de nouveaux services que nos appareils pourront nous rendre – et je m’enthousiasme autant à cette idée que je me réjouis de mon utilisation actuelle de mon mobile. Mais n’est-ce pas autant de raisons de s’inquiéter de la compromission de la liberté individuelle, de la disparition de la vie privée ? Si certains s’en inquiètent, la réponse pour moi est la même que ci-dessus  : à nous d’être responsable de notre support, de vulgariser pour le « grand public », de réfléchir et de se projeter pour être sûrs de ne pas créer un monstre.

Olivier Thereaux et Karl Dubost nous ont donné des premières pistes de réflexion avec « Esthétique et pratique du Web qui rouille » – à nous de les creuser.

Chaque utilisateur d’Internet doit être vigilant par rapport à ce qu’il met en ligne et à la manière dont il utilise ses applications. Mais c’est à nous – professionnels du web – de relayer ce message de vigilance sans dramatiser mais de vulgariser, donnant à chacun la possibilité de prendre position.

Liens

Ces quatre conférences ont motivé ce billet mais de nombreuses autres ressources vont pouvoir nous aider à cette prise de conscience et à la transmission.
Voici quelques éléments que je peux vous indiquer :

Remerciements

Merci aux orateurs que j’ai cités ci-dessus pour ce partage et merci aux auditeurs qui y ont ajouté leurs questions et leurs points de vue.
Merci à Paris-Web pour ces choix qui n’étaient pas si évidents ; merci vraiment !
Merci à Ekino qui m’a permis d’assister à ces journées de conférences.

Mes autres articles sur Paris Web 2013

De l’enthousiasme post-Paris Web

Cette année, c’était la première fois depuis 2008 que je venais à Paris Web en tant qu’auditrice. Avoir fait partie du staff et redevenir simple « consommateur » est une délectation (mais chut ! il ne faut pas que les staffeurs le sachent : je ne voudrais pas qu’ils aient envie de quitter l’équipe, ils sont trop bons).

En étant qu’auditrice, j’ai pu profiter des conférences et je me suis réjouie des choix faits pour le programme. J’ai particulièrement apprécié qu’il y ait des conférences nous faisant prendre du recul sur nos métiers et notre support.

J’ai également pu, enfin !, discuter aux pauses et profiter des gens. Je n’ai pas échangé longuement mais j’ai pu saluer plein de monde et discuter avec des gens que je ne connaissais pas – ce qui est aussi le but de tels événements. J’ai eu des retours intéressants sur ma conférence – auditeurs, vraiment, allez parler aux orateurs aux pauses, ils ne demandent que ça !

Photo Nazcange – CC by-NC-SA

Je reviens de Paris Web pleine de cette belle énergie que les gens s’insufflent les uns aux autres quand ils se réjouissent d’être là. Je reviens de Paris Web avec le constat, encore une fois, que nous aimons notre métier et, plus encore, que nous voulons le faire bien, même quand il faut se battre pas-à-pas pendant des années pour ce bien. Je reviens de Paris Web avec une prise de conscience toute personnelle ; je me sens plus mature et mieux préparée à transmettre. Je reviens de Paris Web avec le sentiment d’avoir reçu un cadeau et d’être plus riche, maintenant, de le transmettre.

Photo Nazcange – CC by-NC-SA

Je lis de-ça, de-là, des retours difficiles post-Paris Web. Pour avoir fait partie du staff je sais comme le retour peut être difficile. J’ai déjà eu des « baby blues » à couper au couteau. C’est douloureux et ingérable. Cette année, le staff a en plus dû gérer un nouveau lieu (et quel lieux !) avec son lot de difficultés. Une centaine d’auditeurs en plus que les autres années (une centaine d’heureux en plus ! merci le staff).
Bien heureusement, certains, je le sais, n’ont pas du tout été raisonnables ; c’est tant mieux. Et si leur Paris Web blues est accentué par ce manque de sommeil, réjouissez-vous : vous devez votre état au plaisir que vous avez su prendre et à l’investissement que vous avez su mettre. Et pis bon, je le sais très bien que si c’était à refaire vous le referiez.

Photo frphoto1 – CC by-SA

Alors oui, le retour au quotidien est souvent difficile – pour tous ; viennent parfois se greffer de mauvaises nouvelles dont on se serait bien passées, mais réjouissons-nous, tous : si certains sont dans un triste état, c’est du trop plein qu’ils ont reçus. Transmettez ce trop plein. Qu’il soit de connaissances, de tendresse, d’énergie, du plaisir de donner, etc.

Savourons le plaisir de ces deux ou trois jours en mettant en application, en testant, en transmettant. Faisons durer cette belle énergie reçue.

Photo frphoto1 – CC BY-SA

Mes conférences chouchous à Paris Web 2013

NB : Retrouvez toutes ces conférences – résumé, diaporama et vidéos dès que disponibles – dans le programme de Paris Web 2013.

La folle journée, ou les fourberies d’un projet

Par Julien Dubedout, Florian Boudot et Christophe Andrieu

Vous allez me dire : « Comme tout le monde ! ».
Cette conférence n’était pas seulement une réussite parce qu’elle était très drôle. C’est avant tout une excellente conférence parce qu’en même temps d’être caricaturale, elle était très juste.

Elle faisait autant de mal que de bien ; une très bonne catharsis.

Je code donc je teste…

Par Cyril Balit

Sûrement parce qu’on touche au domaine de la qualité. Mais aussi parce que Cyril sait remettre les choses à leur place et montrer que faire bien peut être pris en compte simplement.

Théorie du flow et webdocumentaires

Par Florent Maurin

J’ai découvert cet état de flow et ai trouvé ça très intéressant. Si Florent Maurin nous le présentait ça dans un contexte « stratégique » pour inciter à la lecture de webdocumentaires, je me suis promis de garder ça en tête aussi pour le développement personnel, la formation et la documentation (« If you want them to RTFM, make a good FM! »)

La rencontre entre hacktivisme et sociétés civiles, un enjeu pour les libertés numériques

Par Amaëlle Guiton

Un énorme coup de cœur ! Merci à Paris-Web d’avoir retenu ce sujet pour son programme !

Amaëlle nous a présenté une étude richement documentée qui nous donne toutes les billes nécessaires pour expliquer l’hacktivisme à ma grand-mère (ça va la passionner !).

…Ok, j’avoue, c’est à moi d’abord que ça va servir ! j’ai des choses à rattraper sur ce sujet.

(J’en reparle dans Internet et société : la responsabilité des professionnels)

Un bon design n’est pas beau !

Par Sébastien Desbenoit

D’abord, pour les qualités d’orateur de Sébastien (Sébastien ne présente pas une conférence, il présente un spectacle (sérieux, certes) ; c’est autant de travail en plus pour lui, autant de plaisir et de fluidité de notre côté.)

Mais également pour l’angle pris par un designer sur comment il faut appréhender le beau dans le design. Et pour la remise en question. (Feinte ? Je suis sûre qu’il le savait déjà depuis bien longtemps 😉 !)

Vers une nouvelle éthique

Par Xavier Mouton-Dubosc

Tout comme pour la conférence d’Amaëlle, je suis ravie de voir à Paris Web une conférence nous parlant de notre responsabilité face à nos contemporains au sujet de notre média. Je suis loin de faire figure de bonne élève : je ne saurais rien expliquer à un tiers, je suis loin de maîtriser le sujet mais je prends de plus en plus conscience que je dois être parfaitement renseignée et expliquer, vulgariser, partager. Merci Xavier de ce rappel à l’ordre 🙂

(J’en reparle dans Internet et société : la responsabilité des professionnels)

Keep calm and carry on

Par Lou Schwartz

J’ai forcément été séduite par le côté humain de cette conférence. Mais également touchée par l’entêtement de Lou à vouloir aider cette jeune fille (ou sa boite ? être bien, produire bien, tout ça 😛 !)

Enfin et surtout, j’ai adoré les idées mises en place pour permettre à quelqu’un de rendre concrètes des considérations sur sa propre personne alors qu’elle avait du mal à le faire. J’espère que je garderai ça en tête et que, moi aussi, je penserai à l’avenir à utiliser les Lego, les schémas heuristiques et les graphes.

Esthétique et pratique du Web qui rouille

Par Olivier Thereaux et Karl Dubost

Là encore, je crois que j’ai aimé que l’on prenne du recul à propos de notre support et qu’on se pose des questions par rapport à nos responsabilités qui dépassent largement celle de faire un bon site web à un client et ce parce qu’Internet est bien plus qu’un support commercial ! Ne l’oublions pas.

(Je l’évoque dans Internet et société : la responsabilité des professionnels)

Bureau des plaintes des standards

Par Robin Berjon (informelle)

Parce que c’est une excellente idée, je trouve, de la part de Robin. Et également parce que je crois savoir que, malgré une envie partagée des deux côtés – j’en suis sûre, le dialogue entre le W3C et les développeurs manque encore de densité.

Merci Robin. Encore !

Designing with Sensors: Creating Adaptive Experiences

Par Avi Itzkovitch

Parce qu’il ne faut pas oublier, tous responsables et sensibilisés que nous sommes, de continuer à s’enthousiasmer par ce que la technique peut et va pouvoir nous permettre de faire.

N’ayons pas peur des usages : soyons vigilants, pédagogiques et évangélisons !

(J’en reparle dans Internet et société : la responsabilité des professionnels)

Mobile et accessibilité, une partie à Troie

Par Goulven Champenois

Parce que j’ai toujours pensé que le référencement pouvait être un cheval de Troie pour l’accessibilité et que ça m’a fait plaisir de voir cette idée réutilisée – en mieux ! – avec le mobile.

Et parce que c’était très pertinent et que tout ce qui peut servir l’argumentation pour l’accessibilité est à accueillir à bras ouverts !

Le ticket 3057

Par Thomas Zilliox (Lightning Talk)

Parce que c’était très drôle. Parce que c’est une petite partie de l’histoire d’Internet. Parce que c’est symptomatique et représentatif de certains aspects d’Internet. Tiens, un sociologue devrait se saisir du même sujet ! (Il y a un sociologue dans l’assistance ?)

Explorer le système solaire en 4 minutes !

Par David Catuhe (Lightning Talk)

Moi, je voulais que David Catuhe gagne les Lightnings ! …Parce que quand même, il a mis fin au plus vieux débat du monde : on sait enfin, de manière sûre puisque David l’a montrée pas à pas, comment l’univers à été créé. Ce n’est pas rien !

Et puis il a allié technique (comme tous), humour (comme quasiment tous), performance (comme beaucoup) et …poésie (comme aucun autre) ! 😛

Développons notre efficacité !

Par Teddy Marie-Luce

De manière très ironique, je liste dans mes chouchous un atelier auquel je n’ai pas assisté (!) parce que j’en suis sortie au bout de 2 minutes (re !)
Un manque de compréhension de ma part et je suis partie vers un autre atelier qui n’était pas du tout de la vulgarisation comme je l’avais imaginé.

Je me suis rattrapée à une pause en demandant à Teddy de me raconter ce que j’avais raté ; ce qu’il a très gentiment fait.

Et j’ai été fort triste d’avoir raté un atelier autour du développement personnel qui aidait à passer outre une partie de nos difficultés.

Après la macro, la micro !

Par Vincent Valentin

J’aurais bien dit que j’ai aimé cet atelier simplement parce qu’il parlait de typographie (ce qui me suffit). Ou encore en particulier de micro-typographie (qui est un sujet encore plus fun, n’est-ce pas ?)

Mais en plus, il était animé par Vincent Valentin que je soupçonne d’ignorer à quel point il est drôle (oui, parce qu’il y en a marre de lui dire à quel point il est talentueux ! tout le monde lui dit déjà !) ;p

Mes autres billets sur Paris Web 2013 :
Pour ma propre conférence, voir le résumé sur w3qualité.
Merci à Franck Paul pour ses photos (cliquez dessus pour voir les originales).

Ma totale indifférence quant-à votre orientation sexuelle

Ces derniers temps, les homos s’en prenne plein la g… Des gens discrètement homophobes jusque là, des homophobes qui s’ignorent, des biens pensants qui ne réfléchissent pas plus loin que le bout de leur nez, etc. se sentent le droit de décrier, de critiquer, d’injurier, de conspuer les homosexuels.

Moi qui suis hétéro cela m’afflige. Je n’ose imaginer comment cela doit toucher les homosexuel-l-e-s. (1)

Des initiatives tels que le rassemblement de dimanche me paraissent être des témoignages importants pour faire basculer la balance de l’autre côté : Appel au rassemblement dimanche 21 avril à Bastille.

C’est aussi à cause de ce climat que j’enfonce ce qui aurait dû être une évidence :
je tiens à assurer tous les homosexuel-l-es de ma totale indifférence quant-à leur orientation sexuelle.

Mais puisque le débat est parti d’ailleurs…

Je ne comprends pas pourquoi s’opposer à ce qu’une partie de la population – regroupée par sa sexualité – ait les même droits que les autres. C’est ni plus ni moins de la discrimination. Oui au mariage pour tous.

Quant-aux enfants, je suis persuadé que ce dont ils ont besoin pour s’épanouir et devenir des adultes équilibrés, c’est de l’amour de leurs parents (adoptifs ou non ; ce qui compte c’est qui les élèvent) et d’un foyer où règnent respect et soutient.

(1 : je me rappelle de ma lecture de ce billet de Padawan ‐ Sortir du placard ‐ qui m’avait fait comprendre que j’étais bien naïve de penser que la vie des homo ne se heurtait qu’à une poignée d’homophobes mais que la très grosse majorité de la population était avancée et ouverte et que ça n’était, finalement, qu’anodin au quotidien. (T’ai-je déjà remercié, François, pour ce billet ?))

Ma lecture de « Petit Précis de Créativité »

Pourquoi, comme tout le monde je m’enthousiasme pour ce livre ? Parce qu’il est drôle, riche, documenté, facile à lire, motivant.

« Motivant », tiens, c’est ça. Ce livre ma donné envie.
Envie de faire. Ce livre est excitant et je le conseillerais à tout le monde, métier de créativité ou pas. Parce qu’on a tous recours à la créativité, à l’imagination ; on a tous déjà eu une idée.

Ce livre non seulement nous explique les choses scientifiquement, mais il dédramatise et désacralise la créativité. Si on se laisse faire, il  nous libère de ces quelques ficelles qui nous retiennent et nous empêche de faire. Ce livre est un coach en fait.

Pas encore convaincu ?

Virginie réussi le tour de force d’offrir un panorama complet sur la créativité dans un petit livre facile à lire. Le style y est aussi fin qu’il est drôle. Le contenu y est aussi simple d’accès qu’il est intéressant.

Par encore convaincu ?!

L’objet lui même a été soigné et c’est un plaisir d’avoir ce petit livre sous la main, dans la poche.

Les pages sont douces (oui, ça compte beaucoup pour moi), la mise en page est soignée et, il y a ce je ne sais quoi qui fait qu’on sent que ce produit a été élevé avec amour.

Mon seul regret : des marges un peu fines pour mon usage intensif de marque-pages autocollants.

Pas encore convaincu ?!! Mais que va-t-on faire de vous ?! 😉

Et allez, même si ça a été difficile de choisir, une petite citation pour la route :

« (…) si ce n’est en tant que travailleur créatif autant que ça soit en tant qu’être humain : il est important de voir du fantastique dans la vie de tous les jours. »

En savoir plus : le billet de l’auteur
À ce propos voir aussi : Le processus créatif

Envie d’un référentiel ? Créons-le ! Là, maintenant :) – Paris Web 2012

Atelier co-animé avec Élie Sloïm
Paris Web 2012, octobre 2012

Mobile, CSS, JS, ergonomie etc. Avez-vous en main tous les référentiels dont vous avez besoin ? La méthode Opquast (Open Quality Standards) est un déroulé collaboratif qui permet de créer des check-lists par et pour les professionnels.

Après une rapide présentation de cette méthode qui servira à cadrer l’atelier, le groupe réfléchira ensemble au(x) référentiel(s) qui manque à nos métiers.

Nous pourrons alors nous pencher ensemble sur la création d’un des référentiels retenus, accompagnés dans la méthode par Élie et Delphine. Le travail fait en atelier servira de base pour la finalisation d’un référentiel sous licence Creative Commons et intégré aux listes Opquast.

NB : les participants seront invités à laisser leur nom pour être crédités et le travail fait en commun sera disponible en temps réel en ligne.

Page de l’événement

6ème Forum Européen de l’Accessibilité Numérique – Compte-rendu

NB : J’ai voulu garder l’exhaustivité de mes notes, même si mon attention n’a pas été la même tout au long de la journée. L’ensemble est donc plus ou moins complet et plus ou moins rédigé. Néanmoins, si j’avais pris le temps de tout mettre au carré, je crois que ce billet ne serait jamais sorti.

Voir

Sommaire

  1. Mon avis global
  2. Introduction
  3. Les enjeux de l’accessibilité numérique dans les grandes entreprises
  4. L’innovation inclusive dans la conception des produits TIC grands publics
  5. Accessibilité – Puissance et promesses (Comment ordinateurs de bureau et applications mobiles accessibles changent la vie quotidienne des personnes handicapées)
  6. Convergences entre les besoins d’accès mobile au SI, la conception pour tous et l’accessibilité numérique
  7. Gérer la conformité des sites Web aux normes d’accessibilité
  8. Table Ronde
    « Quels chemins vers la conformité WCAG2.0 ? »
  9. Accessibility Steps
  10. AcceDe Web
  11. MIPAW
  12. Retour d’expérience et choix de Tanaguru
  13. EPUB 3 – des ebooks accessibles à tous
  14. La production de livres scolaires accessibles avec ePub 3.0
  15. Le projet LIA (Libri Italiani Accessibili) : vers un service de distribution grand public de livres numériques accessibles en Italie
  16. Les applications mobiles mieux accessibles à tous
  17. Rendre les systèmes d’informations urbains accessibles à des personnes handicapées
  18. Conclusion

Mon avis global

Cette session, bien plus que les autres années, véhiculait l’idée d’une accessibilité pour tous. Précédemment, positionnement de BrailleNet oblige, l’ensemble de la journée était fortement teintée de handicap.
Cette année, les interventions mettaient plus en valeur des usages que des usagers. Il faut dire que la technologie de ces derniers temps, avec l’utilisation des smarphones et leurs flots d’applications, nous enthousiaste tous.

La journée commençait par le témoignage de deux grosses entreprises (Sanofi et Microsoft) valorisant le fait que l’accessibilité n’est pas une option chez eux.
Sanofi a mis en place une personne à plein temps, fait régulièrement appel à l’externe pour des prestations en accessibilité et forme ses collaborateurs.
Microsoft met en avant le fait que la technologie doit s’adapter et que faire de l’accessibilité revient à créer de meilleurs outils, pour tous. Chez eux, l’accessibilité est à chaque étape.

Microsoft pense que l’accessibilité doit être mieux et plus intégrée dans les programmes universitaires et scolaires et qu’elle devrait être mieux comprises (expliquée, donc) aux directeurs financiers et services client.

Enfin, Microsoft souhaiterait la mise en place d’un organisme mondial coordonnant les effort, les méthodes et certifiant l’expertise.

La session suivante était particulièrement intéressante grâce aux démonstrations de Robin Christopherson. Il valorisait l’utilisation de son smartphone (tout est accessible dans son iPhone) et a montré comment, bien qu’aveugle, il :

  • envoie un tweet en quelques secondes,
  • connaît la couleur d’une pochette,
  • se fait indiquer l’emplacement de la touche « @ » sur son clavier,
  • demande un renseignement en langue étrangère (bon… peu concluant !),
  • etc.

Démos avec VoiceOver, Siri, etc.
http://fr.wikipedia.org/wiki/VoiceOver
http://fr.wikipedia.org/wiki/Siri_%28logiciel%29

Introduction

par Dominique Burger

L’introduction a été l’occasion de faire quelques rappels :

  • “Pour Dominique Burger, le manque d’accès à Internet est facteur d’exclusion professionnelle et sociale “
  • “Pascal Guitton met l’accent sur le vieillissement de la population comme enjeu en matière d’accessibilité “
  • “15 % de la population mondiale vivent avec un handicap”
  • “Il n’y a quasi pas d’université formant des ingénieurs en information ayant une formation en accessibilité “
  • “Les sites Web accessibles voient leur trafic naturel s’accroître de 15 à 30 %”

@victorbritopro

Les enjeux de l’accessibilité numérique dans les grandes entreprises

Bruno Ménard (Sanofi ; CIGREF)
Vice-président du CIGREF

Le CIGREF est une association qui accompagne les grandes entreprises dans le développement des systèmes informatiques.
Sa mission : promouvoir la culture numérique comme source d’innovation et de performance.

Sanofi (industrie pharmaceutique) est particulièrement intéressé par les problématiques de e-santé : accompagner les plus loin possible les patients lorsqu’ils sont chez eux.
L’accessibilité numérique est donc un enjeux économique pour Sanofi.

Les « frameworks » doivent intégrer nativement les impératifs d’accessibilité (gros efforts fait par Microsoft sur SharePoint par exemple)

Pour y parvenir :

  • Prévoir des formations pour les développeurs
  • S’y prendre en amont
  • Dialoguer avec les fournisseurs pour intégrer les besoins en accessibilité
  • Tutoriel dans l’intranet pour les éditeurs

Ils ne font pas de mesure sur l’impact en ressource quant au fait qu’ils vérifient tous les sites mais ils considèrent que l’accessibilité prise en compte dès le début augmente le coût du projet de quelques point ; prise trop tardivement, cela à montrait à un quart du coût.

Ils gèrent l’accessibilité des sites SANOFI, des brochures internes, des vidéos, conversations téléphoniques (via interprète) ou encore l’accessibilité de la notice d’un médicament via smartphone (bientôt).

Moyens
Un ETP est nécessaire.
Ils font appel à des prestations externes et mettent en place des formations pour les collaborateurs.

Leur ROI est essentiellement basé sur la conviction. 🙂

La méthode de mise en place est de :

  • commencer par les fondamentaux
  • faire du pas-à-pas
  • privilégier plutôt de l’imparfait sur un grand périmètre que du très conforme sur un petit périmètre
  • en faire une démarche d’entreprise (via une charte)

Le message que Bruno Ménard voulait faire passer :

  • S’occuper de l’accessibilité en amont ;
  • le faire en toute humilité.

NB : Sanofi s’est engagé à rendre son site Web conforme au niveau AA des WCAG (A pour les sites des filiales)

L’innovation inclusive dans la conception des produits TIC grands publicsl

Robert Sinclair (Directeur de l’accessibilité (Chief Accessibility Officer) chez Microsoft)
@MSFTEnable @robert_sinclair
http://aka.ms/EnableBlog
rob.sinclair@microsoft.com

Robert Sinclair, qui rappelle que 15% de la population est concernée par de l’accessibilité numérique, fait par ailleurs remarquer que 100% de la population vieillit.

Il n’y a pas d’usager typique.

Inclusive Innovation :

  • inclusive design
  • disseminated Expertise
  • Conscientious innovation
  • Support Services

La technologie doit s’adapter aux personnes (ce n’est pas à moi de m’adapter)
Mettre en place des fonctionnalités sur les produits qui permettent d’améliorer leur utilisation.
Microsoft met en avant que son leitmotiv est de permettre à chacun de réaliser son potentiel.

3 composantes :

  • Personnes : formation, etc.
  • Pratiques d’affaires : accessibilité à chaque étapes par exemple
  • Produits et techno.

Peu d’entreprises comprennent l’intérêt business de l’accessibilité.

Causes

Les personnes ne comprennent pas qu’avec l’accessibilité il s’agit de créer de meilleurs outils pour tout le monde.

Solutions

Réfléchir à la manière dont on travaille :

  • accessibilité dans les programmes universitaire et scolaire
  • les directeurs financiers, les services clients, etc. ont besoin de comprendre l’accessibilité
  • meilleure collaboration dans le monde
  • organisme mondiale certifiant des personnes en tant qu’expert d’accessibilité

“Microsoft voudrait une : International society of accessibility professionals”
@oxymore

Accessibilité – Puissance et promesses (Comment ordinateurs de bureau et applications mobiles accessibles changent la vie quotidienne des personnes handicapées)

Robin Christopherson (AbilityNet)
@USA2DAY

Si Microsoft n’avait pas pris en compte l’accessibilité dès le DOS puis avec Windows, Robin – qui est aveugle – n’aurait pas eu les mêmes études.
Le smartphone est la deuxième révolution. Ex. d’utilisation avec iPhone : tout est accessible.
N’utilise plus que son iPhone (avec un clavier) et le cloud plutôt qu’un ordinateur.

Applications pour aveugles – ou non – et gratuites – ou « presque » – qui aident au quotidien : traduction, Skype pour demander de l’aide, GPS, couleurs.
+ appli qui permet de poser des questions (ex : photo du clavier et question pour savoir où est l’@.) ; et c’est la communauté qui répond.

Démos avec VoiceOver, Siri.
http://fr.wikipedia.org/wiki/VoiceOver
http://fr.wikipedia.org/wiki/Siri_%28logiciel%29

Convergences entre les besoins d’accès mobile au SI, la conception pour tous et l’accessibilité numérique

Renaud Cornu-Emieux (École de Management des Systèmes d’Information)

Rappel : on ne se connecte plus en majorité via PC mais depuis terminaux mobiles (smartphones, tablettes)
L’école ne propose pas une formation d’expert accessibilité mais intègre des bases pour avoir la capacité de creuser la problématique d’accessibilité quand on y est confrontés.

Gérer la conformité des sites Web aux normes d’accessibilité

Shadi Abou-Zahra (W3C/WAI et WAI-ACT Project)
Activity Lead, WAI International Program Office
http://w3.org/People/shadi/
shadi@w3.org

  • étendre la collaboration
  • créer des supports pour guider les développeurs
  • créer des méthodologies d’évaluation harmonisées
  • coordonner la recherche et le développement car la technologie avance à grande vitesse.
  • Ligne directrice de référence

Base de données de document de support.
Ex : « alt »
Les catégoriser par besoins : ex. : je fais un tableau, je fais un site web utilisable au mobile, etc.
Développer, via des groupes de travail, des méthodo pour les décideurs.

  • Méthodologie harmonisées

Il n’y ni bon ni utile que chaque entreprise ait sa propre méthode.

  • Coordination de recherche
  • Support accessibilité

Quelle technologie est supportée sur quel support

  • Notes sur les applications

Associer les barrières les plus fréquentes à l’accessibilité à un support permettant des les couvrir
(souvent barrières très très simples)
Education and Outreach Working Group (EOWG)

  • Adoption et référencement de la norme WCAG

pour les décisionnaires
apporter des bonnes pratiques

  • évaluation des sites web

le but est de dév. une méthodo harmonisée et internationale.

Question / Réponse : Quels sont les outils d’évaluation proposés par le W3C ?
Liste d’outils : 120
voir sur la page d’accueil du WAI : « évaluation »
Liste pas à jour

http://www.eticode.fr/

http://w3.org/WAI/ACT/

Table Ronde
« Quels chemins vers la conformité WCAG2.0 ? »

(Cette partie m’a particulièrement intéressée ; si je trouve le temps, je fais un billet là-dessus)

Présentation de différentes réflexions autour de la problématique : comment s’organiser de façon pragmatique pour mettre en place la conformité à WCAG.

Accessibility Steps

Aurélien Levy – Temesis
@goetsu

« Accessibility Steps » comprend deux étapes :

  • “First Step” : 100 consignes automatisables considérées comme gérant des erreurs
  • “Second Step” :  consignes automatisables signalées en tant qu’alertes

Avec First et Second, on couvre la base technique des éléments à avoir vu avant d’appeler un expert accessibilité.

L’idée c’est de décharger les experts sur des choses qui sont automatisables et permettre aux développeurs de l’implémenter de manière simple, sans avoir recours à l’expert

First : https://checklists.opquast.com/accessibilityfirststep
Second : https://checklists.opquast.com/accessibilitysecondstep

AcceDe Web

Sébastien Delorme – Atalan
@sebcbien

Notices adaptées à la gestion de projet
Des sociétés et des écoles soutiennent le projet
orienté projet et pragmatique

Question/Réponse : Olivier Nourry est gêné que la méthodo AcceDe Web garde cette idée de commencer par le graphisme.
> Dans la notice de conception graphique, on intègre des éléments fonctionnels
La notice prend en compte les éléments qui pourraient avoir un impact ultérieurement dans le déroulement du projet.

http://accede-web.com/

Support de présentation :

MIPAW

Jean-Pierre Villain – Qelios
@villainjp

Voir : http://www.slideshare.net/Qelios/mipaw-modle-dimplmentation-progressive-de-laccessibilit-du-web

Retour d’expérience et choix de Tanaguru

Oliver Rabet
Chef de projet à Universcience
@noliverte

témoigner des difficultés à mettre WCAG en place
Comment vendre en interne l’accessibilité qui a l’air souvent très technique et qui n’intéresse pas, au premier abord, les décideurs.
« qualité web » pour vendre l’accessibilité

Choix : Tanaguru

  • tableau de bord pour communiquer
  • contrôler certains points technique

Voir : http://www.tanaguru.com/

EPUB 3 – des ebooks accessibles à tous

Markus Gylling (Consortium IDPF et Daisy)

Chaque éditeur travaille dans son coin. On ne cherche absolument pas de compatibilité ou de passerelle.
L’accessibilité en pâtit.

La production de livres scolaires accessibles avec ePub 3.0

Gerald Schmidt (Pearson Education)

Le projet LIA (Libri Italiani Accessibili) : vers un service de distribution grand public de livres numériques accessibles en Italie

Cristina Mussinelli (Association Italienne des Editeurs)
htp://www.editeur.org/109/Enabling-Technologies-Framework/
cristina.mussinelli@progettolia.it

Question/Réponse : ePub en France ?
Tous les acteurs de la France on choisi ePub comme format.

Les applications mobiles mieux accessibles à tous

Susanna Laurin (Funka Nu AB)

La vraie révolution d’internet c’est quand les personnes en situation de handicap ont pu utiliser internet
Focaliser sur la loi : mauvaise approche
Le smartphone peut être consulté rapidement ou pendant qu’on fait autre chose (debout par exemple).
Pas de réseau à trouver (wifi)
Le smartphone n’est pas pratique pour taper un texte

Recommandation :

Faire les choses très simple à utiliser : avant, cela était particulièrement important pour les handicapés, maintenant, c’est important pour tout le monde à cause de la façon dont on utilise notre smartphone (dans la rue par mauvais temps, dans le bus, à vélo, etc.)
Les recommandations autour des couleurs et des contrastes sont très important pour tout le monde (utilisation à l’intérieur ou au soleil).

La zone reconnue comme étant celle à laquelle on a accès est prévue pour les droitiers mais pas pour les gauchers.
Funka Mobile Guidelines
48 guidelines – 6 chapters

Plusieurs possibilités si je veux faire mon site web en mobile :

  • responsive design (même si l’utilisateur peut ne pas reconnaître le site qu’il connaît bien sur l’autre terminal)
  • Limiter le contenu. Ex : American Airlines – uniquement le formulaire de réservation de billet – Choisir une seule fonctionnalité (mais les gens utilisent de plus en plus les terminaux mobiles pour surfer donc ils peuvent vouloir l’exhaustivité des infos sur leur mobile. Le mieux serait d’avoir les deux.
  • Des services différents pour le mobile (même remarques que précédemment). Ex : BBCiPlayer : d

www.funkanu.com/mobile

« There is not such thing as an average user ».

Rendre les systèmes d’informations urbains accessibles à des personnes handicapées

Jacques Lemordant (INRIA)

Projet Open Street Map (prochain congrès à Tokyo)

Démonstration d’une application permettant de se faire guider, pas à pas, sur un itinéraire.
Voir : http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/guider-les-malvoyants-avec-la-realite-augmentee-audio

On peut facilement mettre 5 villes en mémoire dans le téléphone
INRIA fournisse l’outil mais c’est aux utilisateurs (communautaire) de fournir les informations.
Bientôt sur l’apple Store / Androïd
En attendant, pour l’obtenir, envoyer un e-mail à Jacques Lemordant

Conclusion

par Dominique Burger

  • Pour chacun de nos actes, nous avons besoin d’information. Cette information, de plus en plus, est disponible quelque part sous forme numérique.
  • Les usages de cette information se démultiplient.
  • Il n’y a pas d’utilisateur typique : l’accessibilité apparaît comme l’art de traiter tous les cas particuliers, s’adapter à tous les besoins qui sont très divers.
  • Tout le monde a besoin d’accessibilité.

Paris Web 2012 – Un appel à orateurs inspirant (…je trouve)

L’appel à orateurs pour Paris Web 2012 est ouvert !

Le thème de cette année : la fin d’un monde.

Et si 2012 était l’année de la fin d’un monde, celui d’Internet tel que nous le connaissons et tel que nous le réalisons ?
(…)
dans certains domaines, le futur a déjà commencé. Dans bon nombre d’autres, il reste à inventer.

Ce thème m’emballe beaucoup ! C’est celui d’un renouveau (Shiva, toussa…), à un moment où nous embrassons à bras-le-corps des nouveaux usages, des nouveaux supports ; à un moment où on sent que le web qu’on a connu et qualifié de « moderne » devient déjà le bon vieux web à papa 🙂

(Bon, sans compter le clin d’œil aux Mayas, hein !)

(Pardonnez mon enthousiasme, je suis de bonne humeur aujourd’hui.)

Pour ceux que le thème n’inspire pas plus que ça, pas de souci : comme tous les ans, le thème est facultatif.

Pour ceux qui ont la trouille, pas de souci non plus : Paris-Web réitère l’atelier orateurs. Ce sera le 05 mai. Je ne pourrais pas être là et je le regrette beaucoup : c’est une journée que je trouve très intéressante (et qui est tout à fait dans l’esprit de Paris-Web).

Vous avez jusqu’au vendredi 1er juin pour envoyer vos propositions.

Enfin, réservez vos journées : 18, 19 et 20 octobre.

À très bientôt !

Atelier webperformance / Opquast, mes impressions

J’ai donc co-animé hier, avec Elie Sloïm, un atelier autour de la performance web visant à faire un référentiel des bonnes pratiques en la matière.

Se retrouver à présenter la méthodo Opquast (car oui, vous n’êtes pas surpris, c’était basé sur Opquast), c’est aussi se rendre mieux compte de comment elle est cadrée et robuste.

Je ne reviens pas dessus, ici ; c’est plutôt l’objet du résumé de la présentation sur Webperformance France.

Par contre, je reviens sur l’atelier. Sur cette partie là, j’ai été autant la spectatrice que l’animatrice. J’ai vu les groupes se mettre au travail densément, en jouant le jeu du cadre à respecter (ou pas). Les niveaux au sein d’un même groupe étaient inégaux, les profils différents. Cela contribuait d’autant à la richesse des échanges.

J’ai aussi vu (et retenu !) comment Élie s’y prenait pour l’animation de ce type d’atelier. Les points de vigilance, quelle aide apporter comment aux groupes, etc.

Merci donc à tous pour votre participation.
Ça a été une belle expérience pour moi d’animer ce premier (ben oui, on peut rêver !) atelier.

J'aime bien les regards croisés visibles grâce aux reflets sur cette photo. Pas vous ?