Aux experts de l’accessibilité fatigués

Vous n’êtes pas en charge de la prise en compte de l’accessibilité en France ; vous y avez contribué. C’est différent.
Vous avez œuvré pour en faire comprendre les enjeux, fourni des outils pour faciliter son intégration, transmis vos connaissances – et souvent votre enthousiasme.
Personne n’aurait de légitimité à vous reprocher d’arrêter. Pas même vous ; ce n’est pas un abandon, c’est un passage de relais.

Donc, si vous êtes usés, déçus ou que vous avez juste envie de passer à autre chose, recevez, via ce billet, mes humbles remerciements pour ce que vous avez fait pour l’accessibilité et tous mes vœux d’épanouissement dans votre nouvelle voie.

Ne vous inquiétez pas de la suite : certains ont déjà commencé à marcher dans vos pas ; je les vois. Et c’est ça aussi votre succès.

(Ce blog n’a pas une grosse audience mais si parmi les lecteurs certains se reconnaissent dans la relève (en gros, le sujet de l’accessibilité vous intéresse de plus en plus), je vous invite à vous manifester dans les commentaires. Ça nous fera plaisir de vous voir.)

Illustrations autour de l’accessibilité numérique

Ce n’est pas grand chose, mais ça m’a été utile et ça peut en aider d’autres. Voici quelques dessins qui servent à illustrer des idées autour de l’accessibilité numérique.

J’en ai eu besoin lors d’une conférence introductive (1) à la première session de Accessiday, journée consacrée à l’accessibilité numérique.

Les dessins que j’ai fais pour illustrer mes propos ont beaucoup plus et certains m’ont dit qu’ils pourraient en avoir besoin. Les voici donc à disposition ; ils sont en effet distribués sous licence CC BY-SA 3.0 FR.

Handicap vs. déficience

Un personnage en fauteuil roulant. Il souffre d'une déficience physique (permanente ou temporaire) à laquelle il pallie par le truchement d'un fauteuil roulant.
Un personnage en fauteuil roulant. Il souffre d’une déficience physique (permanente ou temporaire) à laquelle il pallie par le truchement d’un fauteuil roulant.
Un personnage en fauteuil roulant en haut d'un escalier. Il est en situation de handicap.
Un personnage en fauteuil roulant en haut d’un escalier. Il est en situation de handicap.
Un personnage en fauteuil roulant face à sa table de travail. Il n'est pas en situation de handicap.
Un personnage en fauteuil roulant face à sa table de travail. Il n’est pas en situation de handicap.

Aide technique – Le lecteur vocal

Un personnage aveugle face à un écran d'ordinateur. Il ne peut pas consulter le contenu.
Un personnage aveugle face à un écran d’ordinateur. Il ne peut pas consulter le contenu.
Un personnage aveugle face à un écran d'ordinateur. Par le truchement d'une aide technique -ici un lecteur vocal- il peut consulter le contenu.
Un personnage aveugle face à un écran d’ordinateur. Par le truchement d’une aide technique -ici un lecteur vocal- il peut consulter le contenu.

Aide technique – Les lunettes

Un personnage avec une mauvaise vue face à un écran d'ordinateur. Il n'arrive pas à lire le contenu.
Un personnage avec une mauvaise vue face à un écran d’ordinateur. Il n’arrive pas à lire le contenu.
Un personnage avec une mauvaise vue face à un écran d'ordinateur. Par le truchement d'une aide technique -ici une paire de lunettes- il peut consulter le contenu.
Un personnage avec une mauvaise vue face à un écran d’ordinateur. Par le truchement d’une aide technique -ici une paire de lunettes- il peut consulter le contenu.

Contexte – L’ensoleillement

Un personnage consulte son mobile. Bien que le texte soit peu contrasté, le personnage n'est pas gêné.
Un personnage consulte son mobile. Bien que le texte soit peu contrasté, le personnage n’est pas gêné.
Un personnage consulte son mobile en plein soleil. Le manque de contraste des textes sur l'écran ne lui permet pas de lire.
Un personnage consulte son mobile en plein soleil. Le manque de contraste des textes sur l’écran ne lui permet pas de lire.
Un personnage consulte son mobile en plein soleil. Le fort contraste des textes sur l'écran lui permet de lire facilement.
Un personnage consulte son mobile en plein soleil. Le fort contraste des textes sur l’écran lui permet de lire facilement.

Le daltonien

Un daltonien ne perçoit pas les couleurs correctement.
Un daltonien ne perçoit pas les couleurs correctement.

Si vous utilisez ces dessins, j’en serais ravie ! Signalez-le moi via les commentaires 😉

Notes :

(1) Conférence  » Accessibilité numérique, mais au fait de quoi on parle ? » Retour

À propos : Si vous aussi vous voulez faire des croquis, je vous conseille d’aller faire un tour chez Eva-Lotta Lamm

6ème Forum Européen de l’Accessibilité Numérique – Compte-rendu

NB : J’ai voulu garder l’exhaustivité de mes notes, même si mon attention n’a pas été la même tout au long de la journée. L’ensemble est donc plus ou moins complet et plus ou moins rédigé. Néanmoins, si j’avais pris le temps de tout mettre au carré, je crois que ce billet ne serait jamais sorti.

Voir

Sommaire

  1. Mon avis global
  2. Introduction
  3. Les enjeux de l’accessibilité numérique dans les grandes entreprises
  4. L’innovation inclusive dans la conception des produits TIC grands publics
  5. Accessibilité – Puissance et promesses (Comment ordinateurs de bureau et applications mobiles accessibles changent la vie quotidienne des personnes handicapées)
  6. Convergences entre les besoins d’accès mobile au SI, la conception pour tous et l’accessibilité numérique
  7. Gérer la conformité des sites Web aux normes d’accessibilité
  8. Table Ronde
    « Quels chemins vers la conformité WCAG2.0 ? »
  9. Accessibility Steps
  10. AcceDe Web
  11. MIPAW
  12. Retour d’expérience et choix de Tanaguru
  13. EPUB 3 – des ebooks accessibles à tous
  14. La production de livres scolaires accessibles avec ePub 3.0
  15. Le projet LIA (Libri Italiani Accessibili) : vers un service de distribution grand public de livres numériques accessibles en Italie
  16. Les applications mobiles mieux accessibles à tous
  17. Rendre les systèmes d’informations urbains accessibles à des personnes handicapées
  18. Conclusion

Mon avis global

Cette session, bien plus que les autres années, véhiculait l’idée d’une accessibilité pour tous. Précédemment, positionnement de BrailleNet oblige, l’ensemble de la journée était fortement teintée de handicap.
Cette année, les interventions mettaient plus en valeur des usages que des usagers. Il faut dire que la technologie de ces derniers temps, avec l’utilisation des smarphones et leurs flots d’applications, nous enthousiaste tous.

La journée commençait par le témoignage de deux grosses entreprises (Sanofi et Microsoft) valorisant le fait que l’accessibilité n’est pas une option chez eux.
Sanofi a mis en place une personne à plein temps, fait régulièrement appel à l’externe pour des prestations en accessibilité et forme ses collaborateurs.
Microsoft met en avant le fait que la technologie doit s’adapter et que faire de l’accessibilité revient à créer de meilleurs outils, pour tous. Chez eux, l’accessibilité est à chaque étape.

Microsoft pense que l’accessibilité doit être mieux et plus intégrée dans les programmes universitaires et scolaires et qu’elle devrait être mieux comprises (expliquée, donc) aux directeurs financiers et services client.

Enfin, Microsoft souhaiterait la mise en place d’un organisme mondial coordonnant les effort, les méthodes et certifiant l’expertise.

La session suivante était particulièrement intéressante grâce aux démonstrations de Robin Christopherson. Il valorisait l’utilisation de son smartphone (tout est accessible dans son iPhone) et a montré comment, bien qu’aveugle, il :

  • envoie un tweet en quelques secondes,
  • connaît la couleur d’une pochette,
  • se fait indiquer l’emplacement de la touche « @ » sur son clavier,
  • demande un renseignement en langue étrangère (bon… peu concluant !),
  • etc.

Démos avec VoiceOver, Siri, etc.
http://fr.wikipedia.org/wiki/VoiceOver
http://fr.wikipedia.org/wiki/Siri_%28logiciel%29

Introduction

par Dominique Burger

L’introduction a été l’occasion de faire quelques rappels :

  • “Pour Dominique Burger, le manque d’accès à Internet est facteur d’exclusion professionnelle et sociale “
  • “Pascal Guitton met l’accent sur le vieillissement de la population comme enjeu en matière d’accessibilité “
  • “15 % de la population mondiale vivent avec un handicap”
  • “Il n’y a quasi pas d’université formant des ingénieurs en information ayant une formation en accessibilité “
  • “Les sites Web accessibles voient leur trafic naturel s’accroître de 15 à 30 %”

@victorbritopro

Les enjeux de l’accessibilité numérique dans les grandes entreprises

Bruno Ménard (Sanofi ; CIGREF)
Vice-président du CIGREF

Le CIGREF est une association qui accompagne les grandes entreprises dans le développement des systèmes informatiques.
Sa mission : promouvoir la culture numérique comme source d’innovation et de performance.

Sanofi (industrie pharmaceutique) est particulièrement intéressé par les problématiques de e-santé : accompagner les plus loin possible les patients lorsqu’ils sont chez eux.
L’accessibilité numérique est donc un enjeux économique pour Sanofi.

Les « frameworks » doivent intégrer nativement les impératifs d’accessibilité (gros efforts fait par Microsoft sur SharePoint par exemple)

Pour y parvenir :

  • Prévoir des formations pour les développeurs
  • S’y prendre en amont
  • Dialoguer avec les fournisseurs pour intégrer les besoins en accessibilité
  • Tutoriel dans l’intranet pour les éditeurs

Ils ne font pas de mesure sur l’impact en ressource quant au fait qu’ils vérifient tous les sites mais ils considèrent que l’accessibilité prise en compte dès le début augmente le coût du projet de quelques point ; prise trop tardivement, cela à montrait à un quart du coût.

Ils gèrent l’accessibilité des sites SANOFI, des brochures internes, des vidéos, conversations téléphoniques (via interprète) ou encore l’accessibilité de la notice d’un médicament via smartphone (bientôt).

Moyens
Un ETP est nécessaire.
Ils font appel à des prestations externes et mettent en place des formations pour les collaborateurs.

Leur ROI est essentiellement basé sur la conviction. 🙂

La méthode de mise en place est de :

  • commencer par les fondamentaux
  • faire du pas-à-pas
  • privilégier plutôt de l’imparfait sur un grand périmètre que du très conforme sur un petit périmètre
  • en faire une démarche d’entreprise (via une charte)

Le message que Bruno Ménard voulait faire passer :

  • S’occuper de l’accessibilité en amont ;
  • le faire en toute humilité.

NB : Sanofi s’est engagé à rendre son site Web conforme au niveau AA des WCAG (A pour les sites des filiales)

L’innovation inclusive dans la conception des produits TIC grands publicsl

Robert Sinclair (Directeur de l’accessibilité (Chief Accessibility Officer) chez Microsoft)
@MSFTEnable @robert_sinclair
http://aka.ms/EnableBlog
rob.sinclair@microsoft.com

Robert Sinclair, qui rappelle que 15% de la population est concernée par de l’accessibilité numérique, fait par ailleurs remarquer que 100% de la population vieillit.

Il n’y a pas d’usager typique.

Inclusive Innovation :

  • inclusive design
  • disseminated Expertise
  • Conscientious innovation
  • Support Services

La technologie doit s’adapter aux personnes (ce n’est pas à moi de m’adapter)
Mettre en place des fonctionnalités sur les produits qui permettent d’améliorer leur utilisation.
Microsoft met en avant que son leitmotiv est de permettre à chacun de réaliser son potentiel.

3 composantes :

  • Personnes : formation, etc.
  • Pratiques d’affaires : accessibilité à chaque étapes par exemple
  • Produits et techno.

Peu d’entreprises comprennent l’intérêt business de l’accessibilité.

Causes

Les personnes ne comprennent pas qu’avec l’accessibilité il s’agit de créer de meilleurs outils pour tout le monde.

Solutions

Réfléchir à la manière dont on travaille :

  • accessibilité dans les programmes universitaire et scolaire
  • les directeurs financiers, les services clients, etc. ont besoin de comprendre l’accessibilité
  • meilleure collaboration dans le monde
  • organisme mondiale certifiant des personnes en tant qu’expert d’accessibilité

“Microsoft voudrait une : International society of accessibility professionals”
@oxymore

Accessibilité – Puissance et promesses (Comment ordinateurs de bureau et applications mobiles accessibles changent la vie quotidienne des personnes handicapées)

Robin Christopherson (AbilityNet)
@USA2DAY

Si Microsoft n’avait pas pris en compte l’accessibilité dès le DOS puis avec Windows, Robin – qui est aveugle – n’aurait pas eu les mêmes études.
Le smartphone est la deuxième révolution. Ex. d’utilisation avec iPhone : tout est accessible.
N’utilise plus que son iPhone (avec un clavier) et le cloud plutôt qu’un ordinateur.

Applications pour aveugles – ou non – et gratuites – ou « presque » – qui aident au quotidien : traduction, Skype pour demander de l’aide, GPS, couleurs.
+ appli qui permet de poser des questions (ex : photo du clavier et question pour savoir où est l’@.) ; et c’est la communauté qui répond.

Démos avec VoiceOver, Siri.
http://fr.wikipedia.org/wiki/VoiceOver
http://fr.wikipedia.org/wiki/Siri_%28logiciel%29

Convergences entre les besoins d’accès mobile au SI, la conception pour tous et l’accessibilité numérique

Renaud Cornu-Emieux (École de Management des Systèmes d’Information)

Rappel : on ne se connecte plus en majorité via PC mais depuis terminaux mobiles (smartphones, tablettes)
L’école ne propose pas une formation d’expert accessibilité mais intègre des bases pour avoir la capacité de creuser la problématique d’accessibilité quand on y est confrontés.

Gérer la conformité des sites Web aux normes d’accessibilité

Shadi Abou-Zahra (W3C/WAI et WAI-ACT Project)
Activity Lead, WAI International Program Office
http://w3.org/People/shadi/
shadi@w3.org

  • étendre la collaboration
  • créer des supports pour guider les développeurs
  • créer des méthodologies d’évaluation harmonisées
  • coordonner la recherche et le développement car la technologie avance à grande vitesse.
  • Ligne directrice de référence

Base de données de document de support.
Ex : « alt »
Les catégoriser par besoins : ex. : je fais un tableau, je fais un site web utilisable au mobile, etc.
Développer, via des groupes de travail, des méthodo pour les décideurs.

  • Méthodologie harmonisées

Il n’y ni bon ni utile que chaque entreprise ait sa propre méthode.

  • Coordination de recherche
  • Support accessibilité

Quelle technologie est supportée sur quel support

  • Notes sur les applications

Associer les barrières les plus fréquentes à l’accessibilité à un support permettant des les couvrir
(souvent barrières très très simples)
Education and Outreach Working Group (EOWG)

  • Adoption et référencement de la norme WCAG

pour les décisionnaires
apporter des bonnes pratiques

  • évaluation des sites web

le but est de dév. une méthodo harmonisée et internationale.

Question / Réponse : Quels sont les outils d’évaluation proposés par le W3C ?
Liste d’outils : 120
voir sur la page d’accueil du WAI : « évaluation »
Liste pas à jour

http://www.eticode.fr/

http://w3.org/WAI/ACT/

Table Ronde
« Quels chemins vers la conformité WCAG2.0 ? »

(Cette partie m’a particulièrement intéressée ; si je trouve le temps, je fais un billet là-dessus)

Présentation de différentes réflexions autour de la problématique : comment s’organiser de façon pragmatique pour mettre en place la conformité à WCAG.

Accessibility Steps

Aurélien Levy – Temesis
@goetsu

« Accessibility Steps » comprend deux étapes :

  • “First Step” : 100 consignes automatisables considérées comme gérant des erreurs
  • “Second Step” :  consignes automatisables signalées en tant qu’alertes

Avec First et Second, on couvre la base technique des éléments à avoir vu avant d’appeler un expert accessibilité.

L’idée c’est de décharger les experts sur des choses qui sont automatisables et permettre aux développeurs de l’implémenter de manière simple, sans avoir recours à l’expert

First : https://checklists.opquast.com/accessibilityfirststep
Second : https://checklists.opquast.com/accessibilitysecondstep

AcceDe Web

Sébastien Delorme – Atalan
@sebcbien

Notices adaptées à la gestion de projet
Des sociétés et des écoles soutiennent le projet
orienté projet et pragmatique

Question/Réponse : Olivier Nourry est gêné que la méthodo AcceDe Web garde cette idée de commencer par le graphisme.
> Dans la notice de conception graphique, on intègre des éléments fonctionnels
La notice prend en compte les éléments qui pourraient avoir un impact ultérieurement dans le déroulement du projet.

http://accede-web.com/

Support de présentation :

MIPAW

Jean-Pierre Villain – Qelios
@villainjp

Voir : http://www.slideshare.net/Qelios/mipaw-modle-dimplmentation-progressive-de-laccessibilit-du-web

Retour d’expérience et choix de Tanaguru

Oliver Rabet
Chef de projet à Universcience
@noliverte

témoigner des difficultés à mettre WCAG en place
Comment vendre en interne l’accessibilité qui a l’air souvent très technique et qui n’intéresse pas, au premier abord, les décideurs.
« qualité web » pour vendre l’accessibilité

Choix : Tanaguru

  • tableau de bord pour communiquer
  • contrôler certains points technique

Voir : http://www.tanaguru.com/

EPUB 3 – des ebooks accessibles à tous

Markus Gylling (Consortium IDPF et Daisy)

Chaque éditeur travaille dans son coin. On ne cherche absolument pas de compatibilité ou de passerelle.
L’accessibilité en pâtit.

La production de livres scolaires accessibles avec ePub 3.0

Gerald Schmidt (Pearson Education)

Le projet LIA (Libri Italiani Accessibili) : vers un service de distribution grand public de livres numériques accessibles en Italie

Cristina Mussinelli (Association Italienne des Editeurs)
htp://www.editeur.org/109/Enabling-Technologies-Framework/
cristina.mussinelli@progettolia.it

Question/Réponse : ePub en France ?
Tous les acteurs de la France on choisi ePub comme format.

Les applications mobiles mieux accessibles à tous

Susanna Laurin (Funka Nu AB)

La vraie révolution d’internet c’est quand les personnes en situation de handicap ont pu utiliser internet
Focaliser sur la loi : mauvaise approche
Le smartphone peut être consulté rapidement ou pendant qu’on fait autre chose (debout par exemple).
Pas de réseau à trouver (wifi)
Le smartphone n’est pas pratique pour taper un texte

Recommandation :

Faire les choses très simple à utiliser : avant, cela était particulièrement important pour les handicapés, maintenant, c’est important pour tout le monde à cause de la façon dont on utilise notre smartphone (dans la rue par mauvais temps, dans le bus, à vélo, etc.)
Les recommandations autour des couleurs et des contrastes sont très important pour tout le monde (utilisation à l’intérieur ou au soleil).

La zone reconnue comme étant celle à laquelle on a accès est prévue pour les droitiers mais pas pour les gauchers.
Funka Mobile Guidelines
48 guidelines – 6 chapters

Plusieurs possibilités si je veux faire mon site web en mobile :

  • responsive design (même si l’utilisateur peut ne pas reconnaître le site qu’il connaît bien sur l’autre terminal)
  • Limiter le contenu. Ex : American Airlines – uniquement le formulaire de réservation de billet – Choisir une seule fonctionnalité (mais les gens utilisent de plus en plus les terminaux mobiles pour surfer donc ils peuvent vouloir l’exhaustivité des infos sur leur mobile. Le mieux serait d’avoir les deux.
  • Des services différents pour le mobile (même remarques que précédemment). Ex : BBCiPlayer : d

www.funkanu.com/mobile

« There is not such thing as an average user ».

Rendre les systèmes d’informations urbains accessibles à des personnes handicapées

Jacques Lemordant (INRIA)

Projet Open Street Map (prochain congrès à Tokyo)

Démonstration d’une application permettant de se faire guider, pas à pas, sur un itinéraire.
Voir : http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/guider-les-malvoyants-avec-la-realite-augmentee-audio

On peut facilement mettre 5 villes en mémoire dans le téléphone
INRIA fournisse l’outil mais c’est aux utilisateurs (communautaire) de fournir les informations.
Bientôt sur l’apple Store / Androïd
En attendant, pour l’obtenir, envoyer un e-mail à Jacques Lemordant

Conclusion

par Dominique Burger

  • Pour chacun de nos actes, nous avons besoin d’information. Cette information, de plus en plus, est disponible quelque part sous forme numérique.
  • Les usages de cette information se démultiplient.
  • Il n’y a pas d’utilisateur typique : l’accessibilité apparaît comme l’art de traiter tous les cas particuliers, s’adapter à tous les besoins qui sont très divers.
  • Tout le monde a besoin d’accessibilité.

Intervention à la formation Expert Accessibilité

Dans la catégorie « Mon nombril », je vais intervenir lors de la formation Expert accessibilité de Temesis (oui, oui, c’est la classe, je sais).

Cette formation au programme alléchant propose en effet des « mini-conférences » qui permettent de couvrir un périmètre large, l’expert en accessibilité n’étant pas un robot appliquant un référentiel droit dans ses bottes et les œillères bien fixées.

Je succède à Denis Boudreau, Stéphane Deschamps, Nicolas Hoizey, Xavier Borderie, Christophe Porteneuve, etc (1). C’est vous dire ma fierté !

J’y serai en tant que Responsable qualité web, le but étant de présenter mon poste, comment ça se passe au quotidien, comme j’en suis arrivée là, etc.
Je suis impatiente de partager avec les stagiaires, mon poste arrivant, je trouve, à un tournant ou des questions concrètes et pragmatiques me font considérablement avancer.

J’aurai aussi l’honneur de faire partie du jury validant les mémoires des stagiaires. (pour tout versement de pots-de-vin, passer par le formulaire de contact de mon site)

Je remercie d’ores-et-déjà Temesis de me donner l’opportunité de partager mon expérience et mon enthousiasme pour mon poste, ainsi que l’opportunité d’assister aux présentations.

(1) Voir « Formation expert Accessibilité : bilan séminaire 2 » et « bilan séminaire 3« 

« Intégrer l’accessibilité dans une démarche qualité » – Résumé

Introduction

La vidéo de l'interview avec audio-description, sous-titres, langue des signe...
La vidéo de l'interview avec audio-description, sous-titres, langue des signes...

Partons d’un exemple : un intégrateur très motivé doit mettre en ligne une vidéo de deux personnes – Sheldon Cooper et Leonard Hofstadter – en interview. Plein de bonne volonté, il met tout en œuvre pour rendre sa vidéo accessible : transcript, sous-titres, audio-description, langue des signes, etc. Malheureusement, tout ça lui prend beaucoup de temps, la rédaction du transcript est longue et fastidieuse parce qu’il ne comprend pas tous les termes techniques, les sous-titres sont parfois illisibles à cause des textes incrustés à l’écran et la réalisation de la vidéo en langue des signes a été très difficile car il a fait appel à un ami signeur et a dû filmer avec du matériel qui n’est pas adapté.

Résultat : notre intégrateur a le sentiment d’avoir passé beaucoup de temps et dépensé beaucoup d’énergie pour un résultat décevant. Il est totalement découragé et décidera probablement de ne plus prendre en compte l’accessibilité sur les prochaines vidéos.

Comment aurait-il pu éviter cette situation ?

Objectif

Objectifs de la conférence : pourquoi, comment intégrer l'accessibilité dans une démarche qualité
Pourquoi, comment intégrer l'accessibilité dans une démarche qualité

L’objectif de cette conférence est de donner des pistes pour éviter ce type de situation d’échec. Intégrer les problématiques d’accessibilité dans une démarche d’amélioration continue de la qualité nous semble être la bonne solution. Pour cela, voici quatre grands principes à appliquer.

#1 Intégrer l’accessibilité en amont

Principe #1 : intégrer l'accessibilité en amont
Intégrer l'accessibilité en amont

En intégrant les considérations d’accessibilité dès la conception du projet, on s’offre plusieurs avantages :

  • Si vous êtes clients, vous vous assurez d’avoir un prestataire capable de prendre en compte l’accessibilité. De plus, vous envoyez au marché le message que c’est une exigence de plus en plus demandée.
  • Si vous êtes prestataire, cela pourra être un plus, un avantage concurrentiel.
  • Dans tous les cas, vous anticipez ainsi les contraintes techniques liées aux outils et vous pouvez faire vos choix techniques et fonctionnels en connaissance de cause.
  • Et bien sûr, en intégrant l’accessibilité en amont et tout au long des développements, vous gagnerez du temps par rapport à une intégration en mode « rattrapage » en fin de projet.

Comment faire pour intégrer l’accessibilité en amont ?

  • Choisissez une direction. Cela peut-être l’Accessibilité avec un grand « A », cela peut-être le business, le service, etc.
  • Identifiez les objectifs qui vont servir à aller dans le sens de cette direction.
  • Signalez votre volonté d’accessibilité dans des chartes, cahiers des charges, spécifications, etc. Évitez toutefois le simple paragraphe générique (type « Le site doit être accessible selon le niveau double-A des WCAG »). Il vaut mieux une dilution du message contextualisé dans les différents contenus : des éléments concernant les graphistes dans la charte graphique, des éléments autour de la vidéo dans les spécifications pour la vidéo, etc.

#2 : Avoir un sponsor

Avoir un sponsor pour accompagner l'accessibilité
Avoir un sponsor pour accompagner l'accessibilité

Le sponsor est une personne assez haut-placé dans la hiérarchie qui aura la possibilité de porter l’accessibilité. Il va favoriser les échanges entres les équipes et les services. Son appui motivera l’appropriation collective des pratiques d’accessibilité.

Comment trouver votre sponsor ?

  • Il va d’abord falloir convaincre votre sponsor. (1)
  • Surtout, utilisez des arguments ciblés et adaptés ! Ne parler pas de référencement pour un intranet, par exemple, mais visez bien vos arguments en fonction des objectifs du sponsor.
  • Enfin, le sponsor n’a pas besoin d’être un expert en accessibilité ; ce n’est pas du tout ce qu’on lui demande. Il faut surtout qu’il soit convaincu car on compte sur lui pour rappeler la prise en compte de l’accessibilité et son importance tout au long du ou des projets.

#3 : Répartir les responsabilités

Principe #3 : Répartir l'accessibilité entre tous les intervenants
Répartir les tâches d'accessibilité entre tous les intervenants

Remettez chacun fasse aux responsabilités de son métier ; le graphiste prend en compte les critères graphiques, le contributeur les critères de rédaction, etc. Car la compétence en accessibilité se construit collectivement ; ce n’est pas (uniquement) l’affaire d’un expert.
De plus, les actions en faveur de l’accessibilité sont ainsi réparties en petits lots ; c’est bien plus facile ainsi de la mettre en place.
Chacun étant conscient de ses tâches et de son rôle à jouer, vous favorisez ainsi la naissance d’automatismes et donc favorisez une mise en place durable et naturelle de l’accessibilité dans la production. (C’est ty pas beau, ça ?!)

Comment répartir l’accessibilité entre chaque intervenant ?

  • Sensibilisez chacun par rapport à son métier ; inutile de parler des contrastes des couleurs au développeur. L’idéal, est de fournir à chacun des fiches listant les éléments d’accessibilité qui le concernent. Ne recopier pas simplement les critères tels qu’ils sont formulés, mais faites de vraies fiches explicatives si vous voulez faire passer votre message. (2)
  • Accompagnez vos intervenants le plus possible ; votre objectif est de les convaincre à la fois de l’utilité de l’accessibilité mais aussi que sa mise en place est possible sans gros bouleversements ni perte de temps.
  • Bien sûr, quand cela est possible, faites de la formation et faites suivre des (bonnes) formations.

#4 : Intégrer l’accessibilité en mode amélioration continue

Principe #4 : Gérer l'accessibilité en mode amélioration continue
Gérer l'accessibilité en mode amélioration continue

Le principe de l’amélioration continue est d’échelonner les tâches en cycles itératifs. En matière d’accessibilité numérique, tout ne peux pas être traité d’un coup et rester pérenne dans la vie du site. Les éléments d’accessibilité se perdent s’ils n’ont pas été intégrés dans les processus de production.

De plus, les cycles itératifs permettent de mesurer les progrès entres deux mises en lignes importantes.

Comment intégrer l’accessibilité dans un cycle d’amélioration continue ?

  • Surtout, ne présentez pas l’accessibilité comme un monobloc à passer en force. Pensez toujours en terme de multi-touches que vous allez organiser, prioriser, répartir.
  • N’attendez donc pas une version parfaite pour mettre en ligne mais faites les concessions nécessaires (par rapport à la réalité du terrain : temps, compétences, etc.), améliorez (processus, formation, code) et faites une nouvelle mise en ligne. Puis …recommencez (améliorations > mise en ligne > améliorations > …) !
  • Faites des audits entre deux mises en ligne importantes et communiquez sur les résultats. Vous envoyer ainsi un retour aux différents intervenants qui font des efforts en matière d’accessibilité et vous envoyer aux décideurs le message que des progrès sont faits, sans prise de temps conséquente.

En résumé

Vous venez de mettre en place un processus d’accessibilité en démarche qualité car :

  • Vous vous êtes fixé, en amont, une direction, des objectifs pour la servir et des critères – objectifs et mesurables – pour y parvenir.
  • Vous avez assuré l’implication des différents intervenants grâce à votre sponsor et à la montée en compétences.
  • Vous avez mis en place un cycle itératif d’amélioration continue.

(1) : L’objet de notre intervention ne portant pas là-dessus, nous ne nous sommes pas penchés sur les arguments pour convaincre. Cela pourrait d’ailleurs faire l’objet d’une conférence à part entière …Qui la fait quand et où ?! 😀 [Retour]

(2) : Voici deux exemples montrant à quoi ces fiches peuvent ressembler : Exemple de fiche accessibilité pour webdesigner et contributeur (PDF, 400 Ko)
(Nota bene : le PDF n’est pas encore balisé, oui, c’est une honte, mais comme ça je sors le résumé le plus rapidement possible et j’améliore ensuite 😉 !) [Retour]

Merci beaucoup à Sébastien d’avoir présenté cette conférence avec moi et d’y avoir apporté toute son expertise et son expérience en matière d’accessibilité.

Merci au W3Café pour l’organisation de cette journée accessibilité. Vivement les prochains événements !

D’autres que moi en parlent :

Diaporama

5ème Forum Européen de l’Accessibilité Numérique – Compte-rendu

En résumé

D’un point de vue global, la 5ème édition du Forum Européen de l’Accessibilité Numérique (FEAN) était un bon cru.
Si, effectivement, les experts peuvent être déçus de ne plus y apprendre grand chose, on peut se poser la question de qui est réellement le public. Une problématique qui revient sur certaines conférences d’évangélisation : le public des convaincus vient là où il faut réussir à amener le public à convaincre.
Avec une thématique « Coûts et bénéfices » et des présentations d’outils, j’étais venu y chercher de l’argumentaire et de la méthodologie. Comme souvent, j’ai été déçue de ne pas y trouver plus de concret (par contre, on a été servi en bla-bla politique et en bla-bla commercial !). Malgré tout, j’en retiens pas mal d’informations intéressantes.

Si je devais résumer les messages les plus fréquents de la journée :

  • prendre en compte l’accessibilité dès la conception
  • la formation est la clé (former les intervenants pour que chacun intègre les briques d’accessibilité propre à son niveau et ait une vision globale des briques des autres)
  • les états et les lois ont leur rôle à jouer pour accompagner et convaincre

On n’a pas contre entendu assez à mon goût (mais on l’a entendu !) l’idée de l’accessibilité comme utile à tous et non pas à un public en particulier. Non, l’accessibilité ce n’est pas pour les handicapés !

Puisque j’ai évoqué le discours politique, rappelons tout de même que le décret d’application de la loi de février 2005 a été mis en application en mai 2009 et qu’il ne reste donc que quelques mois aux organismes publics pour mettre le site en conformité avec les règles d’accessibilité.

Mise à jour 19/05/2011 : les actes du colloques sont en ligne. J’en ai profité pour ajouter les liens vers les diaporama.
Voir aussi les vidéos Braillenet.

Notes

Sébastien Delorme, Atalan
L’accessibilité au service du e-recrutement

Pourquoi se préoccuper de l’accessibilité du e-recrutement :

  • cohérence avec les valeurs et la politique sociale de l’entreprise
  • audience élargie
  • respect de la réglementation (6% des effectifs)

Une méthode qui peut s’appliquer à un site de e-recrutement …comme à beaucoup d’autres :

  • signaler dès le cahier des charges la volonté d’accessibilité
  • si on pense utiliser un CMS, voir sur quoi on a la main et choisir son prestataire en fonction de ce qu’on pourra faire de l’outil
  • accompagnement de l’expert accessibilité tout au long du développement
  • recette et liste des points à traiter pour une montée de version
  • formation des rédacteurs et des administrateurs en fonction de leur profil et de leur champ d’intervention

Diaporama, PDF et résumé

Donal Rice, Autorité Nationale du Handicap (Irlande)
Keynote : Usage des TIC pour l’éducation inclusive : coûts et bénéfices

Cette présentation a l’avantage d’avoir présenté des coûts et des bénéfices mais aussi des outils et des exemple concrets de l’accessibilité.

10 à 12% de la population mondiale est en situation de handicap et ce chiffre va augmenter.

Si on estime que l’éducation d’un enfant avec des besoins spécifiques prend 2 à 4 fois plus de temps, une étude montre aussi que le coût de la non-intégration de la population handicapée à la vie sociale et au monde du travail s’élève à 35,8% du PIB d’un pays (Chiffre : UNESCO, Europe centrale et Indonésie)

Diaporama de D. Rice (PDF)

SNCF
La politique du groupe SNCF en matière d’accessibilité du Web

La SNCF a présenté certains de ces sites et à apportés des témoignages sur leur mise en place de l’accessibilité. Dans l’ensemble, il s’agissait surtout de présenter un site en 5 minutes et de dire « à telle date on a fait ça et c’est mieux ».
La SNCF a toutefois été félicitée par le président de la Fédération des Aveugles et Handicapés visuels de France pour leurs efforts et leurs actions.

A noter : la SNCF utilise Safeguard comme outil de remontées des erreurs d’accessibilité. Un outil que je ne connais pas.

Diaporama de la SNCF (PPT)

James Odeck (The Norwegian University of Science and Technology, and Norwegian Public Roads Administration
Kenote : Évaluation économique de la conception pour touts dans les transports : l’expérience norvégienne et son application dans les TIC

L’intervention de James Odeck était particulièrement intéressante et concrète. Même si ici l’accessibilité n’était pas numérique, cette présentation nous remet en tête un principe majeur que l’on doit transmettre et re-transmettre : l’accessibilité permet de couvrir des besoins d’une population spécifiques mais les mesures mises en place sont bénéfiques à tous.

L’exemple très concret pris était la mise en place d’une entrée de plain-pied dans les bus. Sans même parler du côté agréable pour tout le monde (à pied et sans charge), cette entrée permet aux fauteuils mais également aux poussettes ou aux valises à roulettes de rentrer facilement. Le temps gagné pour cet accès facilité profite à tous (temps de « chargement » et temps du parcourt au global), etc.

Angeetdemon75 sur Twitter : très intéressant ce norvégien : accessibilité utile pour tous et non pour les handicapés… Et oui c bien de ne pas l oublier

Pensez à tous ces usages du quotidien indispensable à un public handicapé et dont vous ne voudriez pas vous passer : ascenseurs, escalators, télécommande…

Ronald Schild
Keynote : La numérisation des livres : une situation gagnant-gagnant pour les usagers handicapés et les éditeurs

sebsol sur Twitter : DRM kill accessibility. Another reason to drop it

Nissone sur Twitter : L’ebook va avoir recours à la séparation contenu/forme. …ben, fallait nous demandé, on vous l’aurait dit 😀

Diaporama de R. Schild (PPTx)

Thomas Logan, HiSoftware
Comment les outils de vérification de conformité peuvent améliorer la qualité et réduire le cycle de développement

HiSoftware présentait entres-autres leur outil Compliant Sheriff (que je ne connais pas plus que Safeguard)

Diaporama de T. Logan (PPTx)

Matthieu Faure, Open-S
Audit d’accessibilité : comment repousser les limites de l’automatisation ?

sanvin sur Twitter : #tanaguru : y’a quelques trucs vraiment bon, automatiser plus certains tests…

notabene sur Twitter : Légère mauvaise foi de @mfaure quand même des fois

Diaporama de M. Faure (PDF)

Jean-Marie D’Amour, Institut Nazareth et Louis-Braille
Réduire le coût tout ua long de la chaîne de production

Si une partie de la conférence de Jean-Marie D’Amour m’a déçue, c’est parce su elle me renvoyais a mon vécu. Autant cela fait toujours du bien de voir qu’on est pas tout seul, autant j’étais vraiment venue chercher de l’argumentaire.
Je retiens tout de même les solutions avancées :

  • le partage des responsabilités
    Voir par exemple : Accessibilité Web > Répartition > WCAG 2.0
  • la formation en fonction des profils, des métiers, des taches
  • l’accompagnement
  • et aussi la démonstration : rien de tel, dit-il, qu’un aveugle faisant une démonstration pour faire comprendre.
notabene sur Twitter : distribution des tâches et formation ciblée ça doit être dit et redit

Olivier Nourry, Micropole et Jean-Pierre Villain, Qelios
Optimiser l’intervention experte dans un projet web

Voilà une conférence dont je suis pressée de récupérer le support de présentation (1).
Olivier Nourry soulève en autre un point particulièrement pertinent : il ne faut pas confondre l’expert accessibilité et l’expert en évaluation. L’expert en évaluation intervient au moment d’auditer le site et son expertise est arbitrée par le référentiel. L’expert accessibilité intervient sur la globalité du projet. S’il ne faut pas le confondre avec les différents intervenants, il est là pour former et accompagner chacun sur son étape du projet. Son intervention se prolonge par du support en continu (e-mail, téléphone, etc.)

notabene sur Twitter : Différencier expert en accessibilité et expert en évaluation. Ouf, enfin.
(1) Mise à jour :
Le support de présentation est disponible : Optimiser l’intervention d’un expert accessibilité (Retour)

Élie Sloïm, Temesis
Industrialiser l’accessibilité d’un parc de sites

Ou comment un audit rapide sur un parc complet avec Opquast Reporting permet de se faire une idée rapide et de prendre des décisions globales.

PatriceBTwit sur Twitter : @ElieSl vient de présenter une approche de type évaluation heuristique pour l’accessibilité

Cynthia Waddell, International Center for Disability Ressources on the Internet
keynote : Poursuites juridiques pour défaut d’accessibilité aux USA

Ou comment des exemples de poursuites aux États-Unis peuvent nous alerter sur ce qui peut arriver en France.

N’oublions pas que les associations n’attendrons pas pour réagir et que la politique d’un organisme d’état et d’une entreprise peut être très rapidement commentée et diffusée en matière d’accessibilité numérique (en bien comme en mal).

Diaporam de C. Waddell (PPTx)

Outils

Je retiens aussi que du côté des outils, il y a pas mal de choses que je devrais creuser. Si jamais vous avez déjà des retours d’expérience…)

Les outils cités :

  • Safeguard
  • Opquast
  • Tanaguru
  • Compliant Sheriff

(et curieusement, pas Ocawa)

W3Café Accessibilité, Sud Web et Web UX

Le W3Café Accessibilité vient donc juste de mettre en ligne son programme …le même jour que Sud Web et que Web UX ! (mais on soupçonne ces deux-là de faire leurs coups ensemble, hein).

Voici donc de beaux jours en perspective pour la bande de geeks euh… de passionnés du web que nous sommes.

Pour voir ce qui vous attend :

  • le programme du W3Café Accessilité
    où j’aurais le plaisir de présenter avec Sébastien Delorme la conférence « Intégrer l’accessibilité dans une démarche qualité« . Le but de notre présentation est d’aider à identifier ses objectifs d’accessibilité et de les mettre en place dans une méthode qui permet de les suivre sur la durée.Vous y entendrez aussi parler de la navigation par un aveugle, rédaction web et accessibilité, PDF accessible, ARIA, etc.
  • le programme de Sud Web
    où j’aurais -encore- le plaisir de présenter en 5 minutes mon retour d’expérience sur le pourquoi-comment on a créé un poste de gestion de la qualité webdans mon entreprise. Je reviendrais tout simplement sur les besoins identifiés et comment le responsable qualité web y répond.Venez-y pour y (entendre) parler de SVG, mobile, feuilles de style dynamiques, gestion de projet, perspectives, etc.

  • le programme de Web UX
    où je n’aurais ni le plaisir de parler, ni le plaisir d’écouter, snif, mais on ne peut pas être partout et, en l’occurrence, je serais dans le train.Par contre, on y entendra parler d’expérience utilisateur, de contenus web, de performance web, de web analytics, etc. Ah la la ! je sens que je vais rater quelque chose !

A bientôt au W3Café et/ou à Sud Web (et amusez vous bien à Web UX) !

Ressources de référence

Ressources (françaises) de référence pour se lancer, suivre et se perfectionner dans la conception, l’intégration, le design, etc. de sites web orientés qualité, standards, accessibilité, expérience utilisateur, etc.

Vos propres références sont les bienvenues en commentaire.

(et à propos de la veille : Faire de la veille)

Articles et billets

Outil

  • Projet Opquast – Gestion de la qualité
    #qualitéweb  #referentiel #bonnespratiques
    http://www.opquast.com

Communautaire

(forum, liste de diffusion, discussion, etc.)

Événements

  • W3Café
    http://france.w3cafe.org
  • Paris Web
    #conférences #ateliers
    www.paris-web.fr

Pourquoi l’accessibilité ?

L’accessibilité, c’est rendre un site navigable par tous, quelque soit le matériel utilisé (lecteur vocaux, par exemple), quelque soit le handicap (moteur, par exemple), quelques soient les choix du visiteur (javascript désactivé, par exemple).
D’un point de vue social et éthique, c’est déjà beaucoup, mais l’accessibilité apporte d’autres avantages encore. En terme de développement, l’accessibilité représente quelques lignes de codes en plus, quelques infos utiles, l’utilisation de la balise adéquate… Le « coût » est faible et les gains sont variés et ne profitent pas qu’aux seuls internautes handicapés.

En Février 2005, la Loi sur l’Accessibilité Numérique laissait aux quelques 5000 sites publics français jusqu’à 3 ans pour être accessible à tous. Plusieurs sites privés, pourtant non concernés par cette obligation, ont d’ores et déjà fait le choix de l’accessibilité. On peut penser qu’ils ont anticipé une généralisation de la loi, aux sites commerciaux, par exemple, et se sont alignés. Mais le premier impact pour eux, en plus de s’ouvrir à une part supplémentaire de la population, est, bien sûr, l’image de marque, l’impression donnée qui va de l’ouverture d’esprit au respect du visiteur.

Et le nombre de visiteurs à bénéficier de ces efforts est bien plus important qu’on ne se l’imagine. Il y a d’abord, bien sûr, les non-voyants, les handicapés moteurs. Mais les obstacles que l’accessibilité abat concernent aussi les personnes âgées, malvoyantes, les handicapés mentaux… En tout, 30% de la population française déclare rencontrer des difficultés, plus ou moins importante*. 30% de la population qui bénéficient directement des mesures d’accessibilité. Car indirectement, nous en profitons tous. En veillant à des impératifs d’accessibilité, on met à la disposition de chaque visiteur des infos pratiques en plus, on veille à avoir une navigation fluide, on laisse beaucoup de liberté à chacun quand à l’affichage.

Non seulement le site y a gagné en ouverture vers ses visiteurs, mais il y gagne aussi en qualité de code et toutes ses considérations optimisent son référencement. Il ne s’agit pas de miracle ou de techniques pointues propres aux référenceurs, mais de détails auxquels les moteurs de recherche seront sensibles : des titres de liens renseignés, des balises sommary et caption détaillées, l’attribut longdesc utilisé à bon escient… sont autant d’informations données aux moteurs de recherche, cernant ainsi mieux votre page et votre site.

Le développement d’un site en considérant les points d’accessibilité vous permet donc d’obtenir un code plus propre, plus efficace, ergonomique et ouvert à tous. Des articles à venir vous détaillerons, de manière pratique, comment faire. Pour les plus curieux, voici quelques liens utiles :

L’accessibilité numérique et handicap

J’assistais hier à une conférence sur l’accessibilité pour les sites web et autres supports numériques.
Plutôt destinée à convaincre les décideurs encore hésitants, elle présentait des cas concrets d’entreprises ayant fait le choix de l’accessibilité.
Les avantages relevés étaient divers :

  • une meilleure image (y compris par rapport à la concurrence qui n’a pas fait ce choix),
  • utilisation de l’intranet par tous les employés,
  • parts de marché supplémentaires (handicapés, personnes rencontrant des handicaps, personnes âgées)
  • le développement de services spécifiques à un handicap et qui s’avèrent intéresser l’ensemble de la population

Sans compter qu’un code accessible entraîne un travail de réflexion sur le site, le code, etc. On observe :

  • un site plus ergonomique et donc une clientèle plus satisfaite par le service,
  • un meilleur référencement,
  • une maintenance plus facile, plus fluide
  • des pages plus légères donc moins de ressources utilisées

A savoir :

  • 3,2 millions d’handicapés en France
  • 9,2 millions de seniors dont 2,6 millions d’internautes
  • La loi sur l’accessiblité numérique, adoptée la semaine dernière, impose aux 5506 sites web publics de se rendre accessibles aux personnes handicapées dans un délai de 3 ans.
  • Le projet Support-EAM (Soutien d’un label de qualité pour l’accessibilité du Web) est une initiative européenne qui travaille à la mise en place d’un label pour les sites Internet accessibles.