Les standards du web en entreprise – Jérémie Patonnier

Et les standards du Web dans tout ça ?
Et les standards du Web dans tout ça ?

Cette conférence très concrète nous permet de comprendre en quoi les standards du web et la qualité ne sont pas (que) des lubies des développeurs-geeks-passionnés-et-intégristes mais bien des actions menées par les entreprises au service du chiffre et de la rentabilité.

Présentation

Une rapide présentation de BNP Paribas Personal Finance nous permet de comprendre qu’il s’agit d’un acteur majeur du crédit (à la consommation, immobilier et rachat de crédits). L’ampleur du business sur Internet est tel (un million de visiteurs uniques par mois, un milliard de chiffre d’affaire en 2007) qu’une équipe est dédiée à l’activité web.

Et les standards du web dans tout ça ?

L’objectif d’une telle entité est clair et identifié : la rentabilité (acquisition, taux de transformation, ROI)

De façon très pragmatique, les choix technologiques sont donc fait aussi en fonction du taux de pénétration. HTML est utilisé à 100% (à la différence de technologies tentantes parce que plus « sexy »).
Si l’on se penche ensuite sur l’équipement des visiteurs de Personal Finance, on constate une forte pénétration de Window et environ 2% de Mac – pour les systèmes d’exploitation – et une forte pénétration de Internet Explorer (75%), Firefox (20%) et environ 2% pour Safari – côté navigateurs.

La conversion est simple : à un million de visiteurs par mois, 2% représentent environ 20 000 visiteurs.
L’entité e-Business d’une entreprise telle que BNP Paribas Personal Finance ne peut donc pas pas se permettre de « laisser de côté » les configurations plus rares. Utiliser les standards est le meilleur garant pour s’affranchir en grande partie des problèmes de configuration.

Cela prend également le relai des exigences en visibilité : référencement naturel, e-mailing et contraintes juridiques (accessibilité).

Bon, les standards du web ok. Mais qui et comment ?

Les équipes concernées sont toutes celles qui interviennent sur la conception et la réalisation de pages et applications web : marketing, commerciale, agence de communication, agence web, DSI et, dans le cas de BNP PF, une équipe dédiée interne de développement web.

Chaque intervenant joue un rôle vis-à-vis des standards en fonction de son périmètre : conception, webmastering, référencement, contraintes juridiques, etc.

Les standards du web sont intégrés au projet via l’intégration, bien-sûr, mais aussi la rédaction de cahiers des charges, l’audit, le suivi de la qualité ou via la formation des différents intervenants.

Au delà des standards : la qualité

Aller plus loin c’est intégrer la qualité au cœur des développements et de la maintenance. Elle va permettre d’assurer la pérennité d’indicateurs, d’élargir au maximum le public touché, de simplifier maintenance et interopérabilité.

Néanmoins, il ne faut pas se laisser égarer par le fait que la qualité est une notion subjective. On doit au contraire se baser sur les règles de développement web :

  • standards du web
  • accessibilité
  • bonnes pratiques de développement

Enfin, il faut s’assurer que ces règles sont suivies.

Pour mettre en place un suivi de la qualité, il va falloir dédier du temps et des ressources  au suivi de la qualité. A travers documentations et formations, sensibiliser les intervenants à l’accessibilité, à l’enrichissement progressif.

Un outil de suivi de la qualité est fait pour accompagner ce chantier itératif.

Enfin, une fois ces leviers mis en place, des pistes sont toujours possibles pour aller plus loin : améliorer sa performance, monter les équipes en compétences, industrialiser les développements…

Une fois qu’on s’est dit tout ça, qu’est-ce qu’il reste ?

Les standards du web mis en place vont donc permettre d’augmenter le chiffre d’affaire potentiel en élargissant la base client. De plus, le fait de garantir l’accessibilité aux applications – et notamment aux formulaires de demande – augmente le taux de transformation.
Des modes de conception et de développement normalisés entre les différents intervenants abaissent les couts. Enfin, cette baisse des couts se ressent également au niveau de la maintenance et de l’interopérabilité.

Voir la conférence :