Des petits moines, des photos et des textes

Les petits moines – LivreAvec Jean-François, on s’est lancé dans un petit projet : un livre de photos accompagnées de textes.

Tout est parti de là :
Jef s’est amusé à prendre en photo des figurines de petits moines souriants et sereins. Stef a dit « Oh, tu devrais en faire un livre ! » (1). Cathy a dit « Ah oui, si tu le fais, j’en prend un ! ».
Je crois que l’idée a mûrit dans sa tête et, quelques semaines plus tard, il me demandait de faire des calligraphies pour accompagner les photos.

Le défi, c’était de trouver la juste proportion : de faire des textes qui avaient eux-mêmes une âme mais qui restaient dans le même esprit que les photos : simples, sans chi-chi mais élégants (bon, ben vous me direz si c’est réussi ou pas selon vous 😀 !)

Quant à la rédaction des textes, j’ai été surprise : je n’ai eu qu’à regarder chaque image pour me laisser dicter par le petit moine ce qu’il était en train de nous dire sous sa fleur, à côté de son caillou, sur une souche de bois, etc.

Le résultat (je vous passe la période angoissante du choix de l’imprimeur, du papier, de la couverture, etc.), c’est un joli (2) petit livre (entre un A5 et un A4), avec une couverture qu’on a choisit matte et tramée pour aller avec le côté nature des photos) que nous vendons en auto-édition.

Faire un livre, comme ça, à partir de ses « créations » a vraiment été pour moi quelque chose de très plaisant. Si vous êtes vous-même tenté (par un livre ou toute autre réalisation), je vous conseille de le faire ! C’est stimulant et rigolo (pour peu qu’on ne le prenne pas trop au sérieux (mais hé, les petits moines étaient là pour nous rappeler à la sagesse 😉 !)

(1) Du coup hop, obligé de nous faire la préface 😉 Merci encore Stéphane. ‐ Retour

(2) Ben moi je l’aime bien, quoi. C’est tant mieux d’ailleurs ! ‐ Retour

Les petits moines
Jean-François Renauld et Delphine Malassingne
62 pages
47 photos en couleurs – 45 textes
24 x 16,5 cm – Couverture souple
20 €
Auto-édition

Pages intérieures

Enregistrer

Enregistrer

Internet et société : la responsabilité des professionnels

Parmi toutes les conférences que j’ai vues et aimées cette année à Paris Web, certaines m’ont particulièrement marquée par rapport à leur thématique. En effet, il me semble que plus d’une présentation nous renvoyait à notre responsabilité en tant que professionnels et utilisateurs d’Internet.

« La rencontre entre hacktivisme et sociétés civiles, un enjeu pour les libertés numériques » d’Amaëlle Guiton m’a permis de rattraper un retard que je cachais honteusement. Mais pas que ; loin de là.

Nous vivons, avec l’arrivée somme toute récente d’Internet, une nouvelle révolution après celle de l’imprimerie (je n’invente pas cette belle image mais reprends ce que j’ai entendu). Notre capacité à communiquer avec toute la planète et à transmettre est sans limite. Sans limite ? Le politique a bien compris le pouvoir que donne Internet et se pose les questions de ces limites. Mais se pose-t-il les bonnes questions ? Internet n’est pas une question politique. Internet est un support qui équipe la société et la société (civile, mondiale) ne doit pas le laisser lui échapper pour être contrôlé par un pouvoir politique, soit-il capitaliste, anarchiste, socialiste ou tout autre -iste.

Internet est un outil qui équipe la société. Il ne doit pas être récupéré par le mercantile et le politique

Oui, mais Internet, c’est compliqué. Comprendre en quoi la liberté du Net c’est important (cf. « Vers une nouvelle éthique » de Xavier Mouton-Dubosc), ce n’est pas (encore) à la portée de ma mère, mon voisin, mon boucher qui a autre chose à faire. Les enjeux de la liberté individuelle et de la vie privée vont bien plus loin que le « je n’ai rien à cacher » de ma cousine lycéenne et de mon épicier réac’.

Mais nous, professionnels du web, nous sommes bien mieux placés que les politiques pour comprendre notre média et ses possibilités. Nous nous y intéressons, connaissons sa mécanique, sommes consommateurs et acteurs. Il reste encore un rôle que nous pourrions choisir de revêtir : vulgariser et transmettre.

Si nous ne le faisons pas, c’est TF1 qui le fera.

Mais que transmettre ? À mon sens et en m’appuyant sur les conférences qui ont motivé ce billet, je dirais :

  • En quoi Internet est notre – nous, les citoyens du monde – média, fait de nos données ?
  • Comment le monde mercantile utilise et pourrait utiliser Internet (nos données) ?
  • Que souhaite-t-on qu’Internet devienne ? Projetons-nous dans 100 ans.

Dans cette révolution que nous vivons, depuis les premiers rangs pour les professionnels que nous sommes, nos actes et nos non-actes seront la cause de ce que sera Internet demain.

À nous de nous emparer d’Internet avec recul et discernement.

Car Internet est un nouvel eldorado pour notre monde capitaliste. Les possibilités que l’on entrevoit actuellement ne sont sûrement rien par rapport à ce que cela va devenir. Les perspectives que nous donne, par exemple, Avi Itzkovitch dans sa conférence « Designing with Sensors: Creating Adaptive Experiences » sont autant de nouveaux services que nos appareils pourront nous rendre – et je m’enthousiasme autant à cette idée que je me réjouis de mon utilisation actuelle de mon mobile. Mais n’est-ce pas autant de raisons de s’inquiéter de la compromission de la liberté individuelle, de la disparition de la vie privée ? Si certains s’en inquiètent, la réponse pour moi est la même que ci-dessus  : à nous d’être responsable de notre support, de vulgariser pour le « grand public », de réfléchir et de se projeter pour être sûrs de ne pas créer un monstre.

Olivier Thereaux et Karl Dubost nous ont donné des premières pistes de réflexion avec « Esthétique et pratique du Web qui rouille » – à nous de les creuser.

Chaque utilisateur d’Internet doit être vigilant par rapport à ce qu’il met en ligne et à la manière dont il utilise ses applications. Mais c’est à nous – professionnels du web – de relayer ce message de vigilance sans dramatiser mais de vulgariser, donnant à chacun la possibilité de prendre position.

Liens

Ces quatre conférences ont motivé ce billet mais de nombreuses autres ressources vont pouvoir nous aider à cette prise de conscience et à la transmission.
Voici quelques éléments que je peux vous indiquer :

Remerciements

Merci aux orateurs que j’ai cités ci-dessus pour ce partage et merci aux auditeurs qui y ont ajouté leurs questions et leurs points de vue.
Merci à Paris-Web pour ces choix qui n’étaient pas si évidents ; merci vraiment !
Merci à Ekino qui m’a permis d’assister à ces journées de conférences.

Mes autres articles sur Paris Web 2013

De l’enthousiasme post-Paris Web

Cette année, c’était la première fois depuis 2008 que je venais à Paris Web en tant qu’auditrice. Avoir fait partie du staff et redevenir simple « consommateur » est une délectation (mais chut ! il ne faut pas que les staffeurs le sachent : je ne voudrais pas qu’ils aient envie de quitter l’équipe, ils sont trop bons).

En étant qu’auditrice, j’ai pu profiter des conférences et je me suis réjouie des choix faits pour le programme. J’ai particulièrement apprécié qu’il y ait des conférences nous faisant prendre du recul sur nos métiers et notre support.

J’ai également pu, enfin !, discuter aux pauses et profiter des gens. Je n’ai pas échangé longuement mais j’ai pu saluer plein de monde et discuter avec des gens que je ne connaissais pas – ce qui est aussi le but de tels événements. J’ai eu des retours intéressants sur ma conférence – auditeurs, vraiment, allez parler aux orateurs aux pauses, ils ne demandent que ça !

Photo Nazcange – CC by-NC-SA

Je reviens de Paris Web pleine de cette belle énergie que les gens s’insufflent les uns aux autres quand ils se réjouissent d’être là. Je reviens de Paris Web avec le constat, encore une fois, que nous aimons notre métier et, plus encore, que nous voulons le faire bien, même quand il faut se battre pas-à-pas pendant des années pour ce bien. Je reviens de Paris Web avec une prise de conscience toute personnelle ; je me sens plus mature et mieux préparée à transmettre. Je reviens de Paris Web avec le sentiment d’avoir reçu un cadeau et d’être plus riche, maintenant, de le transmettre.

Photo Nazcange – CC by-NC-SA

Je lis de-ça, de-là, des retours difficiles post-Paris Web. Pour avoir fait partie du staff je sais comme le retour peut être difficile. J’ai déjà eu des « baby blues » à couper au couteau. C’est douloureux et ingérable. Cette année, le staff a en plus dû gérer un nouveau lieu (et quel lieux !) avec son lot de difficultés. Une centaine d’auditeurs en plus que les autres années (une centaine d’heureux en plus ! merci le staff).
Bien heureusement, certains, je le sais, n’ont pas du tout été raisonnables ; c’est tant mieux. Et si leur Paris Web blues est accentué par ce manque de sommeil, réjouissez-vous : vous devez votre état au plaisir que vous avez su prendre et à l’investissement que vous avez su mettre. Et pis bon, je le sais très bien que si c’était à refaire vous le referiez.

Photo frphoto1 – CC by-SA

Alors oui, le retour au quotidien est souvent difficile – pour tous ; viennent parfois se greffer de mauvaises nouvelles dont on se serait bien passées, mais réjouissons-nous, tous : si certains sont dans un triste état, c’est du trop plein qu’ils ont reçus. Transmettez ce trop plein. Qu’il soit de connaissances, de tendresse, d’énergie, du plaisir de donner, etc.

Savourons le plaisir de ces deux ou trois jours en mettant en application, en testant, en transmettant. Faisons durer cette belle énergie reçue.

Photo frphoto1 – CC BY-SA

Poste de responsable qualité web

Le responsable qualité web (ou « gestionnaire de la qualité web » ou « manager de la qualité web ») a pour mission d’identifier et d’assurer le suivi qualité via des objectifs fixés en veillant à l’industrialisation, à l’innovation et à l’amélioration continue.
En plus des objectifs propres à chaque projet, il veille aux critères spécifiques au support web : interopérabilité, accessibilité, performance, etc. et vise une expérience utilisateur globale positive.
conformite4
Ses responsabilités :

  • s’assurer de la conformité par rapport aux attentes de qualité :
    • établir indicateurs et critères en fonction des objectifs (du projet / de la société)
    • rédiger et mettre à jour les spécifications techniques ou les spécifications autour des valeurs/niveaux de qualité souhaités
    • mettre en place les moyens d’atteindre les objectifs (outils, processus, accompagnement des équipes)
  • assurer l’amélioration continue :
    • des processus
    • des outils
    • via des itérations audit > analyse > plan d’action > audit
    • via une veille dense et restitution (veille en ligne, conférence, formation)
    • via l’identification de besoin en formation / en compétence et mise en place
  • animer la qualité et la montée en compétence
    • vulgarisation, évangélisation
    • animation autour de la qualité, dialogue entre les métiers, partage de connaissances
  • Participer à la visibilité de la société auprès de clients et collaborateurs potentiels
    • prises de paroles sur les sujets de la qualité en tant que Responsable qualité web de la société
    • organisations d’événements au nom de sa société
    • rédaction d’articles sur un blog de société

Son périmètre :

Le responsable qualité web intervient de bout en bout des projets : de la conception à la maintenance en passant par le développement.
Il dialogue avec les différents métiers pour prendre en compte les contraintes et les objectifs propres : graphisme, ergonomie, référencement, intégration, développement, e-marketing, rédaction, …
Il ne se substitue pas à l’expert mais doit pouvoir comprendre et dialoguer avec chacun.

Ses besoins :

  • Travailler en parallèle des projets et de la production
  • Amélioration continue via la veille et la formation permanente (veille, conférences, formation) pour être à jour et participer à l’innovation
  • Interactions permanentes et échanges avec les métiers
  • Outils de tests, d’automatisation, de reporting, d’alerte…

Son rattachement doit lui permettre d’avoir la légitimité à intervenir auprès des équipes.

amelioration3

Mémento Sites Web – Les bonnes pratiques – v3

Rappels

Les bonnes pratiques Opquast

Les bonnes pratiques de la qualité web (Opquast checklist) sont un référentiel de critères de qualité pour les pages et applications web.

Cette liste est gérée sous le projet Opquast (pour « Open Quality Standards ») mais construite par une communauté de contributeurs.

Une bonne pratique est retenue parce qu’elle fait consensus et uniquement si elle répond aux exigences suivantes :

  • vérifiable par n’importe quel utilisateur
  • internationale
  • réaliste
  • apportant une valeur ajoutée

Le mémento des bonnes pratiques

La liste des bonnes pratiques Opquast a fait l’objet d’un mémento Eyrolles :  Sites web – Les bonnes pratiques.

Ce mémento est un fascicule dépliant, plastifié qui permet de consulter rapidement et facilement la liste des bonnes pratiques.

Mémento v.3 / Bonnes pratiques Opquast v.2 ?

Bonnes pratiques v.1

La première version des bonnes pratiques date de septembre 2004 et un premier mémento a été édité pour l’occasion.

Néanmoins, pour des raisons de lisibilité principalement, une deuxième version du mémento a été produite en janvier 2009 toujours sur la base de la première version des Bonnes pratiques.

Bonnes pratiques v.2

Au tout début de l’année 2010, le projet Opquast a lancé un appel à contributeurs afin de revoir entièrement la liste des bonnes pratiques et de l’actualiser, au besoin.

En février 2010, une nouvelle liste de 217 critères a été validée. Cette nouvelle version du référentiel a fait l’objet d’une nouvelle version du mémento, la 3ème donc.

En savoir plus sur l’atelier Opquast (bonnes pratiques v2)

Les mémento des bonnes pratiques v.3

Le mémento Sites web – Les bonnes pratiques est donc basé sur le référentiel 2010.

Sur 18 pages, ce dépliant contient toujours :

  • une rapide présentation de la qualité web
  • un mode d’emploi
  • la liste des bonnes pratiques classées par catégories
  • les dix principes de la qualité web

Mais cette version s’agrémente également :

  • d’un petit guide de mise en œuvre des bonnes pratiques
  • de la liste des critères classés par profil (design, intégration, éditorial, référencement)

Cette nouvelle édition du mémento des bonnes pratiques offre donc bien plus que quelques ajustement éditoriaux et esthétiques.

Mémento des bonnes pratiques Opquast ouvert sur les pages "par profil métier"
Mémento des bonnes pratiques Opquast ouvert sur les pages "par profil métier"

Acheter le mémento chez Eyrolles
Acheter le mémento chez Amazon

Le projet Opquast

Mettre en place la gestion de la qualité web

article06Ma première prise de parole en public (je ne compte pas les présentations au travail) fut cet atelier sur la qualité web dans le cadre de Paris Web 2010.

Pour me faciliter le travail, il y avait peu de monde dans la salle. Je dis ça sans aucune ironie : cela nous a permis de beaucoup échanger !

Le but de l’atelier était précisément d’échanger autour de mon expérience : comment on a mis en place le poste de qualiticien web au sein d’une « agence web » intégrée dans un grand groupe financier.

D’abord, qu’est-ce que la qualité web ?

de shandopics (by-nc-nd)
"Peace on the Horizon" de shandopics (CC by-nc-nd)

En fait, il faut surtout commencer par dire ce que n’est pas la qualité web.

Ce n’est pas l’atteinte de la perfection, ni de la conformité à tout prix, ni de dire que le travail a été bien fait ou mal fait.

Le poste de qualiticien web, c’est une fonction support ayant pour but d’accompagner les équipes de production, les processus et les outils, pour leur permettre de travailler au mieux vers les objectifs fixés.

Et la qualité web, c’est la gestion de normes de qualité – objectives et mesurables – qui répondent à un objectif fixé.

Les missions de la qualité web

Les missions du qualiticien web sont au service de l’amélioration continue de la qualité.

Les audits

Les audits se font sur des référentiels choisis en fonction des objectifs de qualité visés.

Le but d’un audit n’est pas le résultat (pourcentage de conformité) mais l’analyse.

Les outils de l’audit

Le mémento des bonnes pratiques
Le mémento des bonnes pratiques
  • Les objectifs globaux (accessibilité, standards, expérience utilisateur, principes internes, etc.)
  • Les listes de critères répondant à ces objectifs :
    • Les bonnes pratiques de la qualité web Opquast
    • Accessiweb
    • référentiels internes
    • Etc.
  • Outils de suivi : Opquast Reporting, outil interne, etc.)
Opquast Reporting
Opquast Reporting

La documentation

"Sur les pas de Saint Vincent de Paul à Folleville" par luc legay (CC by-sa)
"Sur les pas de Saint Vincent de Paul à Folleville" par luc legay (CC by-sa)
  • Récolte des avis des experts, rédaction ou accompagnement de la rédaction, mise à jour et communication de documentation de référence.
  • Vulgarisation sur des points techniques particulier afin de partager et de communiquer. Exemples : fin de prise en compte du support graphique d’IE6 malgré un pourcentage encore élevé de visites.
  • Le rôle du qualiticien n’est pas d’imposer ce qu’il y a dans la documentation mais d’expliquer pourquoi tel choix va dans le sens des objectifs visés. Si une préconisation n’est pas suivie, c’est donc en connaissance de cause et des conséquences.

Les outils de la documentation

Un simple traitement de texte suffit tant que la documentation est pédagogique, vulgarisée, adaptée à son ou ses publics.  Faites des schémas, utilisez des images, donnez des sources et des références.

La veille

Le qualiticien web est sorti de la production. Il a donc une position particulièrement confortable pour faire de la veille et la transmettre.

Les outils de la veille

De nombreux outils existent à choisir selon son propre usage : gestionnaires de favoris en ligne, aggrégateur RSS, micro-blogging, laisser son adresse mail dans les salon puis se faire spammer pour d’autre salons, conférences, etc.

A propos de la veille : Faire de la veille

Le support

La qualité web s’assure que les métiers de la production ont les outils et processus nécessaires pour aller vers les objectifs de qualité choisis.
En plus de la veille, le qualiticien est vigilant par rapport aux besoins en formation.

Les outils du support

La machine à café, contacter les experts identifiés sur un sujet et les faire venir pour une formation sur mesure, etc.

La communication

"Communication" par P Shanks (CC by-nc)
"Communication" par P Shanks (CC by-nc)

La communication et la diffusion d’informations sont transverses à toutes les activités du qualiticien web qui doit permettre à tous – techniciens /  non techniciens ; convaincus / non-convaincus – de tendre en toute connaissance de cause vers les objectifs de qualité.

Les outils de la communication

Utiliser  tout ce qui est à votre porté : blog d’entreprise / intranet, réunions / petits-déjeuner, mails, etc.

Le profil du qualiticien web

Le qualiticien web est transverse à tous les métiers de la conception web. Il doit donc avoir des connaissances sur de nombreuses compétences (éditorial, webdesign, intégration, développement, référencement, ergonomie, performance, etc.) afin de pouvoir communiquer avec chacun et accorder l’ensemble.

Il porte une fonction d’évangélisation : ce doit être un communiquant et il doit faire preuve de pédagogie et d’adaptation à chacun.

Enfin, le qualiticien est au service des objectifs, y compris les objectifs business. Il est tourné vers la production et doit avoir l’esprit pragmatique (et non idéaliste dictatorial !)

En conclusion

Le poste du qualiticien web est encore émergeant. La façon dont il a été décrit ici est basé à la fois sur mon expérience propre, ce vers quoi je pense qu’il faut tendre et les manques actuels.

Lorsque le poste de qualiticien web sera intégré beaucoup plus largement, les missions décrites ci-dessus seront certainement amenées à se modifier légèrement.

Néanmoins, le poste de qualiticien web sera toujours celui de la gestion de la qualité et de l’amélioration continue.

Et à propos de la surqualité évoquée pendant les échanges :
Conformité, validation et surqualité
Quelques commentaires traînent sur le web à propos de cet atelier :

Diaporama

De l’importance des descriptions

descriptionLa description de chacune des pages d’un site est un excercice qu’il ne faut pas négliger et qui peut demander du temps.

La description <meta>

La description contenue dans la balise de méta-données n’est pas prise en compte dans l’analyse de la page par les moteur de recherche. Néanmoins, elle est reprise par les moteurs, et notamment par Google, dans les résultats de recherche.
Elle joue donc un rôle important sur le taux de clics depuis une recherche.

Elle doit permettre à un internaute (un humain ; la description de la balise <meta> ne s’adresse pas à un moteur) d’être convaincu que l’information qu’il cherche est sur notre site.
Elle doit être rédigée de sorte à être compréhensible (et non une suite de mots), elle n’a pas besoin de reprendre les mots-clé déjà présents dans le titre.

La description dans les annuaires

La rédaction de description intervient également lorsque l’on inscrit son site dans des annuaires.

L’article ci-dessous revient de façon intelligente sur la méthodologie d’inscription dans les annuaires. Il s’agit surtout de démontrer pourquoi il ne s’agit pas de quantité (backlinks à volonté) mais bien encore de qualité (annuaire de qualité, renseignements soignés et différenciés)

Il est donc important de penser à rédiger différentes versions de description du site (et bien sûr, que cette description soit différente de celle de la balise <meta>)

La description d’un site, d’une page d’un site est donc un exercice de rédaction à part entière. Elle a un impact à la fois sur le référencement naturel et sur la motivation de l’internaute à visiter un site.

La description inutile

C’est du moins le point de vue défendu par Sébastien Billard dans son billet « SEO : ces optimisations qui ne servent à rien (ou presque) » évoqué dans la « Petite veille référencement naturel – mai 2010« 

Audit de qualité – Pistes d’analyse

J’ai eu la chance de tester la nouvelle version du référentiel Opquast à titre professperso… non, à titre professionnel (avec Opquast, je ne sais jamais si je le fais pour le boulot ou pour le plaisir !)

img03

Bon, déjà, 217 bonnes pratiques à tester à la main (les tests automatiques n’étaient pas encore prêts), avec la bonne méthode (1), ben finalement, ça se fait.

Une fois que c’est fini, on a un résultat ; un pourcentage de conformité.

Ce qui me semble important – en dehors d’un état d’avancement et de marge de progression – c’est l’analyse que l’on peut en tirer.

En effet, plus que le résultat global, j’ai axé mon analyse sur :

  • les résultats par niveau
  • les résultats par « typologie » de critères

L’analyse par niveau

Constater que les résultats sont meilleurs sur les BP (Bonnes Pratiques) de niveau 1 démontre que les équipes web ont le bon esprit. Elles ne se perdent pas dans les détails et le peaufiné sans avoir traité les points importants en priorité.

Un taux de conformité globale à… disons 60% mais avec 30% de conformité en niveau 1 pour 80% de conformité en niveau 3 signifierait une mauvaises gestion des priorités et peut-être même une méconnaissance du média ! Rien que ça.

par-niveaux2

L’analyse par typologie de critères

Opquast a eu la bonne idée de classer les BP par groupes thématiques.

Avant d’analyser les résultats de mon audit, je me suis posé la question :

  • des objectifs du site,
  • et de la fréquence d’utilisation de certains éléments (ex. : tableaux, Flash) et de l’importance de l’information contenue

A l’aide de ces deux éléments, de manière naturelle, des typologies de critères se sont détachées comme étant plus stratégiques que d’autres.

Ce sont donc sur ces groupes que s’est focalisée mon attention.

En plus de l’analyse en détail, constater que la conformité globale des typologies stratégiques est plus élevée que celle des typologies mineures démontre encore que les équipes web suivent un axe logique par rapport à leurs buts.

radar

Analyse en détail

Et bien sûr, une analyse d’un audit de qualité web n’est pas, certainement pas, une suite de pourcentages et de graphiques (aussi jolis soient-ils).

Une fois qu’on s’est focalisé sur un groupe de BP, on regarde en détail les points de non-conformité.

  • Est-ce que ces points concernent tous une même étape (compétence, planning, outil) ?
  • Est-ce qu’ils sont modifiables facilement ?
  • Est-ce qu’ils font partie d’un choix stratégiques et n’ont pas à être modifiés ?

On se pose le même type de question sur les points de conformité et on se rend compte qu’on en tire rapidement des conclusions sur les axes forts et les axes faibles d’un site, d’une méthode, d’une équipe, etc.

À vos analyses !

coche

(1) Il y a, si on veut, des formations pour ça chez ces messieurs de Temesis.

Des sites web de qualité grâce à …vous !

Opquast - Open Quality Standarts

Quand j’ai commencé à m’intéresser à ce qu’on va appeler le web de qualité (standards, accessibilité, expérience utilisateur, etc.), j’ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes qui m’ont donné les bonnes références. (Ne partez pas ! ce billet ne va pas parler que de mon nombril !)

Autre que les liens vers les spécifications du W3C (imbuvables pour une débutante !), on m’a bien sûr indiqué des sites tels que OpenWeb ou Pompage.

C’est à cette même époque (2005 ?) que l’on m’a fait découvrir le projet Opquast.

Opquast était merveilleux pour la débutante que j’étais car il liste des bonnes pratiques toutes pleines de sens. Je découvrais à la même époque que ce n’était pas un hasard si chacune de ces bonnes pratiques étaient intelligente : elles avaient été conçues selon des critères exigeants et en collaboration (en groupe, on réfléchit mieux que tout seul, ben oui).

Cette liste de bonnes pratiques a été rapidement accompagnée d’un outil pratique de mise en œuvre : Mon Opquast.
Non seulement j’avais cette liste à disposition, des explications de l’utilité de ces bonnes pratiques, mais en plus, j’avais une interface simple pour suivre l’application (ou non) de ces préconisations.

Depuis, je suis devenue une grande (si, si) et Mon Opquast est toujours aussi utile pour moi. Il l’est également au sein de mon entreprise car il permet un suivi simple et partagé de la qualité de tout un parc de site.

Le web évolue, comme chacun sait, rapidement. Et la liste des bonnes pratiques est en train d’être revue. Ce que ça donne ? 235 bonnes pratiques candidates au moment où j’écris ces lignes, plus des propositions, plus des refusées… le tout proposé à votre sagacité. Oui, la votre. Car après une élaboration en comité restreint (à laquelle j’ai eu le bonheur de participer), les bonnes pratiques sont soumises aux commentaires de tous.

Participer à ce genre d’initiative est particulièrement enrichissant. Cela permet d’avoir sous les yeux un condensé à la fois des habitudes de professionnels obsédés intéressés par la qualité, des désaccords argumentés entre ces créateurs de sites web, de se soumettre soi-même à une méthode constructive et exigeante, le tout au service de la qualité des sites web. Bref, que du bonheur.

Comme à chaque fois que je suis enthousiaste, j’ai l’impression d’être confuse. Si je devais résumer en une phrase : « Vous faites des sites web et vous aimez le faire bien ? Participez à l’appel à commentaire de Opquast V2 » :

…Et si je m’étais faite payée à chaque fois que j’avais fais de la « pub » pour Opquast, je serais riche et Opquast serait sur la paille ! 😀

Des outils pour gérer, programmer, répliquer, etc. des tweets

Contexte

Depuis Juin 2009, mon site sur les films de vampire s’est offert un fil Twitter (@FilmsVampires).
Bon, avoir un fil Twitter, c’est bien, en faire quelque chose, c’est mieux.
J’ai donc mis en place toute une organisation pour le gérer le plus efficacement possible (sans que ça me prenne trop de temps parce qu’il paraît que j’ai une vie et un boulot en dehors de mes chers vampires !)

Comme je suis une éternelle insatisfaite, que je veux toujours la petite fonctionnalité peu rependue mais si indispensable à mes yeux et que je suis capable de tester-utiliser-déprécier autant d’outils que j’en trouve, j’ai un tour d’horizon à vous proposer.

Besoins

Pour chacun des points ci-dessous, il faut que je puisse le faire depuis la maison, le boulot ou ailleurs. Il me faut donc nécessairement une application en ligne.

Avant tous, je cherche à pouvoir programmer des tweets. Le but est de consacrer un temps restreint de ma journée aux vampires et qu’ensuite ils se débrouillent tous seuls, sans que je doive apprendre les dates des événements vampiriques par cœur. Cela me permet aussi d’étaler l’ensemble de mes tweets-vampires dans la journée plutôt que de tous les faire dans la même demi-heure.

Je ne suis pas la seule à twitter sur les vampires. Il est donc important que j’ai un œil sur les autres fils d’actualité vampirique pour pouvoir re-twitter les infos qui m’intéresse.

Après avoir ouvert mon fil Tweeter, j’ai rapidement ouvert un fil Identi.ca. J’ai également une page Facebook Films-vampires.com, une « timeline » Friendfeed, etc. Autant de pages sur lesquelles, en plus de la page d’accueil du site, les tweets doivent être répercutés.

Bien sûr, je mets souvent des liens dans mes tweets. Bien sûr, ces liens doivent être raccourcis. J’aime bien pouvoir personnaliser mes liens, c’est-à-dire avoir « twilight-interview » plutôt que « x297dxDF4 » dans l’URL.
D’abord, c’est plus agréable pour l’utilisateur ; il a une idée de où il va.
Ensuite, c’est toujours quelques mots-clé glissés aux moteurs d’indexation.
Bon, ce n’est pas non plus très critique vu que certains outils parmi ceux que j’utilise re-transforment automatiquement les URL (d’ailleurs, c’est bien quand on peut les empêcher de le faire).
Mais, de toute façon, rien que pour moi et pour l’administration de ces liens, c’est plus agréable de pouvoir les identifier.

Ensuite, une fois que j’ai mis un lien … ben j’aime bien avoir des stats dessus ! Savoir combien de gens ont cliquer dessus et quand.

Enfin, bien sûr, je regarde si mes tweets sont re-twittés et par qui.

Outils

FriendFeed

Friendfeed
  • Sans que j’ai besoin de m’en occuper, il récupère et affiche mon fil Twitter dans ma « timeline« 

http://friendfeed.com/

Twuffer

Twuffer
  • Twuffer est hyper-simple, hyper rapide pour commencer à l’utiliser (pas de création de compte mais utilisation des identifiants Twitter)
  • L’interface est jolie
  • Il permet de programmer des tweets uniquement à chaque heure.
  • Mais il ne permet pas de les modifier.

Trop simple, je l’ai abandonné au profit de TweetLater (devenu depuis SocialOomph)

Interface de Twuffer

TweettLater devenu SocialOomph

Social Oomph
  • Il permet de programmer des tweets, à la minute prêt.
  • On peut modifier facilement le tweets.
  • L’interface n’est pas très jolie mais elle est claire.
  • Des offres payantes existent ; je me dis donc qu’en cas de plantage, il y a une chance qu’ils réagissent vite.
  • Il ne permet pas de répercuter automatiquement les tweets vers autre chose que Twitter.

www.socialoomph.com

Interface de programmation de tweet de Social Oomph

Ping.fm

Ping.fm
  • Ping.fm m’a permis d’envoyer automatiquement une info vers Twitter et Identi.ca (Youpi ! je ne trouvais pas de moyen de gérer Identi.ca automatiquement).
    En principe, il aurait dû aussi me permettre d’envoyer la même info sur ma page Fan Facebook mais ça n’a pas marché (ceux qui ont essayé savent que ce n’est pas trivial dès qu’il s’agit de la page Fan).
  • Cela dit, HelloTxt utilise GetSatisfaction et j’ai donc profité d’un support pratique et actif… Je n’ai toutefois pas réussi à corriger le problème et c’est une des raisons pour laquelle j’ai quitté Ping.fm pour HelloTxt mais…
  • Par ailleurs, Ping.fm ne permet pas de programmer des tweets.

http://ping.fm

HelloTxt

HelloTxt
  • Je pensais avoir trouvé tout ce que je cherchais avec HelloTxt ; « mais ».
  • Permet d’envoyer une info à la fois vers Twitter et vers Identi.ca
  • Permet aussi automatiquement d’envoyer l’info sur ma page Fan Facebook. Au moins, en théorie, car, en pratique, ça n’a pas marché pour moi ici non plus. HelloTxt utilise également GetSatisfaction comme support mais, là non plus, je n’ai pas réussi (et ai laissé tomber ce besoin).
  • Le service raccourcit automatiquement les URL …et permet de lui interdire, facilement, de le faire.
  • HelloTxt permet de programmer des tweets mais pfff ! C’est dans un coin d’interface, on ne peut pas modifier le twitt après (et je passe mon temps au moins à re-prioriser mes tweets en fonction des nouvelles infos).
  • Enfin, le gros problème au niveau de la programmation de tweets, c’est la fiabilité ! Il est déjà arrivé que certains de mes tweets ne soient pas envoyés (et le but de la programmation est de ne pas avoir à revenir vérifier que c’est parti)

J’ai donc quitté HelloTxt.

http://hellotxt.com

HootSuite

HootSuite

Le tout dernier en date !
Je commence tout juste et ça m’a l’air très bien.

  • Je peux, sur un seul écran, voir mes tweets programmés, mon fil Twitter, les fils que je suis et les re-tweets que l’on m’a faits. (Et ça, c’est la configuration que j’ai choisi mais c’est entièrement paramétrable).
  • Je peux programmer des tweets et les modifier facilement (contenu et date et heure de programmation). Les tweets sont programmables sur tranches de 5 minutes.
  • Si je veux aller plus loin, je pourrais également gérer plusieurs compte. Le système de création d’onglet paramétrable sera très pratique pour cela.
  • Je ne peux pas répercuter les tweets automatiquement vers d’autres services.

http://hootsuite.com

Interface de Hootsuite

MinURL

MinURL
  • MinURL permet de raccourcir des URL avec liens personnalisés ou non
  • Il donne des statistiques sur les liens créés via MinURL

MinURL me convient très bien et je n’ai pas, pour l’instant, rencontré un service qui me paraisse plus avantageux pour raccourcir les URL.

www.minu.me

Interface de MinURL
Voilà où j’en suis aujourd’hui. Vu le nombre d’application Twitter, je suis sûre que vous utilisez des outils différents ; vos commentaires sont les bienvenus ! D’ailleurs, si vous connaissez mon outils de rêve (programmation de tweets, duplication sur Identi.ca et page fan Facebook, statistiques sur liens raccourcis personnalisés) et qu’il n’est pas cité ci-dessus, n’hésitez-pas à me le signaler !

RSS – Qu’est-ce que c’est ? Comment s’en servir ?

Résumé

RSS est un système qui vous permet de recevoir dans un lieu centralisé toutes les actualités des sites que vous aurez choisi. RSS ne nécessite pas de laisser son adresse ou ses informations personnelles sur des sites ; au contraire, RSS va chercher l’information sur les sites et la ramène.

Qu’est-ce que RSS ?

RSS est l’acronyme de Really Simple Syndaction.

On utilise couramment l’expression « fil RSS » ou « flux RSS« . On parle également de syndication.

Qu’est-ce qu’un flux RSS ?

Un « fil RSS » ou « flux RSS » est un ensemble de contenus mis à disposition des internautes.

Inscrire un fil RSS à sa liste de fils signifie que l’on souhaite recevoir les nouveaux contenus du fil.

Par exemple, une inscription au flux RSS de « Google Actualités » permet de recevoir automatiquement chaque nouvelle actualité.

Le flux peut envoyer un morceau de l’article (titre, chapeau) ou l’article complet.

Affichage flux RSS

En haut : Exemple d’un flux RSS qui envoie uniquement le titre et le chapeau d’un article. Il faut cliquer sur le titre pour basculer sur le site envoyeur et voir l’article en entier.
En bas : Exemple d’un flux RSS qui envoie la totalité de l’article : titre, contenu, images, liens… On peut consulter la totalité de l’article depuis l’agrégateur.

Comment recevoir des flux RSS ?

Les éléments d’un flux RSS sont récupérés dans un agrégateur : il s’agit d’un programme qui reçoit tous les flux RSS auxquels on s’est abonnés. Cela permet de les consulter tous depuis un seul endroit sans avoir à consulter les sites d’où proviennent l’information.

Prenons l’exemple d’une personne inscrite à un fil RSS sur l’actualité de sa ville, un fil sur le jardinage, un fil sur les sorties cinéma, un fil sur le site perso d’un ami… Cette personne peut, quand elle le souhaite, consulter son agrégateur. Imaginons que, depuis sa dernière visite, une nouvelle exposition a été annoncée sur le site de sa ville et que son ami a écrit sa dernière aventure sur son site perso.

Son agrégateur lui signale et lui affiche alors les nouveaux contenus : la prochaine expo de sa ville et le dernier article écrit par son ami.

Au choix de l’auteur du fil, le flux RSS peut :

  • n’envoyer que le titre et le chapeau ;
  • ou envoyer tout le texte.

L’agrégateur a sa propre présentation de l’information (en générale, très épurée et neutre).

Affichage flux RSS / Blog

Exemple d’un article affiché dans un agrégateur et, en dessous, le même article affiché dans son contexte d’origine.

Comment fonctionnent les agrégateurs ?

On peut utiliser deux sortes d’agrégateurs :

  • un agrégateur en ligne, sur Internet. Il faut aller sur le site d’un agrégateur en ligne et s’y inscrire. On dispose alors d’un espace perso accessible de n’importe où il y a une connexion Internet.Ex : Bloglines ; Google Reader
  • un agrégateur intégré au navigateur. Les navigateurs modernes proposent par défaut la gestion des flux RSS (Firefox 3, Internet Explorer 7…).
  • un agrégateur local. Il faut installer le programme de l’agrégateur. On dispose alors d’un espace perso stocké sur son propre ordinateur. Ex : L’extension Sage sur Firefox, RSSReader…

Comment trouver des flux ?

Il existe des annuaires de flux, classés par thématique. On peut les consulter afin de trouver des fils concernant les sujets qui nous intéressent.

Ex : Annuaire RSS de lamoooche.com ; Annuaire RSS de SnyKe.com

Certains agrégateurs en ligne permettent de rendre public sa propre liste de flux. Ainsi, on peut aller voir la liste des fils RSS auxquels s’est inscrit un internaute avec lequel on a un (ou plusieurs !) abonnement commun.

Enfin, au cours de ses navigations sur Internet, il faut avoir le réflexe, quand on visite un site qui nous plait, de regarder si le site ne propose pas aussi un flux RSS.

Comment repérer un flux RSS ?

Icône RSS

L’icône ci-dessus est l’icône traditionnelle pour représenter un flux RSS. Elle sert de repère pour savoir qu’une page propose un flux RSS et où se trouve le lien d’abonnement.

On retrouve cet icône dans les navigateurs qui intègrent une gestion RSS :

RSS géré par les navigateurs

Avec la généralisation des flux RSS, l’icône est parfois détournée. Voici quelques exemples (*) :

Icônes RSS
Le fil ATOM fonctionne sur le même principe que le fil RSS. La différence entre les deux est purement technique et n’impacte pas l’utilisateur final. RSS et ATOM sont deux formats de syndication.)

Comment s’inscrire à un flux RSS ?

Une fois que l’on a repéré un flux RSS auquel on souhaite s’abonner, pour s’inscrire il suffit :

  • Si on utilise l’agrégateur intégré à son navigateur :
    • Repérer l’icône RSS dans la barre d’adresse du navigateur et cliquer dessus
  • Si on utilise un agrégateur en ligne ou local
    • soit de faire un clic-droit et choisir « Copier l’adresse du lien » ; soit de cliquer sur le lien et copier l’URL dans la barre d’adresse.
    • Il ne reste plus qu’à coller ce lien dans la fiche d’inscription de l’agrégateur.
* : Quiz pour les geeks : saurez-vous reconnaître de quels sites proviennent ces icônes ? 😉
Article écrit et édité en juin 2006 et remanié en août 2009.

La prestation orale – Liens

Exemple

La prise de parole

Sophrologie, relaxation

Formation, coaching

  • Pilotis propose de très bonnes formations

Lire aussi : 8 principes efficaces pour surmonter la peur de s’exprimer en public

Ou encore, parmi les « Liens » de nota-bene.org, la section « L’art de la présentation » (non anglophones s’abstenir 😉 )

Faire une prestation orale

Se préparer à parler en public

Avant de parler en public, il y a quelques « trucs » pour se sentir prêt.

Le première des astuces est, bien sûr, d’avoir parfaitement préparer son intervention (voir Préparer une prestation orale).

Répétez-la devant des proches. Qu’ils connaissent ou non le sujet, ils pourront vous remontez leurs impressions et vous servir de miroir pour tout ce que vous faites bien sans même vous en rendre compte (vous avez un bon volume, vous êtes avenant, vous ne restez pas figé, etc.)
Attention, le but de cet exercice n’est pas de remonter la moindre faille mais bien au contraire de positiver un ensemble.

Dans la mesure du possible, venez en avance repérer les lieux, d’où vous parlerez, où vous pourrez placer vos notes (pas à la main !), quels seront les outils à votre disposition et comment marcheront-ils (d’ailleurs, marcheront-ils ? testez-les !).

Mettez tout de votre côté pour vous sentir à l’aise : choisissez des vêtements confortables dans lesquels vous vous sentez à votre avantage.

Juste avant votre intervention, focalisez sur des idées positives :

  • vous vous êtes préparé
  • vous maitrisez votre sujet
  • votre petit(e) ami(e) est dans la salle
  • etc

N’oubliez surtout pas que le public est toujours plus indulgent qu’on peut l’être avec soi-même.

Enfin, focalisez sur les points-forts que vous vous connaissez ou que l’on vous a remonté.

Quelques instants avant que se soit à vous de parler, la respiration sera votre meilleure amie !
Une simple respiration ventrale est déjà d’une grande aide. Isolez-vous (aux toilettes, par exemple). Tenez-vous droit et posez une main sur votre ventre. Inspirez profondément et lentement « par le ventre ». Ensuite, expirez lentement,  par la bouche. Recommencez trois fois.
Si vous ne pouvez pas vous isoler, vous pouvez tout à fait faire discrètement cet exercice sur une chaise en attendant qu’on vous présente.

Cet « exercice » n’est qu’un aperçu de ce que proposent la respiration et la sophrologie. Vous trouverez quelques liens supplémentaires en complément de cet article.

La prise de parole

Il y a deux aspects à la prise de parole en elle-même : la communication verbale et la communication non-verbale.

La communication verbale

Pour la communication verbale, il y a les mots que vous utilisez et la façon dont vous parlez.

Les mots que vous utilisez vous sont propres. Néanmoins, utiliser des mots positifs et bon esprit (bien sûr, à adapter en fonction de votre propos.

Pour votre façon de parler, il y a 4 points sur lesquels vous pouvez vous pencher :

  1. le débit : ni trop lent, ni trop rapide, ni trop régulier d’ailleurs
  2. l’intonation : utilisez la pour faire passer les points forts ; ne soyez pas monotone
  3. le volume : c’est également un outil pour « animer » vos propos
  4. l’articulation : indispensable pour bien vous faire comprendre.

Pensez également aux silences comme un formidable outil que ce soit pour récupérer l’attention de l’audience, insister sur l’importance ce que l’on va dire ou ce que l’on vient de dire, faire sentir les transitions, etc.

La communication non-verbale

La communication non-verbale est très riche et beaucoup de choses passent par elle.

Pensez aux sourires ; soyez avenant.

Le regard est capital surtout dans la façon dont vous le distribuez. Balayez la salle, sans oublier les participants qui sont tout à droite ou tout à gauche. Tant que possible, captez des regards (mais surtout sans insister !)

La gestuelle est aussi un point très important. Ne restez pas figé mais déplacez-vous (sur la scène, dans la salle). Si vous ne savez pas quoi faire de vos bras … n’en faites rien ! Ne prenez surtout pas dans vos mains un objet à « tripoter » ! Rien de pire que les feuilles qui bruissent sous votre tremblement ou que le stylo agité en permanence qui déconcentre tout le monde (au mieux, car cela peut aussi agacer !)

L’intervention elle-même

Pensez votre intervention en 6 étapes:

  1. La présentation
  2. L’introduction
  3. Le développement
  4. La conclusion
  5. Les questions / réponses
  6. Les remerciements

La présentation

La présentation est le moment d’accrocher le public. Commencez toujours par quelques mots positifs et accueillant (« Bonjour », « Bienvenue », « J’ai le plaisir de »… et autres choses moins conventionnelles selon votre tempérament)

Vous pouvez également vous présenter vous-même et en profiter pour glisser quelques mots sur votre légitimité à aborder le sujet que vous allez présenter.

Captez l’intention du public par une plaisanterie, une anecdote, une question rhétorique sur le sujet de la conférence, une mise en parallèle avec l’actualité, etc. Là encore, faites ce que bon vous semble en fonction de votre caractère, de ce avec quoi vous vous sentirez à l’aise.

Enfin, annoncer le plan de la présentation et les « règles du jeu » : la durée de l’intervention, le temps prévu pour les questions, etc. C’est aussi le moment pour rappeler de couper son portable (primordial pour ne pas perturber la présentation. Ce type d’interruption, même s’il ne concerne pas tout le monde, suffit à en déconcentrer certains et la déconcentration se propage vite).

La conclusion

La conclusion est un point important. Le public doit « sentir » qu’on arrive à la conclusion. Pour cela, vous pouvez utiliser un silence marqué puis annoncer que vous allez conclure.

Rappelez alors les principaux points énoncés. En fonction de votre objectif, insistez sur la réflexion, la décision, l’action à susciter dans votre auditoire.

Enfin, n’hésitez pas à utiliser une formule pour finir « en beauté » et marquer la fin de votre intervention.

C’est ensuite le moment d’inviter les participants à poser des questions.

Les questions-réponses

Il y a quatre étapes à garder à l’esprit pour chaque question posée :

  1. l’écoute, attentive, de la question
  2. la re-formulation pour être sûr d’avoir bien compris
  3. la réponse
  4. la validation de la réponse : faites-vous confirmer que vous avez bien répondu à l’attente de votre interlocuteur.

Surtout, ne craignez pas les questions auxquelles vous ne savez pas répondre. Au contraire, réjouissez-vous de cette occasion d’élargir vos connaissances. Si une telle question arrive, proposez de vous renseigner et de faire parvenir la réponse ou de la mettre à disposition des participants.

Faire une conférence est aussi une occasion de reseauter ; ayez sur vous des cartes de visites pour les gens qui viendront vous voir à la fin ! 😉

Photo : Cri! de oNico®

Préparer une prestation orale

Les premières questions

Le premier point est de déterminer l’objectif de la prestation. Est-il d’informer ? de convaincre ? de faire agir ?
Si le but est de faire agir, la présentation devra équilibrer information, argumentaire et un troisième axe tourné vers un plan d’action.
Si vous chercher à convaincre, équilibrez votre discours entre l’information et les arguments.
Enfin, pour une présentation d’information, basez toute votre prestation sur … de l’information !

Une fois l’objectif déterminé, posez-vous la question du public. Cette question est primordiale car vous n’avancerez pas les mêmes informations, pas les mêmes explications, par les mêmes arguments, etc en fonction de votre public. Le type de public que l’on a face à soit n’est jamais un problème ; il suffit juste d’adapter son discours.

Enfin, le dernier maillon pour une bonne préparation est le message. Le type d’objectif et le profil du public sont les deux éléments qui conduisent la façon dont vous allez faire passer votre message. Ayez-bien en tête, au moment de vous lancer dans votre préparation, le message que vous souhaitez faire passer à votre auditoire. Ce sera votre fil conducteur.

Anticiper immédiatement, en ayant en tête votre public, les résistances qui pourraient surgir. Ainsi, non seulement elles ne vous déstabiliseront pas le moment venu, mais en plus, vous aurez préparé la réponse.

Tenez compte du temps que l’on vous laisse pour faire votre prestation et laissez vous une marge d’environ 20 %.

Les notes

Si vous en avez besoin, préparez-vous des notes à avoir sous les yeux le jour de la présentation. Néanmoins, n’oubliez pas que les notes ne sont qu’un support pour garder le fil mais qu’elles ne contiennent pas l’ensemble de votre discours ! Bien au contraire, elles ne sont composées que de quelques mots-clé, écris en gros. Faites usage de la couleur, si cela peut vous aider, du graphisme aussi.

Les feuilles sur lesquelles sont vos notes ne sont écrites que sur le recto, elles sont faciles à manipuler et son numérotées clairement.

Enfin, dans le cadre d’un diaporama, les notes sont coordonnées aux diapositives.

Le diaporama

Pour un diaporama, prévoir 2 à 3 minutes par diapositive. Ne dépassez pas 5 à 7 lignes par diapositive.
Plutôt que d’afficher une diapositive, au début d’une partie, qui reprend les points essentiels de la partie, utiliser l’affichage des points au clic par clic. Cela évite que votre auditoire soit tenté de lire les points à venir plutôt que de vous écouter développer le point actuel.

Dans la même idée de ne pas perdre l’attention de votre auditoire, faites relire, plusieurs fois, vos diapositives pour être sûr qu’il ne reste plus la moindre faute d’orthographe, faute de frappe, faute de grammaire, faute de typographie, etc… Bref, pour être sûr qu’il ne reste plus la moindre faute.

La prestation orale

Vous devez prendre la parole en public mais cet exercice ne vous est pas encore familier ?

Il y a plusieurs points à prendre en compte lors d’une présentation en public : bien se préparer et bien construire son intervention ; soigner ses supports et enfin, passer « l’épreuve » du public avec aisance.

Voici donc un article en deux parties pour vous aider :

Ces articles ont été réalisés à l’aide de quelques recherches sur Internet et grâce à des conseils de professionnels de la prise de parole.

Complétez ces informations avec quelques liens : La prestation orale – liens.

Le métier de chef de projet web sur le divan du psy

(1)
(1)

Pourquoi le métier de chef de projet web plutôt qu’un autre ?

Si le poste de chef de projet web m’attire autant, je pense que c’est parce que, pour moi, il est celui qui maîtrise toutes les facettes de l’expérience utilisateur.

En effet, il n’y a qu’en ayant la main sur la totalité du projet que l’on peut intervenir de façon globale et équilibrée sur la trouvabilité du site et de ses informations, l’utilité du site, son utilisabilité, sa désirabilité, son accessibilité et sa crédibilité.

Pourquoi vouloir maitriser les facettes de l’expérience utilisateur ?

Chaque site Internet a un but. Cela peut être de vendre, d’informer, de divertir, de marquer les esprits, etc.

Ce but est atteint lorsque l’internaute ciblé arrive sur le site et y accomplit la tâche qu’on attendait de lui.
Ces deux étapes essentielles ne sont possibles que si l’internaute trouve le site (ou qu’on lui indique), comprend ce qui s’y passe, comprend ce que le site peut lui apporter et arrive à l’utiliser avec un minimum de confort.

C’est l’ensemble de ces leviers qui, travaillés, optimisés, priorisés, vont rendre la visite de l’internaute positive. Ce sont ces facettes qui font qu’un site atteint son but, est réussi.

Et pourquoi l’expérience utilisateur et pas un autre critère ?

Parce que, comme vu précédemment, l’expérience utilisateur est transverse à tous les aspects du site.
De plus, elle participe à une idée qui est tout aussi simple qu’essentielle : un site Internet est fait pour un internaute.

Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire qu’il faut penser utilisateur si on veut atteindre son but.
Quel utilisateur va avoir besoin de mon site ? comment le bon utilisateur va-t-il parvenir jusqu’à mon site ? comment lui faire comprendre qu’il est au bon endroit, ce qu’il peut faire et en quoi cela va le satisfaire ? comment lui faciliter la tâche ? etc. Tout cela est compris dans l’expérience utilisateur.

Comment alors le chef de projet web va atteindre le but d’une expérience utilisateur positive ?

Parce que les facettes de l’expérience utilisateur sont transverses aux différentes couches du site, il faut un poste transverse à toute la conception et la réalisation qui, en ayant bien compris le but du site, orchestrera ces différentes facettes.

Il peut alors normer le projet et déterminer quels sont les critères à valider pour atteindre son but.

Le respect de ces critères assurera le respect de la norme établie, la qualité du site.

Le métier de chef de projet web

Source : Paysage du temps (www.flickr.com/photos/paysage_du_temps) - licence Creative Commons
(1)

Le chef de projet web est celui qui peut gérer le projet d’un site de bout en bout.

Ses compétences doivent être multiples pour pouvoir échanger avec chacun des intervenant.

Il doit également avoir une excellente vision d’Internet, des usages, des internautes.

De plus, il doit connaitre les contraintes d’une entreprise (celles du client comme celles de l’agence web).

Ce qui fait, si on résume, des connaissances en : e-marketing, ergonomie, webdesign, intégration, développement, performance web, référencement naturel et payant.

Le but n’est pas que le chef de projet web fasse toutes ou l’une de ces tâches mais qu’il puisse intervenir sur chacune, alerter les uns sur le contraintes des autres, faire dialoguer les acteurs du projet sur des point qui nécessitent coordination et, le cas échéant, arbitrer.

De plus, à chaque étape, il est celui qui a une vision globale du projet.

Le chef de projet web doit donc être curieux de tout, ouvert et prêt en permanence à remettre ses connaissances en jeu (ben… comme tous ceux qui travaille sur le web, quel que soit le métier !)

Il doit avoir un excellent relationnel, savoir gérer les conflits et savoir arbitrer une situation, faire des choix.

Il doit être organisé et avoir un esprit de concision car c’est sur lui que se reposeront tous les acteurs du projet pour en connaitre le suivi, pour communiquer la totalité des informations.

Enfin, il doit savoir organiser un pot, parce que bon, un projet bien (ou mal) mené, ça mérite bien un pot !

(1) Le chef en action par Paysage du temps – Utilisée et modifiée sous licence Creative Commons

Bien soigner la navigation d’un site

Pourquoi soigner la navigation d’un site

La navigation comprend dès éléments tels que le menu, le footer mais également les chemins de fer(1), les liens de contenu, les éventuels pavés contextuels, etc.

Tous ces éléments forment un tout qui, bien sûr, permet de passer de page en page, mais permet aussi à l’internaute de se repérer dans le site et de comprendre quelles informations il va trouver dans quel contexte.

Enfin, en plus de l’internaute, c’est le moteur de recherche a qui une navigation soignée va servir. Le référencement naturel n’en sera que meilleur.

Bien réfléchir à la navigation d’un site au moment de sa conception, participe donc à deux critères de l’expérience utilisateur : l’utilisabilité et la trouvabilité.

Comment soigner la navigation d’un site

Le menu

Le menu est, bien sûr, un élément central du site et de sa navigabilité.

En tant qu’élément récurrent, dans les sites web, les internautes sont habitués à y trouver les rubriques du site. Il peut donc être un premier indice du contenu du site et de ce qu’on y trouvera. Le découpage et le nommage des rubriques est donc primordial et doit bien correspondre au contenu effectif.

Le rendu graphique du menu est bien sûr important. Il doit être différencié du reste du contenu et lisible. Pensez au critères d’accessibilité (contraste des couleurs de fond et de texte, par exemple). Méfiez-vous également des menus qui, pour être plus jolis, utilisent des images plutôt que des typographies systèmes : le référencement en sera moins bon.

Mis à part la mise en forme d’une rubrique qui peut changer en fonction du contexte (onglet de couleur différente lorsqu’on navigue dans la rubrique en question), le menu doit être au même endroit et avec le même rendu graphique et le même contenu sur toutes les pages. C’est un élément de repérage important ; il ne doit pas « bouger ».

Le chemin de fer

Le chemin de fer aide l’internaute a s’y retrouver dans un site. Il devient indispensable à partir du moment où l’arborescence à plus de deux niveaux.

Le chemin de fer contient deux types d’éléments qui doivent être différenciés : les pages parentes et la page en cours. Les items de pages parentes sont des liens vers les pages en question et la page en cours est du simple texte (pas de lien vers elle-même). Cette différence devrait également être relayée par du graphisme.

Chacun de ces items, pages parentes ou page en cours, doivent, pour des raisons de repérage, reprendre le titre de la page (qui reprend lui-même, le cas échéant, le titre de rubrique utilisé dans le menu).
Par exemple, si dans mon menu j’ai une rubrique « Accessibilité des pages web », la page vers laquelle pointe ce lien a pour titre « Accessibilité des pages web ». Les sous-pages de cette rubrique, dans leur chemin de fer contiennent alors un item de page parente « Accessibilité des pages web ».
Cette bonne pratique est également très utile pour optimiser une requête donnée sur une page et donc augmenter la qualité de son référencement naturel.

Pour coder le chemin de fer, vous pouvez aller consulter ces deux articles de vrais pointilleux (que j’adore ça !) : Fil d’Ariane et sémantique et Fil d’Ariane et sémantique (à nouveau).

Les liens de contenu

Les liens insérés dans un texte sont facilement lus, sont compréhensibles car contextualisés et sont fréquemment suivis. Pensez-donc, quand c’est pertinent, à rendre une allusion à une autre page du site cliquable. Là encore, l’idéal est que ce morceau de texte cliquable soit le titre de la page (que l’on retrouve dans le chemin de fer, dans le menu…)

Si un lien pointe vers un autre site, il faut le préciser. Utiliser pour cela l’info-bulle (attribut title) afin d’avertir votre internaute qu’il change de site. Cette information peut également être relayée par un pictogramme (comme le fais Wikipédia, par exemple au bas de l’article navigation).

Le plan du site

Le plan du site est indispensable, à mon sens, quel que soit l’étendue de votre site.
Il permet à l’internaute de se rendre compte du contenu d’un site dans sa globalité ; il permet à un moteur de recherche de trouver la totalité des pages d’un site.

Là encore, les items du plan du site doivent reprendre les libellés des titres de page.

Si la navigation utilise des couleurs, ces couleurs doivent être reprises dans le plan du site.

Pour en savoir plus sur le plan du site, consulter Concevoir un plan de site.

La page d’erreur

Même si on s’en passerait bien, la page d’erreur fait partie de la navigation d’un site.

Elle ne doit pas laisser l’internaute dans un cul-de-sac mais lui donner des éléments pour continuer de naviguer. Un lien vers la page d’Accueil est un minimum, une incitation à utiliser le moteur de recherche est une très bonne idée, une reprise du plan du site est indispensable.

Le moteur de recherche

La complexité du site imposera ou non la présence d’un moteur de recherche.

Conclusion

On le voit, les éléments de navigation d’un site sont nombreux et variés. Cela n’a rien d’étonnant le lien étant la particularité même du web. Pour autant, ces liens sont à traités de manière soignée et adaptée à leur fonction. Les principes vus ci-dessus s’appliqueront à chacun des éléments de votre navigation.

(1) D’après le mythe d’Ariane, le fil d’Ariane permet de repasser exactement par le chemin que l’on vient d’emprunter. Or un internaute n’emprunte pas forcément le chemin hiérachique des pages pour naviguer. Il peut également passer par des liens de contenu, le plan du site, etc. Le terme « chemin de fer » relaye l’idée que les items seront repris selon leur place dans l’arborescence du site.
Le fil d’Ariane correspond plus à « Vous êtes passer par… » et le chemin de fer correspond à « Cette page se situe… ». A vous de voir celui que vous souhaitez mettre en place.

Réflexions autour de la qualité web

Qu’est-ce que la qualité ?

Lorsqu’on l’on parle ici de qualité, il ne s’agit pas d’évaluer un « bon » ou un « mauvais » travail, mais l’on parle bien d’une qualité normative, industrialisable, mesurable.

Je vois un double aspect à la qualité pour le concepteur / réalisateur de sites web.

La qualité des développements web

La qualité des développements va permettre une exploitation facilitée et performante.
La mise en place de normes – et leur suivi – assurent la maniabilité des données puisque l’ensemble est construit sur une même modèle.
Les normes sont, bien sûr, choisies et appliquées selon des critères retenus en fonction des objectifs à atteindre.

La qualité du service web

L’autre aspect de la qualité web ne concerne plus la réalisation du site mais le résultat final : la qualité du service proposé à l’internaute. Tout cela est réuni sous la notion d’expérience utilisateur.
La qualité web vise une expérience utilisateur positive : que l’internaute trouve le service dont il a besoin, qu’il l’utilise facilement et plaisamment, enfin, que cette utilisation soit efficace.

L'expérience utilisateur selon Peter Morville
L'expérience utilisateur selon Peter Morville

Comment atteindre la qualité ?

Une liste de critères de qualité

La qualité reste une notion variable. La qualité a atteindre n’est pas la même en fonction des entreprises, des pôles, du public et des objectifs à atteindre.

La qualité est donc plus une notion à évaluer et à mettre en place au cas par cas. Néanmoins, pour pouvoir être travaillée, évaluée, communiquée, etc. elle doit être objective et mesurable.
Elle peut se traduire par une liste de critères.

Des listes différents peuvent être crées en fonction des profils qui vont les utilisés : règles d’hébergement, règles de développement, règles ergonomiques, règles graphique, etc.

Cette liste ou ces listes de critères peuvent être plus ou moins longues, plus ou moins facilement applicables, plus ou moins ancrées dans les habitudes des concepteurs et des développeurs.

La mise en place ne se fait donc pas de l’état 0 à l’état final. Les critères peuvent être classés selon leur « criticité », leur facilité de mise en place, leur état (déjà appliqué ou non).

Ces listes évaluées sont ensuite utilisées pour avancer vers l’état final souhaité.

L’amélioration continue de la qualité

L’amélioration continue de la qualité web consiste à mettre des méthodes en place pour gérer les listes de critères de qualité.

Le but de cette amélioration continue n’est pas tant d’atteindre la qualité mais de tendre vers elle dans un cadre défini.

Ce cadre permet de savoir vers quoi on va, selon quelles exigences, comment on avance, etc. Cela permet également de communiquer (en interne, en externe) sur les efforts faits, les améliorations mises en place, les buts à atteindre.

L’amélioration continue de la qualité web est un chantier itératif où l’on peut traiter de l’existant comme les nouvelles pages, créer des listes de critères et appliquer les listes existantes, modifier ces critères en fonction de l’évolution du web, des exigences, des objectifs, des techniques, mettre en place de nouveaux réflexes, des nouvelles méthodes, etc.

Comment mettre en place l’amélioration continue de la qualité ?

Des hommes

Les premiers « leviers » à actionner pour mettre en place l’amélioration continue de la qualité des pages web sont les personnes amenés à intervenir sur les projets.

Il faut, bien sûr, qu’ils soient sensibilisés à la notion de qualité, à ce qu’elle représente ; ce qu’elle apporte et ce qu’elle coute.
Les notions d’amélioration continue et de chantier itératif sont clés pour bien comprendre les actions et méthodes qui seront mises en place pour la qualité.

Les objectifs (industrialisation des développements, expérience utilisateur mais aussi des objectifs spécifiques) doivent être compris.

Les moyens de sensibiliser les intervenants peuvent être :

  • la formation
  • les conférences
  • les blogs internes
  • les points d’avancement
  • les liens vers ce type de billet 😉
  • la machine à café

Les sujets sur lesquels sensibiliser sont multiples : la qualité et l’amélioration continue, l’accessibilité, les standards du web, l’ergonomie, l’expérience utilisateur, la rédaction web … ils sont aussi variés qu’il y a d’aspect à la conception et à la réalisation de pages web.

Des outils

e mémento des Bonnes Pratiques Opquast*
Mémento des Bonnes Pratiques Opquast*

L’outil auquel on peut penser immédiatement est Mon Opquast, puisque c’est un outil fait pour gérer l’amélioration continue de la qualité web mais également de se créer ses propres référentiels.

De nombreux outils existent qui permettent d’évaluer des éléments des pages web (extension Firefox, outils pour l’accessibilité, pour le référencement, etc.) Souvent, ces éléments se recouperont avec des référentiels de qualité web. Ils facilitent donc la mise en place de réflexes pour la qualité.

Un espace de « reporting » peut être un bon moyen de faire le suivi et de communiquer. Il peut prendre plusieurs formes (récapitulatif Mon Opquast, tableau partagé ou centralisé, billet régulier sur blog interne, etc.)

Enfin, on peut penser aussi aux « petits » outils mis à notre disposition pour présenter la qualité, la rappeler de façon simple. Je pense par exemple au Mémento des Bonnes Pratiques Opquast, à des cartes comme celle du W3C « Conseils pour faire des sites accessibles », etc.

Conseils pour faire des sites web accessibles - Web Accessibility initiative
Conseils pour faire des sites web accessibles - Web Accessibility initiative

Conclusion

Prendre en considération la qualité et son suivi est donc une tâche itérative qui peut être, une fois mise en place, traitée de façon légère mais continue. En effet, un ensemble d’actions, même minimes, est efficace sur la durée.

L’étape à soigner est surtout la mise en place du chantier amélioration continue de la qualité, la sensibilisation des esprits, les outils et méthodes d’action et de suivi.

Liens :
Voir aussi :

* Mémento des Bonnes Pratiques dans sa version rouge… pas dans sa nouvelle version… moi, j’dis ça…
(hi hi hi)