Paris-web 2011 : dates + appel à orateurs + aide aux orateurs

Dates

Bloquez vos agendas, Paris-Web 2011 se tiendra les 13, 14 et 15 octobre. Comme d’habitude, maintenant, deux journées de conférences plénières (le jeudi et le vendredi) et une journée d’ateliers pour les étudiants (et les plus acharnés !) le samedi. Le tout autour de la qualité, l’accessibilité, le webdesign, les techniques, les métiers, etc. …et sans buzzwords !

Pour être tenus au courant du programme, de l’ouverture des inscriptions (y compris des pré-ventes 😉 ), etc. :

Appel à orateurs

L’appel à orateurs est lancé. Vous avez jusqu’au 18 juin pour envoyer à propositions@paris-web.fr des propositions de conférence, mini-conférence ou atelier.

Si Paris Web prône toujours le « webdesign, la qualité et l’accessibilité« , nous vous proposons un angle d’attaque (à prendre ou à laisser) : KISS (Keep It Simple …and Smart !).

Toutes vos propositions sont les bienvenues et nous les regarderons avec plaisir 🙂
N’hésitez pas  non plus à le relayer autour de vous à vos connaissances brillantes trop peu connues 🙂

Journée de « mise en jambe »

Et comme Paris Web vous aime et vous veux, pour la deuxième année, nous avons mis en place une session « d’aide ». Le but est de donner un coup de pouce, une petite tape dans le dos à ceux qui hésitent à prendre la parole en public ou à ceux qui voudrait « s’essayer » avant de le faire pour de vrai.

Inscrivez-vous via atelier.orateurs@paris-web.fr. C’est tout bientôt ! ne traînez pas ! (à Paris, le 14 mai)

Alors ? Plus d’excuse !

« Intégrer l’accessibilité dans une démarche qualité » – Résumé

Introduction

La vidéo de l'interview avec audio-description, sous-titres, langue des signe...
La vidéo de l'interview avec audio-description, sous-titres, langue des signes...

Partons d’un exemple : un intégrateur très motivé doit mettre en ligne une vidéo de deux personnes – Sheldon Cooper et Leonard Hofstadter – en interview. Plein de bonne volonté, il met tout en œuvre pour rendre sa vidéo accessible : transcript, sous-titres, audio-description, langue des signes, etc. Malheureusement, tout ça lui prend beaucoup de temps, la rédaction du transcript est longue et fastidieuse parce qu’il ne comprend pas tous les termes techniques, les sous-titres sont parfois illisibles à cause des textes incrustés à l’écran et la réalisation de la vidéo en langue des signes a été très difficile car il a fait appel à un ami signeur et a dû filmer avec du matériel qui n’est pas adapté.

Résultat : notre intégrateur a le sentiment d’avoir passé beaucoup de temps et dépensé beaucoup d’énergie pour un résultat décevant. Il est totalement découragé et décidera probablement de ne plus prendre en compte l’accessibilité sur les prochaines vidéos.

Comment aurait-il pu éviter cette situation ?

Objectif

Objectifs de la conférence : pourquoi, comment intégrer l'accessibilité dans une démarche qualité
Pourquoi, comment intégrer l'accessibilité dans une démarche qualité

L’objectif de cette conférence est de donner des pistes pour éviter ce type de situation d’échec. Intégrer les problématiques d’accessibilité dans une démarche d’amélioration continue de la qualité nous semble être la bonne solution. Pour cela, voici quatre grands principes à appliquer.

#1 Intégrer l’accessibilité en amont

Principe #1 : intégrer l'accessibilité en amont
Intégrer l'accessibilité en amont

En intégrant les considérations d’accessibilité dès la conception du projet, on s’offre plusieurs avantages :

  • Si vous êtes clients, vous vous assurez d’avoir un prestataire capable de prendre en compte l’accessibilité. De plus, vous envoyez au marché le message que c’est une exigence de plus en plus demandée.
  • Si vous êtes prestataire, cela pourra être un plus, un avantage concurrentiel.
  • Dans tous les cas, vous anticipez ainsi les contraintes techniques liées aux outils et vous pouvez faire vos choix techniques et fonctionnels en connaissance de cause.
  • Et bien sûr, en intégrant l’accessibilité en amont et tout au long des développements, vous gagnerez du temps par rapport à une intégration en mode « rattrapage » en fin de projet.

Comment faire pour intégrer l’accessibilité en amont ?

  • Choisissez une direction. Cela peut-être l’Accessibilité avec un grand « A », cela peut-être le business, le service, etc.
  • Identifiez les objectifs qui vont servir à aller dans le sens de cette direction.
  • Signalez votre volonté d’accessibilité dans des chartes, cahiers des charges, spécifications, etc. Évitez toutefois le simple paragraphe générique (type « Le site doit être accessible selon le niveau double-A des WCAG »). Il vaut mieux une dilution du message contextualisé dans les différents contenus : des éléments concernant les graphistes dans la charte graphique, des éléments autour de la vidéo dans les spécifications pour la vidéo, etc.

#2 : Avoir un sponsor

Avoir un sponsor pour accompagner l'accessibilité
Avoir un sponsor pour accompagner l'accessibilité

Le sponsor est une personne assez haut-placé dans la hiérarchie qui aura la possibilité de porter l’accessibilité. Il va favoriser les échanges entres les équipes et les services. Son appui motivera l’appropriation collective des pratiques d’accessibilité.

Comment trouver votre sponsor ?

  • Il va d’abord falloir convaincre votre sponsor. (1)
  • Surtout, utilisez des arguments ciblés et adaptés ! Ne parler pas de référencement pour un intranet, par exemple, mais visez bien vos arguments en fonction des objectifs du sponsor.
  • Enfin, le sponsor n’a pas besoin d’être un expert en accessibilité ; ce n’est pas du tout ce qu’on lui demande. Il faut surtout qu’il soit convaincu car on compte sur lui pour rappeler la prise en compte de l’accessibilité et son importance tout au long du ou des projets.

#3 : Répartir les responsabilités

Principe #3 : Répartir l'accessibilité entre tous les intervenants
Répartir les tâches d'accessibilité entre tous les intervenants

Remettez chacun fasse aux responsabilités de son métier ; le graphiste prend en compte les critères graphiques, le contributeur les critères de rédaction, etc. Car la compétence en accessibilité se construit collectivement ; ce n’est pas (uniquement) l’affaire d’un expert.
De plus, les actions en faveur de l’accessibilité sont ainsi réparties en petits lots ; c’est bien plus facile ainsi de la mettre en place.
Chacun étant conscient de ses tâches et de son rôle à jouer, vous favorisez ainsi la naissance d’automatismes et donc favorisez une mise en place durable et naturelle de l’accessibilité dans la production. (C’est ty pas beau, ça ?!)

Comment répartir l’accessibilité entre chaque intervenant ?

  • Sensibilisez chacun par rapport à son métier ; inutile de parler des contrastes des couleurs au développeur. L’idéal, est de fournir à chacun des fiches listant les éléments d’accessibilité qui le concernent. Ne recopier pas simplement les critères tels qu’ils sont formulés, mais faites de vraies fiches explicatives si vous voulez faire passer votre message. (2)
  • Accompagnez vos intervenants le plus possible ; votre objectif est de les convaincre à la fois de l’utilité de l’accessibilité mais aussi que sa mise en place est possible sans gros bouleversements ni perte de temps.
  • Bien sûr, quand cela est possible, faites de la formation et faites suivre des (bonnes) formations.

#4 : Intégrer l’accessibilité en mode amélioration continue

Principe #4 : Gérer l'accessibilité en mode amélioration continue
Gérer l'accessibilité en mode amélioration continue

Le principe de l’amélioration continue est d’échelonner les tâches en cycles itératifs. En matière d’accessibilité numérique, tout ne peux pas être traité d’un coup et rester pérenne dans la vie du site. Les éléments d’accessibilité se perdent s’ils n’ont pas été intégrés dans les processus de production.

De plus, les cycles itératifs permettent de mesurer les progrès entres deux mises en lignes importantes.

Comment intégrer l’accessibilité dans un cycle d’amélioration continue ?

  • Surtout, ne présentez pas l’accessibilité comme un monobloc à passer en force. Pensez toujours en terme de multi-touches que vous allez organiser, prioriser, répartir.
  • N’attendez donc pas une version parfaite pour mettre en ligne mais faites les concessions nécessaires (par rapport à la réalité du terrain : temps, compétences, etc.), améliorez (processus, formation, code) et faites une nouvelle mise en ligne. Puis …recommencez (améliorations > mise en ligne > améliorations > …) !
  • Faites des audits entre deux mises en ligne importantes et communiquez sur les résultats. Vous envoyer ainsi un retour aux différents intervenants qui font des efforts en matière d’accessibilité et vous envoyer aux décideurs le message que des progrès sont faits, sans prise de temps conséquente.

En résumé

Vous venez de mettre en place un processus d’accessibilité en démarche qualité car :

  • Vous vous êtes fixé, en amont, une direction, des objectifs pour la servir et des critères – objectifs et mesurables – pour y parvenir.
  • Vous avez assuré l’implication des différents intervenants grâce à votre sponsor et à la montée en compétences.
  • Vous avez mis en place un cycle itératif d’amélioration continue.

(1) : L’objet de notre intervention ne portant pas là-dessus, nous ne nous sommes pas penchés sur les arguments pour convaincre. Cela pourrait d’ailleurs faire l’objet d’une conférence à part entière …Qui la fait quand et où ?! 😀 [Retour]

(2) : Voici deux exemples montrant à quoi ces fiches peuvent ressembler : Exemple de fiche accessibilité pour webdesigner et contributeur (PDF, 400 Ko)
(Nota bene : le PDF n’est pas encore balisé, oui, c’est une honte, mais comme ça je sors le résumé le plus rapidement possible et j’améliore ensuite 😉 !) [Retour]

Merci beaucoup à Sébastien d’avoir présenté cette conférence avec moi et d’y avoir apporté toute son expertise et son expérience en matière d’accessibilité.

Merci au W3Café pour l’organisation de cette journée accessibilité. Vivement les prochains événements !

D’autres que moi en parlent :

Diaporama

Sud Web et Web UX, inscrivez-vous maintenant

Sud Web - Savoir-faire et faire savoir - Nîmes, 27 mai 2011 - Jy vais !
Sud Web 2011 - J'y vais !

Je parle souvent de Paris-Web ici. Avant, uniquement en tant qu’auditrice et parce que j’adorais la qualité de cette conférence. Maintenant, aussi parce que j’ai tellement aimé que j’ai rejoints l’équipe d’organisation. Depuis que j’y suis, je me suis peu à peu approprié l’asso et l’événement et c’est donc non sans fierté que j’ai vu naître Sud Web.

Sud Web est né de l’idée que Paris-Web, c’est bien, mais ça n’est qu’une fois par an et c’est à Paris.

De nombreuses personnes se déplacent du sud vers le nord pour venir à Paris-Web en automne ; Sud Web propose d’inverser la migration pour ce printemps (à Nîmes plus précisément).

Sud Web est un cycle de conférences autour du web s’accompagnant de la très jolie accroche : « Savoir-faire et faire savoir« .

Le programme est très attrayant (ben oui ! j’y parle quand même 5 minutes ! c’est vous dire ;D !) et un apéritif communautaire est prévu pour pouvoir profiter des rencontres entre professionnels du web.

De plus, comme ils ont vraiment fait les choses bien chez Sud Web, la journée de conférence est couplée avec Web UX ! Web UX est une journée de conférences sur l’expérience utilisateur sur le web. Même endroit, la veille. Malin.

Là aussi, le programme est des plus prometteur avec de quoi aborder l’expérience utilisateur sous différents aspects.

Il y a donc un prix préférentiel pour assister aux deux journée et puis la possibilité de faire jouer son DIF, des réductions négociées pour le train, des réductions chômeurs et étudiants (faites vite !), etc. Allez voir tout ça sur le site de Sud Web.

Attention, les inscriptions se terminent bientôt, le 02 mai !

Alors ? On se voit là-bas ? 😉

Sud Web - Savoir-faire et faire savoir - Nîmes, 27 mai 2011 - Allez-y !
Sud Web - Savoir-faire et faire savoir - Nîmes, 27 mai 2011 - Allez-y !

5ème Forum Européen de l’Accessibilité Numérique – Compte-rendu

En résumé

D’un point de vue global, la 5ème édition du Forum Européen de l’Accessibilité Numérique (FEAN) était un bon cru.
Si, effectivement, les experts peuvent être déçus de ne plus y apprendre grand chose, on peut se poser la question de qui est réellement le public. Une problématique qui revient sur certaines conférences d’évangélisation : le public des convaincus vient là où il faut réussir à amener le public à convaincre.
Avec une thématique « Coûts et bénéfices » et des présentations d’outils, j’étais venu y chercher de l’argumentaire et de la méthodologie. Comme souvent, j’ai été déçue de ne pas y trouver plus de concret (par contre, on a été servi en bla-bla politique et en bla-bla commercial !). Malgré tout, j’en retiens pas mal d’informations intéressantes.

Si je devais résumer les messages les plus fréquents de la journée :

  • prendre en compte l’accessibilité dès la conception
  • la formation est la clé (former les intervenants pour que chacun intègre les briques d’accessibilité propre à son niveau et ait une vision globale des briques des autres)
  • les états et les lois ont leur rôle à jouer pour accompagner et convaincre

On n’a pas contre entendu assez à mon goût (mais on l’a entendu !) l’idée de l’accessibilité comme utile à tous et non pas à un public en particulier. Non, l’accessibilité ce n’est pas pour les handicapés !

Puisque j’ai évoqué le discours politique, rappelons tout de même que le décret d’application de la loi de février 2005 a été mis en application en mai 2009 et qu’il ne reste donc que quelques mois aux organismes publics pour mettre le site en conformité avec les règles d’accessibilité.

Mise à jour 19/05/2011 : les actes du colloques sont en ligne. J’en ai profité pour ajouter les liens vers les diaporama.
Voir aussi les vidéos Braillenet.

Notes

Sébastien Delorme, Atalan
L’accessibilité au service du e-recrutement

Pourquoi se préoccuper de l’accessibilité du e-recrutement :

  • cohérence avec les valeurs et la politique sociale de l’entreprise
  • audience élargie
  • respect de la réglementation (6% des effectifs)

Une méthode qui peut s’appliquer à un site de e-recrutement …comme à beaucoup d’autres :

  • signaler dès le cahier des charges la volonté d’accessibilité
  • si on pense utiliser un CMS, voir sur quoi on a la main et choisir son prestataire en fonction de ce qu’on pourra faire de l’outil
  • accompagnement de l’expert accessibilité tout au long du développement
  • recette et liste des points à traiter pour une montée de version
  • formation des rédacteurs et des administrateurs en fonction de leur profil et de leur champ d’intervention

Diaporama, PDF et résumé

Donal Rice, Autorité Nationale du Handicap (Irlande)
Keynote : Usage des TIC pour l’éducation inclusive : coûts et bénéfices

Cette présentation a l’avantage d’avoir présenté des coûts et des bénéfices mais aussi des outils et des exemple concrets de l’accessibilité.

10 à 12% de la population mondiale est en situation de handicap et ce chiffre va augmenter.

Si on estime que l’éducation d’un enfant avec des besoins spécifiques prend 2 à 4 fois plus de temps, une étude montre aussi que le coût de la non-intégration de la population handicapée à la vie sociale et au monde du travail s’élève à 35,8% du PIB d’un pays (Chiffre : UNESCO, Europe centrale et Indonésie)

Diaporama de D. Rice (PDF)

SNCF
La politique du groupe SNCF en matière d’accessibilité du Web

La SNCF a présenté certains de ces sites et à apportés des témoignages sur leur mise en place de l’accessibilité. Dans l’ensemble, il s’agissait surtout de présenter un site en 5 minutes et de dire « à telle date on a fait ça et c’est mieux ».
La SNCF a toutefois été félicitée par le président de la Fédération des Aveugles et Handicapés visuels de France pour leurs efforts et leurs actions.

A noter : la SNCF utilise Safeguard comme outil de remontées des erreurs d’accessibilité. Un outil que je ne connais pas.

Diaporama de la SNCF (PPT)

James Odeck (The Norwegian University of Science and Technology, and Norwegian Public Roads Administration
Kenote : Évaluation économique de la conception pour touts dans les transports : l’expérience norvégienne et son application dans les TIC

L’intervention de James Odeck était particulièrement intéressante et concrète. Même si ici l’accessibilité n’était pas numérique, cette présentation nous remet en tête un principe majeur que l’on doit transmettre et re-transmettre : l’accessibilité permet de couvrir des besoins d’une population spécifiques mais les mesures mises en place sont bénéfiques à tous.

L’exemple très concret pris était la mise en place d’une entrée de plain-pied dans les bus. Sans même parler du côté agréable pour tout le monde (à pied et sans charge), cette entrée permet aux fauteuils mais également aux poussettes ou aux valises à roulettes de rentrer facilement. Le temps gagné pour cet accès facilité profite à tous (temps de « chargement » et temps du parcourt au global), etc.

Angeetdemon75 sur Twitter : très intéressant ce norvégien : accessibilité utile pour tous et non pour les handicapés… Et oui c bien de ne pas l oublier

Pensez à tous ces usages du quotidien indispensable à un public handicapé et dont vous ne voudriez pas vous passer : ascenseurs, escalators, télécommande…

Ronald Schild
Keynote : La numérisation des livres : une situation gagnant-gagnant pour les usagers handicapés et les éditeurs

sebsol sur Twitter : DRM kill accessibility. Another reason to drop it

Nissone sur Twitter : L’ebook va avoir recours à la séparation contenu/forme. …ben, fallait nous demandé, on vous l’aurait dit 😀

Diaporama de R. Schild (PPTx)

Thomas Logan, HiSoftware
Comment les outils de vérification de conformité peuvent améliorer la qualité et réduire le cycle de développement

HiSoftware présentait entres-autres leur outil Compliant Sheriff (que je ne connais pas plus que Safeguard)

Diaporama de T. Logan (PPTx)

Matthieu Faure, Open-S
Audit d’accessibilité : comment repousser les limites de l’automatisation ?

sanvin sur Twitter : #tanaguru : y’a quelques trucs vraiment bon, automatiser plus certains tests…

notabene sur Twitter : Légère mauvaise foi de @mfaure quand même des fois

Diaporama de M. Faure (PDF)

Jean-Marie D’Amour, Institut Nazareth et Louis-Braille
Réduire le coût tout ua long de la chaîne de production

Si une partie de la conférence de Jean-Marie D’Amour m’a déçue, c’est parce su elle me renvoyais a mon vécu. Autant cela fait toujours du bien de voir qu’on est pas tout seul, autant j’étais vraiment venue chercher de l’argumentaire.
Je retiens tout de même les solutions avancées :

  • le partage des responsabilités
    Voir par exemple : Accessibilité Web > Répartition > WCAG 2.0
  • la formation en fonction des profils, des métiers, des taches
  • l’accompagnement
  • et aussi la démonstration : rien de tel, dit-il, qu’un aveugle faisant une démonstration pour faire comprendre.
notabene sur Twitter : distribution des tâches et formation ciblée ça doit être dit et redit

Olivier Nourry, Micropole et Jean-Pierre Villain, Qelios
Optimiser l’intervention experte dans un projet web

Voilà une conférence dont je suis pressée de récupérer le support de présentation (1).
Olivier Nourry soulève en autre un point particulièrement pertinent : il ne faut pas confondre l’expert accessibilité et l’expert en évaluation. L’expert en évaluation intervient au moment d’auditer le site et son expertise est arbitrée par le référentiel. L’expert accessibilité intervient sur la globalité du projet. S’il ne faut pas le confondre avec les différents intervenants, il est là pour former et accompagner chacun sur son étape du projet. Son intervention se prolonge par du support en continu (e-mail, téléphone, etc.)

notabene sur Twitter : Différencier expert en accessibilité et expert en évaluation. Ouf, enfin.
(1) Mise à jour :
Le support de présentation est disponible : Optimiser l’intervention d’un expert accessibilité (Retour)

Élie Sloïm, Temesis
Industrialiser l’accessibilité d’un parc de sites

Ou comment un audit rapide sur un parc complet avec Opquast Reporting permet de se faire une idée rapide et de prendre des décisions globales.

PatriceBTwit sur Twitter : @ElieSl vient de présenter une approche de type évaluation heuristique pour l’accessibilité

Cynthia Waddell, International Center for Disability Ressources on the Internet
keynote : Poursuites juridiques pour défaut d’accessibilité aux USA

Ou comment des exemples de poursuites aux États-Unis peuvent nous alerter sur ce qui peut arriver en France.

N’oublions pas que les associations n’attendrons pas pour réagir et que la politique d’un organisme d’état et d’une entreprise peut être très rapidement commentée et diffusée en matière d’accessibilité numérique (en bien comme en mal).

Diaporam de C. Waddell (PPTx)

Outils

Je retiens aussi que du côté des outils, il y a pas mal de choses que je devrais creuser. Si jamais vous avez déjà des retours d’expérience…)

Les outils cités :

  • Safeguard
  • Opquast
  • Tanaguru
  • Compliant Sheriff

(et curieusement, pas Ocawa)

W3Café Accessibilité, Sud Web et Web UX

Le W3Café Accessibilité vient donc juste de mettre en ligne son programme …le même jour que Sud Web et que Web UX ! (mais on soupçonne ces deux-là de faire leurs coups ensemble, hein).

Voici donc de beaux jours en perspective pour la bande de geeks euh… de passionnés du web que nous sommes.

Pour voir ce qui vous attend :

  • le programme du W3Café Accessilité
    où j’aurais le plaisir de présenter avec Sébastien Delorme la conférence « Intégrer l’accessibilité dans une démarche qualité« . Le but de notre présentation est d’aider à identifier ses objectifs d’accessibilité et de les mettre en place dans une méthode qui permet de les suivre sur la durée.Vous y entendrez aussi parler de la navigation par un aveugle, rédaction web et accessibilité, PDF accessible, ARIA, etc.
  • le programme de Sud Web
    où j’aurais -encore- le plaisir de présenter en 5 minutes mon retour d’expérience sur le pourquoi-comment on a créé un poste de gestion de la qualité webdans mon entreprise. Je reviendrais tout simplement sur les besoins identifiés et comment le responsable qualité web y répond.Venez-y pour y (entendre) parler de SVG, mobile, feuilles de style dynamiques, gestion de projet, perspectives, etc.

  • le programme de Web UX
    où je n’aurais ni le plaisir de parler, ni le plaisir d’écouter, snif, mais on ne peut pas être partout et, en l’occurrence, je serais dans le train.Par contre, on y entendra parler d’expérience utilisateur, de contenus web, de performance web, de web analytics, etc. Ah la la ! je sens que je vais rater quelque chose !

A bientôt au W3Café et/ou à Sud Web (et amusez vous bien à Web UX) !

L’UX et la marque – UX Paris

Avant-hier, j’étais à ma deuxième conférence UX Paris.
UX Paris est une initiative bénévole ayant pour but de faire connaître l’UX (c’est-à-dire l’expérience utilisateur) en France et favoriser les échanges autour du sujet.

La première que j’avais vu était sur le Design Thinking (par Benjamin Servet). Mais avant-hier, le sujet était sur les relations entre l’expérience utilisateur et la marque (15 février 2011 : Rémy Bourganel sur l’UX et la marque).

L'UX et la marque

Le propos était de montrer que les réflexions des concepteurs et designers doivent fortement prendre en compte la marque, son image, son ADN.

La conférence était fortement conceptuelle et j’avoue être restée parfois un peu sur le bord de la route. Néanmoins, Rémy Bourganel (R&D chez Orange et enseignant aux Arts Déco) nous amenait à penser les usages avec un œil neuf, à imaginer les interfaces enrichies de ponts entre les marques, les terminaux, etc. en ayant toujours en tête ce qui fait l’identité de la marque et comment, à partir de cette identité, présenter des nouvelles expériences. Quelques exemples en vrac ?

  • imaginez un partenariat entre une enseigne de sport familiale et une société d’assurance : une application à porter sur soi enverrait des infos sur notre activité sportive et la société d’assurance adapterait ses tarifs en fonction.
  • imaginez envoyer un « gong » avec géolocalisation et un message « Je pense à toi » à la place de la traditionnelle carte postale
  • imaginez une interface représentant votre cercle d’amis sous forme de personnages répartis dans un paysage en fonction de votre degré d’interaction avec eux. Les personnages se manifestant de différentes façon quand ils sont porteur d’un ou plusieurs SMS, messages vocal, etc.
    (prototypé chez Nokia, une version a été commercialisée l’année dernière en Asie)

Le but étant de présenter une expérience plus riche et plus structurante dans la relation usager/marque que la traditionnelle petite histoire de 30′ secondes pendant la coupure pub de la télé.

Ce type de démarche nécessite bien-sûr un fort investissement (temps, énergie, argent, disponibilité) en R&D. La multiplication de prototypage est un facteur constructif dans cette démarche mais cela ne doit pas être le seul axe.
Apple, par exemple, fait énormément de prototypage mais regarde également ce qui se fait ailleurs et rachète les innovations qui peuvent les intéresser et qui corresponde à leur identité, à ce qu’ils veulent véhiculer de leur image.

Voilà ce que j’ai pu en ressortir. La conférence, de ce que j’ai pu en voir, a eu un franc succès.

Photo : mauricesvay (CC BY-SA 2.0)

Design Thinking – UX Paris

benjamin-servetDesign Thinking
Benjamin Servet – nealite
UX Paris – 24 novembre 2010

UX Paris est une initiative bénévole dont la vocation s’anime autour de la démarche centrée utilisateur. Entres-autres choses, UX Paris organise des conférences et celle du 24 novembre 2010, sponsorisée par Paris-Web, portait sur le Design Thinking.

A cette occasion, Benjamin Servet de l’agence nealite, est venu présenter sa vision du Design Thinking.
La méthodologie étant facilement trouvable dans les livres, Benjamin Servet a voulu se concentrer plutôt sur la présentation des principes importants :

  • La culture à insuffler
  • Brainstorming et observation
  • Prototype et tests

Définition

Définir Design Thinking n’était pas l’objet de la conférence et, quand la question de la traduction du terme a été posé, Benjamin Servet a avoué n’avoir pas su trouver de moyen de le traduire en français.

Benjamin a notamment rappelé que le terme « design » ne fait pas référence à l’artistique et qu’on pourrait plutôt le voir dans le sens de « dessein« . Le design est en fait apparu avec l’industrialisation dès lors qu’il fallait concevoir ou accompagner un produit, quel qu’il soit (objet, mise en page, etc.)

Le design thinking, c’est plus un groupe, une culture commune qu’une esthétique. Le hasard et l’expérimental y sont favorisés et le tout est centré sur l’expérience utilisateur. Cette réflexion globale (fonctionnelle et esthétique) est présente à chaque étape de la conception.

Design Thinking sur Wikipédia

Historique

D’abord, un web consultatif, puis, autour de ce qu’on a appelé le web 2.0, un web participatif.
Maintenant, le web se conçoit dans la mobilité (partout, tout le temps).

En parallèle, les attendes des utilisateurs ont donc changés. Dans la catégorie « besoin », il y a l’info et le produit. C’est avec la catégorie des « plus » qu’un annonceur pourra faire une différence :  sur les services et l’expérience.
Cette différenciation en enrichissant services et expérience doit se faire en parallèle d’un univers de plus en plus complexe : le client-annonceur ne sait plus ce qu’il doit faire avec les réseaux sociaux et la multiplicité des plateformes.

Méthodologie

C’est une méthodologie du collectif et du collaboratif : les équipes doivent être multi-disciplinaires.

Tout comme dans le théâtre classique, elle répond à la règle « unité de lieu, de temps, d’action« .
Une pièce unique est consacrée au projet. Tous les livrables (post-it, brouillon, idées) y sont accrochés en permanence et à disposition de chaque membre de l’équipe. Le tout est « à plat » (et non, comme sur un ordinateur, consultable élément par élément).
Le temps est prédéfini et doit contribuer à la notion d’urgence. Il n’y a pas de travail en cascade (chaque spécialité après l’autre) mais une action commune pour garantir l’energie de l’ensemble et l’unité.

Conseils

« Arrêtez de faire des « produits » ».
Les équipes sont compartimentées et chacun fait son application iPhone – par exemple – de son côté.
Il en découle un manque de fluidité entre les appli, par exemple.

Observation

Observer les utilisateurs, l’environnement, les usages. Exemple : aller voir le comportement des usagers en magasins pour penser un site de vente en ligne.
(bien-sûr, la réflexion peut aussi se passer hors du contexte)

Brainstorming

7 à 8 personnes, sans chef, mais avec un animateur (sans niveau hiérarchique, donc). Il n’y a pas de mauvaises idées. Le but est de produire 100 idées en une heure.
Ensuite, regrouper les idées ensemble pour en extraire, les trier, les côter. Structurer en fonction de l’objectif.
Reboucler ensuite sur un deuxième brainstorming avec ce nouveau groupe d’idées.

Prototype

Faire des prototypes dès le début des tests (quite à ce qu’ils soient moches et mal faits)
Des équipes utilisent par exemple des post-it collés sur un écran d’iPhone en guise de prototype : il n’y a ni perte de temps ni perte d’énergie à créer le support et l’énergie reste concentrée sur l’idée et l’avancement.

Conclusion

La conclusion de Benjamin Servet est que la culture de l’expérience utilisateur reste encore à insuffler au sein de nos entreprises pour faire émerger des départements dédiés.

Son tweeter : @benjaminservet
Photo : mauricesvay CC BY-SA 2.0

Journée Mondiale de l’Utilisabilité 2010

En introduction

Pour la 6ème année, Fred Cavazza a animé une participation française au World Usability Day (qui est tombé un jour férié en France, le 11 novembre. La France est donc en avance d’une journée).

Le thème pour cette année était sur l’utilisabilité des sites d’informations et le programme portait sur :

  • un panorama de la presse en ligne
  • le webdocumentaire
  • l’écrit web
  • la visualisation des données
  • l’information à l’heure du websocial
  • l’utilisabilité des interfaces mobiles

Le thème n’est pas, à priori, celui qui me concerne le plus. Pourtant, la diversité des interventions et le fil rouge utilisabilité ont permis un balayage riche.
Plus que de donner de l’information ou un apprentissage, cet événement était une bonne occasion de sortir un peu de flux de la production et de jeter un œil sur ce qui se fait.

En plus, petite satisfaction personnelle, j’ai eu le plaisir d’y voir Amélie Boucher. Na !

Panorama de la presse en ligne

Benoît Drouillat

A travers son panorama, Benoît Drouillat a fait remonter des points qui ont en particulier retenu mon attention :

  • « un nouveau médium ne s’ajoute jamais aux média antérieurs et ne les laisse jamais intacts. Il les bouscule sans cesse et leur trouve de nouvelles formes et de nouveaux emplois. » (Marshall Mac Luhan), bon, juste pour rappeler que non, Internet ce n’est pas la mort du livre, de la télé, de la carte postale ou de je ne sais quoi !
  • Respecter un design en passant d’un support à l’autre (charte graphique identique du Financial Times du papier à l’écran) est-ce un garant d’une bonne ergonomie ? L’amoureuse de l’identité graphique que je suis aurais tendance à répondre qu’il faut garder des éléments. Mais justement, l’identité graphique, c’est l’art de respecter une identité globale avec des éléments, des supports, des contextes différents. De plus, la plus-qu’amoureuse de l’expérience utilisateur que je suis aurait tendance à dire qu’il faut s’adapter au média et ses modes d’utilisation. Donc ? Donc respecter l’identité ne veut pas dire copier-coller une charte. Et le web a sa propre utilisation, grandement différente du papier.
  • La culture de l’innovation n’existerait pas ou peu en France dans les médias et les efforts sont plutôt portés sur les terminaux mobiles. C’est en effet l’incontournable du moment sans compter, bien sûr, sur le sempiternel blocage financier sur la R&D (Recherche et Développement).
  • Si les versions de journaux en ligne qui ne sont que des versions papier en PDF sont vraiment bien faibles par rapport aux possibilités, c’est au designer de proposer quelque chose exploitant le médium et favorisant les usages (bon, et à la direction de trouver des sous pour !)

Pour un compte-rendu (bien plus fidèle, de fait !) voir à la source 😉 :
Un panorama du design de la presse en ligne

Webdocumentaire

Upian

La conférence d’Upian a eut pour avantage d’ouvrir mes petits yeux d’intégrateur-du-bon-vieux-HTML-de-papa sur un autre support que la page web traditionnelle.
Les projets présentés étaient :

  • Gaza Sderot
  • Prison Valley

« Gaza Sderot » (mais ? tiens ! Jonez Ronez nous en avait aussi parlé lors de sa conférence sur la qualité éditoriale à Paris Web 2008 !) est un projet ayant pour but de présenter des vidéos faites à Gaza, en Israël et à Sderot, en Palestine. L’ensemble du webdocumentaire est basé sur cette volonté de toujours montrer les deux villes en parallèle.

« Prison Valley » (qui, selon Ben, serait « partout ») propose près de 3h de films articulés sur une frise chronologie permettant de l’interaction avec des éléments connexes.

Ce qui est à retenir c’est que ces deux webdocumentaires abordent la page web avec des principes de navigation originaux. Mais rien n’a été dit sur des tests d’utilisabilité (tests utilisateurs) fait pour valider ces navigations.
Je me demande aussi si l’accessibilité est prise en compte…

L’unique point technique soulevé était sur l’innovation et le fait que les équipes sont tournés vers les nouveautés technologiques pour toujours chercher à aller plus loin.

L’écrit web

Éric Mettout – Rédacteur en chef du site L’Express

Cette conférence aurait largement pu prendre une demi-heure de plus. Les informations données par Éric Mettout ne sont pas nouvelles (pour quiconque consomme des informations sur le sujet, en tout cas) mais c’est très bien retranscrit. Il me semble que cette conférence balaye la totalité du sujet. Les diapositives étaient très complètes et peuvent aisément servir de « rattrapage ».

Mes notes en vrac :

  • la longueur d’un texte sur le web est aussi dépendante de la façon dont on va architecturer le texte. Penser à laisser des respirations dans un texte long.
  • les questions 5W2H (What, Where, Who, When, Why, How, How many) doivent avoir été couvertes par les premiers éléments : titre, intertitre, chapô, et, au pire, premier paragraphe.
  • C’est également dans cette même zone que doivent figurer les mots qui permettront aux moteurs d’indexation de classer la page.
  • L’écriture web c’est aussi des photos, des vidéos (attention aux droits de diffusion !), des mashups, l’anticipation des commentaires à venir, des liens. Le rédacteur web doit avoir ces outils là en tête et s’en servir.
  • A propos des mashups, Éric Mettout a évoqué les frises chronologiques, la visualisation de données, les arborescences, les webdocumentaires. Il a alors souligné le fait que, grâce à des outils en ligne (dipity, Many Eyes, Pearltrees…), l’éditeur est maintenant à même de travailler lui-même ces éléments (voilà pourquoi ils rejoignent les tâches de l’écrit web).
  • Le rédacteur en chef de L’Express atteste que plus on fournit des liens externes à un internaute …plus il revient ! (Si ce principe me paraît plein de bon sens, il semble que là, il ait été vérifié et validé par un site dont les revenus sont probablement basés sur l’audience. Voilà qui apporte de l’eau à ce moulin)
  • chaque article est potentiellement une page d’atterrissage. Cela doit être prise en compte dans les principes de navigation du site.
  • L’écrit web (journalistique) peut aussi être du live-blogging ou l’écriture dédiée à des réseaux sociaux. Commenter une manifestation en direct, animer une page éditoriale sur Facebook, alimenter un fil Twitter d’actualité est un exercice spécifique auquel le journaliste doit s’adapter. Il en va de même pour le blog.

Enfin, Éric Mettout a fini de balayé tout son paysage de journaliste web en insistant sur combien les informations de web analytics pouvait être précieuses (et nouvelles !) pour un éditeur qui voit rapidement quels sont les contenus qui « marchent » le mieux. Le rédacteur web doit donc faire appel à ces informations et s’en servir.

Si la conférence a été faite au pas de course, je pense donc que le diaporama vaut une lecture.

Visualisation des données

Caroline Goulard

Caroline Goulard est venue nous « vendre » la visualisation des données. On a donc commencé par une introduction rappelant que la visualisation des données permettait de rendre compréhensible aisément une multitude d’informations car elle fait appel à notre intelligence visuelle plutôt que verbale. Bon, je ne sais pas pour vous, mais moi j’en étais déjà convaincue.
Spécifiquement à propos de l’utilisabilité, elle a précisé que la visualisation de données permet :

  • la personnalisation
  • l’interactivité
  • l’affinité
  • l’immersion

et que ces éléments permettaient donc une expérience utilisateur positive (en fait, on est plus dans la désirabilité que l’utilisabilité selon moi et en me référent au schéma de P. Morville).
Les trois modes d’engagement de la visualisation de données offre une forte préhension de l’utilisateur :

  • la vision
  • la manipulation
  • la circulation

Pour organiser une visualisation de données, il faut penser « LATCH » : Localisation Alphabet Temps Catégorie Hiérarchisation.
Les conseils finaux de Caroline Goulard pour concevoir une visualisation de données :

  • de garder à l’esprit que le but est de fournir de l’information ;
  • de privilégier la fonction et non l’esthétique ;
  • de donner du contexte ;
  • de tester ses interfaces à l’aide de tests utilisateurs.

L’information à l’heure du websocial

Fred Cavazza nous livre un passage en revue des impacts du websocial et des usages qui en découlent sur les médias informatiques.

Il note que le multiplicités des usages apporte une nouvelle complexité aux interfaces qui prévoient maintenant plusieurs couches d’information :

  • l’éditoriale,
  • une partie communautaire
  • reliée à une partie sociale.

Il se livre ensuite à son exercice préféré (enfin, c’est une interprétation toute personnelle) : les hypothèses d’évolution.
Il en cite trois :

  • la personnalisation : des médias d’information dont les pages sont créées à mon image
  • l’information à géométrie variable : comme le New York Times par exemple, qui propose une interface classique, une interface écrémée ne gardant plus que le contenu « brut » et une interface linéaire chronologique.
  • la contextualisation en fonction du terminal : si je suis sur mon ordinateur de bureau je ne voudrais pas avoir accès au mêmes fonction qu’en mobilité, par exemple.

Utilisabilité des applications mobiles

Backelite

Backelite est spécialisé en interfaces mobiles. A travers la présentation de leur société et de quelques unes de leurs réalisations, ils insistent sur :

  • la complexité liée à la multiplication des plateformes,
  • l’importance de se consacrer d’abord sur les fonctions premières,
  • le fait que le design doit être dédié à la simplicité et à l’explication
  • et que le contenu doit être adapté au terminal.

En conclusion

Félicitations à Fred Cavazza qui a réussi, je trouve, un joli éventail de sujet autour de l’utilisabilité via les sites d’information. On a abordé, au cours de cette demi-journée, les sites de presse traditionnels, le webdocumentaire et ses originalités, l’écriture web (bien) vue par un journaliste, l’information de données et sa retranscription visuelle (et utilisable !), l’incursion du websocial dans la consommation et les usages de l’information et un focus sur les applications mobiles (inévitable, par les temps qui courent) !

Encore une fois, cette conférence était plus un temps d’arrêt sur ce qui se fait que de la mise en pratique.

A cette occasion, Eyrolles, Designers Interactifs et L’Express ont gentiment distribués quelques livres, extraits et magazines.

Les 100 agences qui font le design interactif, Les métier du design numérique, Ergonomie web illustrée
Les 100 agences qui font le design interactif, Les métier du design numérique, Ergonomie web illustrée

Voir : Journée Mondiale de l’Utilisabilité 2010

Mettre en place la gestion de la qualité web

article06Ma première prise de parole en public (je ne compte pas les présentations au travail) fut cet atelier sur la qualité web dans le cadre de Paris Web 2010.

Pour me faciliter le travail, il y avait peu de monde dans la salle. Je dis ça sans aucune ironie : cela nous a permis de beaucoup échanger !

Le but de l’atelier était précisément d’échanger autour de mon expérience : comment on a mis en place le poste de qualiticien web au sein d’une « agence web » intégrée dans un grand groupe financier.

D’abord, qu’est-ce que la qualité web ?

de shandopics (by-nc-nd)
"Peace on the Horizon" de shandopics (CC by-nc-nd)

En fait, il faut surtout commencer par dire ce que n’est pas la qualité web.

Ce n’est pas l’atteinte de la perfection, ni de la conformité à tout prix, ni de dire que le travail a été bien fait ou mal fait.

Le poste de qualiticien web, c’est une fonction support ayant pour but d’accompagner les équipes de production, les processus et les outils, pour leur permettre de travailler au mieux vers les objectifs fixés.

Et la qualité web, c’est la gestion de normes de qualité – objectives et mesurables – qui répondent à un objectif fixé.

Les missions de la qualité web

Les missions du qualiticien web sont au service de l’amélioration continue de la qualité.

Les audits

Les audits se font sur des référentiels choisis en fonction des objectifs de qualité visés.

Le but d’un audit n’est pas le résultat (pourcentage de conformité) mais l’analyse.

Les outils de l’audit

Le mémento des bonnes pratiques
Le mémento des bonnes pratiques
  • Les objectifs globaux (accessibilité, standards, expérience utilisateur, principes internes, etc.)
  • Les listes de critères répondant à ces objectifs :
    • Les bonnes pratiques de la qualité web Opquast
    • Accessiweb
    • référentiels internes
    • Etc.
  • Outils de suivi : Opquast Reporting, outil interne, etc.)
Opquast Reporting
Opquast Reporting

La documentation

"Sur les pas de Saint Vincent de Paul à Folleville" par luc legay (CC by-sa)
"Sur les pas de Saint Vincent de Paul à Folleville" par luc legay (CC by-sa)
  • Récolte des avis des experts, rédaction ou accompagnement de la rédaction, mise à jour et communication de documentation de référence.
  • Vulgarisation sur des points techniques particulier afin de partager et de communiquer. Exemples : fin de prise en compte du support graphique d’IE6 malgré un pourcentage encore élevé de visites.
  • Le rôle du qualiticien n’est pas d’imposer ce qu’il y a dans la documentation mais d’expliquer pourquoi tel choix va dans le sens des objectifs visés. Si une préconisation n’est pas suivie, c’est donc en connaissance de cause et des conséquences.

Les outils de la documentation

Un simple traitement de texte suffit tant que la documentation est pédagogique, vulgarisée, adaptée à son ou ses publics.  Faites des schémas, utilisez des images, donnez des sources et des références.

La veille

Le qualiticien web est sorti de la production. Il a donc une position particulièrement confortable pour faire de la veille et la transmettre.

Les outils de la veille

De nombreux outils existent à choisir selon son propre usage : gestionnaires de favoris en ligne, aggrégateur RSS, micro-blogging, laisser son adresse mail dans les salon puis se faire spammer pour d’autre salons, conférences, etc.

A propos de la veille : Faire de la veille

Le support

La qualité web s’assure que les métiers de la production ont les outils et processus nécessaires pour aller vers les objectifs de qualité choisis.
En plus de la veille, le qualiticien est vigilant par rapport aux besoins en formation.

Les outils du support

La machine à café, contacter les experts identifiés sur un sujet et les faire venir pour une formation sur mesure, etc.

La communication

"Communication" par P Shanks (CC by-nc)
"Communication" par P Shanks (CC by-nc)

La communication et la diffusion d’informations sont transverses à toutes les activités du qualiticien web qui doit permettre à tous – techniciens /  non techniciens ; convaincus / non-convaincus – de tendre en toute connaissance de cause vers les objectifs de qualité.

Les outils de la communication

Utiliser  tout ce qui est à votre porté : blog d’entreprise / intranet, réunions / petits-déjeuner, mails, etc.

Le profil du qualiticien web

Le qualiticien web est transverse à tous les métiers de la conception web. Il doit donc avoir des connaissances sur de nombreuses compétences (éditorial, webdesign, intégration, développement, référencement, ergonomie, performance, etc.) afin de pouvoir communiquer avec chacun et accorder l’ensemble.

Il porte une fonction d’évangélisation : ce doit être un communiquant et il doit faire preuve de pédagogie et d’adaptation à chacun.

Enfin, le qualiticien est au service des objectifs, y compris les objectifs business. Il est tourné vers la production et doit avoir l’esprit pragmatique (et non idéaliste dictatorial !)

En conclusion

Le poste du qualiticien web est encore émergeant. La façon dont il a été décrit ici est basé à la fois sur mon expérience propre, ce vers quoi je pense qu’il faut tendre et les manques actuels.

Lorsque le poste de qualiticien web sera intégré beaucoup plus largement, les missions décrites ci-dessus seront certainement amenées à se modifier légèrement.

Néanmoins, le poste de qualiticien web sera toujours celui de la gestion de la qualité et de l’amélioration continue.

Et à propos de la surqualité évoquée pendant les échanges :
Conformité, validation et surqualité
Quelques commentaires traînent sur le web à propos de cet atelier :

Diaporama

Gestion de la qualité web – Détails sur ma présentation à Paris-Web

apercu-atelier

Paris-Web, c’est donc dans moins d’une semaine.

Cette année – en plus d’avoir le bonheur de faire partie de l’équipe d’organisation une nouvelle fois – je présente un atelier (le samedi, donc) :
« Mettre en place la gestion de la qualité web« .

Mon but dans cet atelier c’est purement et simplement de vous dire comment ça se passe pour moi et mon boulot.
Ce qu’est la qualité web, les missions du qualiticien web, son rôle, etc.

Je ferais un petit zoom en particulier sur l’exercice de l’audit de qualité : à quoi il sert, comment le faire, qu’en faire ensuite.

Ben voilà. Je serais contente de vous y voir. J’aurais probablement un peu la trouille mais pas autant que de plaisir à partager ça avec vous (ben voui).