Créativité et ouverture d’esprit – Sud Web 2016

Sud Web, c’est toujours une surprise ; un programme avec des méta-messages à lire entre les lignes qui viennent allumer des lumières dans la tête.

Si cette édition 2016 était un nuage de tags, on y retrouverait en bonne place la créativité, l’ouverture d’esprit, le respect de l’autre et la bienveillance mais aussi de grosses réflexions sur notre manière de travailler.

Pour faire un résumé qui ne rendra pas justice à la richesse de cette journée :

Le web est un nouvel outil. Nos technos sont de plus en plus riches et larges. À nous, donc, d’exploiter tout ça pour faire un maximum de choses et même autre chose que des sites et des applications. Créons, exploitons, hackons, détournons.

Dans nos interactions avec les autres, l’empathie sera notre alliée : garder en tête le point de vue de l’autre pour le comprendre et mieux lui répondre (c’est valable avec son client comme avec son collègue comme avec …ses enfants !)

Favoriser ainsi la compréhension vous fera gagner en efficacité (tout comme apporter une touche de fun en réunion aide tout le monde à se ré-impliquer ; la détente n’empêche pas le travail et considérer finalement le client comme une personne “normale”, aimant aussi s’amuser, peut même favoriser la productivité).

Le travail avec l’autre est de tout façon toujours un enrichissement …et l’assurance d’augmenter la pérennité d’un projet ! (On ne vous l’a jamais dit jusque-là mais en fait …documentez !)

D’autres valeurs sont à garder en tête : ne pas préjuger des compétences et de la personnalité des autres (ni en fonction de leur sexe, ni en fonction de leur métier, ni en fonction de leur apparence) mais aussi se faire confiance à soi-même et laisser sa créativité s’exprimer en toute occasion (les LEGO, la collecte de donnée, la contrainte…).

Maintenant, nous ne vivons pas que dans un monde de valeurs, il faut bien prendre en compte le matériel et l’organisationnel aussi. Beaucoup de discussions sont remontées autour des thèmes de la répartition travail/loisirs, organisation, (non)rémunération… Quelques « nouveaux » modèles sont en train d’émerger, d’autres sont à inventer, tandis qu’il faut apprendre à bien comprendre le modèle classique (savoir lire sa fiche de paye tout comme comprendre le code du travail).

Cette édition de Sud Web, une fois de plus, ne m’a pas déçue mais à éveiller des réflexions, des pistes ; elle a encré des points de vue, des valeurs à ne pas oublier ; elle m’a donné du recul et …m’a donné plus de questions que de réponses et c’est tant mieux !

Bonnes pratiques des API – Compte-rendu

Pour les besoin de mon projet Spoiled People (voir Projet de liste cadeaux sur GitHub), je dois monter en compétence côté API. Je suis allé voir du côté de la conférence « Bonnes pratiques des API ».

Cette conférence de 15 petites minutes est un retour d’expérience, y compris sur les ratés.

La première leçon qu’Éric Daspet a appris et nous transmet concerne la littérature et la pratique. Sans critiquer la littérature, son constat a été que d’un point de vue pragmatique, il vaut mieux s’adapter aux envies des utilisateurs (les développeurs).

Eric Daspet - Paris Web 2013 - Photo Brice Favre

Les recettes à suivre

Voici une première liste de conseils issus de cette conférence.

Internationalisation

  • Toujours mettre des heures et non juste une date
    Pas GMT mais en mettant un fuseau horaire que vous allez interpréter dans chaque paramètre)
    Voir le commentaire d’Éric ci-dessous.
  • Attention aux langues : anticiper la possibilité d’avoir plusieurs langues, utiliser UTF-8 (et non de l’ISO).

Pagination

  • L’offset sont de fausses bonnes idées.
  • Trier les données par ordre (alphabétique, de date, d’arrivée,…) et utiliser « after | before » (plus ancien ou plus récent que tel item)
  • Rendre la pagination obligatoire.
  • Mettre des limites de taille avec une profondeur maximum

Un bon exemple : Twitter

Versionnement

Même si dans la littérature, le versionnement peut être vu comme une mauvaise pratique, en l’état, nous ne sommes pas forcément prêt à nous en passer. Partir du principe qu’on va se planter et, alors, qu’on fera une V2 plutôt que mettre des bouts de sparadrap.

  • Prévoir un /v1 en bout d’URL dès le début

(NB : Le versionning dans les en-têtes n’est pas assez simple et ne sera pas pratique pour vos utilisateurs et donc ne servira pas)

Sécurité

  • HTTP Basic Oauth
  • + SSL
  • imposer HTTPS
  • Ne pas permettre le SSL désactivé dans le SDK (qui est recommandé)
  • Clé d’API : savoir à tout moment qui fait la requête. Prévoyez-la.

Structure

  • Faites de l’hypermédia mais ça ne suffit pas.
  • Vos adresses doivent être « bidouillables » de façon qu’elles soient prédictives.
  • Une adresse doit ressembler à un nom de fichier : pas de caractères spéciaux encodés, que des minuscules, pas de caractères accentués.
  • Réduire la hiérarchie aux maximum (3 semble être la bonne pratique).

La conclusion

La clé :

  • En faire peu.
  • Ouvrir un maximum de champs pour plus tard.
  • Faire simple.
  • Utiliser les standard existants.
  • Penser pragmatique.
Diaporama de la conférence
NB : Le diaporama contient 10 bonnes pratiques supplémentaires en page 11.

Ma lecture de « Petit Précis de Créativité »

Pourquoi, comme tout le monde je m’enthousiasme pour ce livre ? Parce qu’il est drôle, riche, documenté, facile à lire, motivant.

« Motivant », tiens, c’est ça. Ce livre ma donné envie.
Envie de faire. Ce livre est excitant et je le conseillerais à tout le monde, métier de créativité ou pas. Parce qu’on a tous recours à la créativité, à l’imagination ; on a tous déjà eu une idée.

Ce livre non seulement nous explique les choses scientifiquement, mais il dédramatise et désacralise la créativité. Si on se laisse faire, il  nous libère de ces quelques ficelles qui nous retiennent et nous empêche de faire. Ce livre est un coach en fait.

Pas encore convaincu ?

Virginie réussi le tour de force d’offrir un panorama complet sur la créativité dans un petit livre facile à lire. Le style y est aussi fin qu’il est drôle. Le contenu y est aussi simple d’accès qu’il est intéressant.

Par encore convaincu ?!

L’objet lui même a été soigné et c’est un plaisir d’avoir ce petit livre sous la main, dans la poche.

Les pages sont douces (oui, ça compte beaucoup pour moi), la mise en page est soignée et, il y a ce je ne sais quoi qui fait qu’on sent que ce produit a été élevé avec amour.

Mon seul regret : des marges un peu fines pour mon usage intensif de marque-pages autocollants.

Pas encore convaincu ?!! Mais que va-t-on faire de vous ?! 😉

Et allez, même si ça a été difficile de choisir, une petite citation pour la route :

« (…) si ce n’est en tant que travailleur créatif autant que ça soit en tant qu’être humain : il est important de voir du fantastique dans la vie de tous les jours. »

En savoir plus : le billet de l’auteur
À ce propos voir aussi : Le processus créatif

6ème Forum Européen de l’Accessibilité Numérique – Compte-rendu

NB : J’ai voulu garder l’exhaustivité de mes notes, même si mon attention n’a pas été la même tout au long de la journée. L’ensemble est donc plus ou moins complet et plus ou moins rédigé. Néanmoins, si j’avais pris le temps de tout mettre au carré, je crois que ce billet ne serait jamais sorti.

Voir

Sommaire

  1. Mon avis global
  2. Introduction
  3. Les enjeux de l’accessibilité numérique dans les grandes entreprises
  4. L’innovation inclusive dans la conception des produits TIC grands publics
  5. Accessibilité – Puissance et promesses (Comment ordinateurs de bureau et applications mobiles accessibles changent la vie quotidienne des personnes handicapées)
  6. Convergences entre les besoins d’accès mobile au SI, la conception pour tous et l’accessibilité numérique
  7. Gérer la conformité des sites Web aux normes d’accessibilité
  8. Table Ronde
    « Quels chemins vers la conformité WCAG2.0 ? »
  9. Accessibility Steps
  10. AcceDe Web
  11. MIPAW
  12. Retour d’expérience et choix de Tanaguru
  13. EPUB 3 – des ebooks accessibles à tous
  14. La production de livres scolaires accessibles avec ePub 3.0
  15. Le projet LIA (Libri Italiani Accessibili) : vers un service de distribution grand public de livres numériques accessibles en Italie
  16. Les applications mobiles mieux accessibles à tous
  17. Rendre les systèmes d’informations urbains accessibles à des personnes handicapées
  18. Conclusion

Mon avis global

Cette session, bien plus que les autres années, véhiculait l’idée d’une accessibilité pour tous. Précédemment, positionnement de BrailleNet oblige, l’ensemble de la journée était fortement teintée de handicap.
Cette année, les interventions mettaient plus en valeur des usages que des usagers. Il faut dire que la technologie de ces derniers temps, avec l’utilisation des smarphones et leurs flots d’applications, nous enthousiaste tous.

La journée commençait par le témoignage de deux grosses entreprises (Sanofi et Microsoft) valorisant le fait que l’accessibilité n’est pas une option chez eux.
Sanofi a mis en place une personne à plein temps, fait régulièrement appel à l’externe pour des prestations en accessibilité et forme ses collaborateurs.
Microsoft met en avant le fait que la technologie doit s’adapter et que faire de l’accessibilité revient à créer de meilleurs outils, pour tous. Chez eux, l’accessibilité est à chaque étape.

Microsoft pense que l’accessibilité doit être mieux et plus intégrée dans les programmes universitaires et scolaires et qu’elle devrait être mieux comprises (expliquée, donc) aux directeurs financiers et services client.

Enfin, Microsoft souhaiterait la mise en place d’un organisme mondial coordonnant les effort, les méthodes et certifiant l’expertise.

La session suivante était particulièrement intéressante grâce aux démonstrations de Robin Christopherson. Il valorisait l’utilisation de son smartphone (tout est accessible dans son iPhone) et a montré comment, bien qu’aveugle, il :

  • envoie un tweet en quelques secondes,
  • connaît la couleur d’une pochette,
  • se fait indiquer l’emplacement de la touche « @ » sur son clavier,
  • demande un renseignement en langue étrangère (bon… peu concluant !),
  • etc.

Démos avec VoiceOver, Siri, etc.
http://fr.wikipedia.org/wiki/VoiceOver
http://fr.wikipedia.org/wiki/Siri_%28logiciel%29

Introduction

par Dominique Burger

L’introduction a été l’occasion de faire quelques rappels :

  • “Pour Dominique Burger, le manque d’accès à Internet est facteur d’exclusion professionnelle et sociale “
  • “Pascal Guitton met l’accent sur le vieillissement de la population comme enjeu en matière d’accessibilité “
  • “15 % de la population mondiale vivent avec un handicap”
  • “Il n’y a quasi pas d’université formant des ingénieurs en information ayant une formation en accessibilité “
  • “Les sites Web accessibles voient leur trafic naturel s’accroître de 15 à 30 %”

@victorbritopro

Les enjeux de l’accessibilité numérique dans les grandes entreprises

Bruno Ménard (Sanofi ; CIGREF)
Vice-président du CIGREF

Le CIGREF est une association qui accompagne les grandes entreprises dans le développement des systèmes informatiques.
Sa mission : promouvoir la culture numérique comme source d’innovation et de performance.

Sanofi (industrie pharmaceutique) est particulièrement intéressé par les problématiques de e-santé : accompagner les plus loin possible les patients lorsqu’ils sont chez eux.
L’accessibilité numérique est donc un enjeux économique pour Sanofi.

Les « frameworks » doivent intégrer nativement les impératifs d’accessibilité (gros efforts fait par Microsoft sur SharePoint par exemple)

Pour y parvenir :

  • Prévoir des formations pour les développeurs
  • S’y prendre en amont
  • Dialoguer avec les fournisseurs pour intégrer les besoins en accessibilité
  • Tutoriel dans l’intranet pour les éditeurs

Ils ne font pas de mesure sur l’impact en ressource quant au fait qu’ils vérifient tous les sites mais ils considèrent que l’accessibilité prise en compte dès le début augmente le coût du projet de quelques point ; prise trop tardivement, cela à montrait à un quart du coût.

Ils gèrent l’accessibilité des sites SANOFI, des brochures internes, des vidéos, conversations téléphoniques (via interprète) ou encore l’accessibilité de la notice d’un médicament via smartphone (bientôt).

Moyens
Un ETP est nécessaire.
Ils font appel à des prestations externes et mettent en place des formations pour les collaborateurs.

Leur ROI est essentiellement basé sur la conviction. 🙂

La méthode de mise en place est de :

  • commencer par les fondamentaux
  • faire du pas-à-pas
  • privilégier plutôt de l’imparfait sur un grand périmètre que du très conforme sur un petit périmètre
  • en faire une démarche d’entreprise (via une charte)

Le message que Bruno Ménard voulait faire passer :

  • S’occuper de l’accessibilité en amont ;
  • le faire en toute humilité.

NB : Sanofi s’est engagé à rendre son site Web conforme au niveau AA des WCAG (A pour les sites des filiales)

L’innovation inclusive dans la conception des produits TIC grands publicsl

Robert Sinclair (Directeur de l’accessibilité (Chief Accessibility Officer) chez Microsoft)
@MSFTEnable @robert_sinclair
http://aka.ms/EnableBlog
rob.sinclair@microsoft.com

Robert Sinclair, qui rappelle que 15% de la population est concernée par de l’accessibilité numérique, fait par ailleurs remarquer que 100% de la population vieillit.

Il n’y a pas d’usager typique.

Inclusive Innovation :

  • inclusive design
  • disseminated Expertise
  • Conscientious innovation
  • Support Services

La technologie doit s’adapter aux personnes (ce n’est pas à moi de m’adapter)
Mettre en place des fonctionnalités sur les produits qui permettent d’améliorer leur utilisation.
Microsoft met en avant que son leitmotiv est de permettre à chacun de réaliser son potentiel.

3 composantes :

  • Personnes : formation, etc.
  • Pratiques d’affaires : accessibilité à chaque étapes par exemple
  • Produits et techno.

Peu d’entreprises comprennent l’intérêt business de l’accessibilité.

Causes

Les personnes ne comprennent pas qu’avec l’accessibilité il s’agit de créer de meilleurs outils pour tout le monde.

Solutions

Réfléchir à la manière dont on travaille :

  • accessibilité dans les programmes universitaire et scolaire
  • les directeurs financiers, les services clients, etc. ont besoin de comprendre l’accessibilité
  • meilleure collaboration dans le monde
  • organisme mondiale certifiant des personnes en tant qu’expert d’accessibilité

“Microsoft voudrait une : International society of accessibility professionals”
@oxymore

Accessibilité – Puissance et promesses (Comment ordinateurs de bureau et applications mobiles accessibles changent la vie quotidienne des personnes handicapées)

Robin Christopherson (AbilityNet)
@USA2DAY

Si Microsoft n’avait pas pris en compte l’accessibilité dès le DOS puis avec Windows, Robin – qui est aveugle – n’aurait pas eu les mêmes études.
Le smartphone est la deuxième révolution. Ex. d’utilisation avec iPhone : tout est accessible.
N’utilise plus que son iPhone (avec un clavier) et le cloud plutôt qu’un ordinateur.

Applications pour aveugles – ou non – et gratuites – ou « presque » – qui aident au quotidien : traduction, Skype pour demander de l’aide, GPS, couleurs.
+ appli qui permet de poser des questions (ex : photo du clavier et question pour savoir où est l’@.) ; et c’est la communauté qui répond.

Démos avec VoiceOver, Siri.
http://fr.wikipedia.org/wiki/VoiceOver
http://fr.wikipedia.org/wiki/Siri_%28logiciel%29

Convergences entre les besoins d’accès mobile au SI, la conception pour tous et l’accessibilité numérique

Renaud Cornu-Emieux (École de Management des Systèmes d’Information)

Rappel : on ne se connecte plus en majorité via PC mais depuis terminaux mobiles (smartphones, tablettes)
L’école ne propose pas une formation d’expert accessibilité mais intègre des bases pour avoir la capacité de creuser la problématique d’accessibilité quand on y est confrontés.

Gérer la conformité des sites Web aux normes d’accessibilité

Shadi Abou-Zahra (W3C/WAI et WAI-ACT Project)
Activity Lead, WAI International Program Office
http://w3.org/People/shadi/
shadi@w3.org

  • étendre la collaboration
  • créer des supports pour guider les développeurs
  • créer des méthodologies d’évaluation harmonisées
  • coordonner la recherche et le développement car la technologie avance à grande vitesse.
  • Ligne directrice de référence

Base de données de document de support.
Ex : « alt »
Les catégoriser par besoins : ex. : je fais un tableau, je fais un site web utilisable au mobile, etc.
Développer, via des groupes de travail, des méthodo pour les décideurs.

  • Méthodologie harmonisées

Il n’y ni bon ni utile que chaque entreprise ait sa propre méthode.

  • Coordination de recherche
  • Support accessibilité

Quelle technologie est supportée sur quel support

  • Notes sur les applications

Associer les barrières les plus fréquentes à l’accessibilité à un support permettant des les couvrir
(souvent barrières très très simples)
Education and Outreach Working Group (EOWG)

  • Adoption et référencement de la norme WCAG

pour les décisionnaires
apporter des bonnes pratiques

  • évaluation des sites web

le but est de dév. une méthodo harmonisée et internationale.

Question / Réponse : Quels sont les outils d’évaluation proposés par le W3C ?
Liste d’outils : 120
voir sur la page d’accueil du WAI : « évaluation »
Liste pas à jour

http://www.eticode.fr/

http://w3.org/WAI/ACT/

Table Ronde
« Quels chemins vers la conformité WCAG2.0 ? »

(Cette partie m’a particulièrement intéressée ; si je trouve le temps, je fais un billet là-dessus)

Présentation de différentes réflexions autour de la problématique : comment s’organiser de façon pragmatique pour mettre en place la conformité à WCAG.

Accessibility Steps

Aurélien Levy – Temesis
@goetsu

« Accessibility Steps » comprend deux étapes :

  • “First Step” : 100 consignes automatisables considérées comme gérant des erreurs
  • “Second Step” :  consignes automatisables signalées en tant qu’alertes

Avec First et Second, on couvre la base technique des éléments à avoir vu avant d’appeler un expert accessibilité.

L’idée c’est de décharger les experts sur des choses qui sont automatisables et permettre aux développeurs de l’implémenter de manière simple, sans avoir recours à l’expert

First : https://checklists.opquast.com/accessibilityfirststep
Second : https://checklists.opquast.com/accessibilitysecondstep

AcceDe Web

Sébastien Delorme – Atalan
@sebcbien

Notices adaptées à la gestion de projet
Des sociétés et des écoles soutiennent le projet
orienté projet et pragmatique

Question/Réponse : Olivier Nourry est gêné que la méthodo AcceDe Web garde cette idée de commencer par le graphisme.
> Dans la notice de conception graphique, on intègre des éléments fonctionnels
La notice prend en compte les éléments qui pourraient avoir un impact ultérieurement dans le déroulement du projet.

http://accede-web.com/

Support de présentation :

MIPAW

Jean-Pierre Villain – Qelios
@villainjp

Voir : http://www.slideshare.net/Qelios/mipaw-modle-dimplmentation-progressive-de-laccessibilit-du-web

Retour d’expérience et choix de Tanaguru

Oliver Rabet
Chef de projet à Universcience
@noliverte

témoigner des difficultés à mettre WCAG en place
Comment vendre en interne l’accessibilité qui a l’air souvent très technique et qui n’intéresse pas, au premier abord, les décideurs.
« qualité web » pour vendre l’accessibilité

Choix : Tanaguru

  • tableau de bord pour communiquer
  • contrôler certains points technique

Voir : http://www.tanaguru.com/

EPUB 3 – des ebooks accessibles à tous

Markus Gylling (Consortium IDPF et Daisy)

Chaque éditeur travaille dans son coin. On ne cherche absolument pas de compatibilité ou de passerelle.
L’accessibilité en pâtit.

La production de livres scolaires accessibles avec ePub 3.0

Gerald Schmidt (Pearson Education)

Le projet LIA (Libri Italiani Accessibili) : vers un service de distribution grand public de livres numériques accessibles en Italie

Cristina Mussinelli (Association Italienne des Editeurs)
htp://www.editeur.org/109/Enabling-Technologies-Framework/
cristina.mussinelli@progettolia.it

Question/Réponse : ePub en France ?
Tous les acteurs de la France on choisi ePub comme format.

Les applications mobiles mieux accessibles à tous

Susanna Laurin (Funka Nu AB)

La vraie révolution d’internet c’est quand les personnes en situation de handicap ont pu utiliser internet
Focaliser sur la loi : mauvaise approche
Le smartphone peut être consulté rapidement ou pendant qu’on fait autre chose (debout par exemple).
Pas de réseau à trouver (wifi)
Le smartphone n’est pas pratique pour taper un texte

Recommandation :

Faire les choses très simple à utiliser : avant, cela était particulièrement important pour les handicapés, maintenant, c’est important pour tout le monde à cause de la façon dont on utilise notre smartphone (dans la rue par mauvais temps, dans le bus, à vélo, etc.)
Les recommandations autour des couleurs et des contrastes sont très important pour tout le monde (utilisation à l’intérieur ou au soleil).

La zone reconnue comme étant celle à laquelle on a accès est prévue pour les droitiers mais pas pour les gauchers.
Funka Mobile Guidelines
48 guidelines – 6 chapters

Plusieurs possibilités si je veux faire mon site web en mobile :

  • responsive design (même si l’utilisateur peut ne pas reconnaître le site qu’il connaît bien sur l’autre terminal)
  • Limiter le contenu. Ex : American Airlines – uniquement le formulaire de réservation de billet – Choisir une seule fonctionnalité (mais les gens utilisent de plus en plus les terminaux mobiles pour surfer donc ils peuvent vouloir l’exhaustivité des infos sur leur mobile. Le mieux serait d’avoir les deux.
  • Des services différents pour le mobile (même remarques que précédemment). Ex : BBCiPlayer : d

www.funkanu.com/mobile

« There is not such thing as an average user ».

Rendre les systèmes d’informations urbains accessibles à des personnes handicapées

Jacques Lemordant (INRIA)

Projet Open Street Map (prochain congrès à Tokyo)

Démonstration d’une application permettant de se faire guider, pas à pas, sur un itinéraire.
Voir : http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/guider-les-malvoyants-avec-la-realite-augmentee-audio

On peut facilement mettre 5 villes en mémoire dans le téléphone
INRIA fournisse l’outil mais c’est aux utilisateurs (communautaire) de fournir les informations.
Bientôt sur l’apple Store / Androïd
En attendant, pour l’obtenir, envoyer un e-mail à Jacques Lemordant

Conclusion

par Dominique Burger

  • Pour chacun de nos actes, nous avons besoin d’information. Cette information, de plus en plus, est disponible quelque part sous forme numérique.
  • Les usages de cette information se démultiplient.
  • Il n’y a pas d’utilisateur typique : l’accessibilité apparaît comme l’art de traiter tous les cas particuliers, s’adapter à tous les besoins qui sont très divers.
  • Tout le monde a besoin d’accessibilité.

Le fonctionnement d’un navigateur | Soirée performance web

Bon, ça vaut c’que ça vaut, mais voici mes notes de la soirée webperf de mardi dernier.
Comme pour la dernière fois (Atelier sur la performance web du 21 avril 2011 – Compte-rendu), j’ai noté ce que j’ai pu et ce que j’ai compris.

Un navigateur, comment ça marche ?

> comprendre le navigateur pour aider à faire des choix.
Anthony Ricaud

Introduction

Cette présentation n’a, initialement, pas été faite dans le contexte de la performance web. Elle permet de comprendre ce qu’un navigateur fait lors d’une requête (et cela inclue les temps d’attente et de traitement.)

D’un point de vue optimisation de la performance, les éléments présentés ci-dessous sont souvent minimes.

Voir les liens qui ont permis à Anthony de préparer sa présentation : Blogmarks > Marks de Rik lié au tag « navigateur-marche ».

Le navigateur a énormément de choses à traiter (parser les URL, rendu des polices, s’adapter aux OS, téléchargement, etc.)
Ici, on va voir ce qu’il se passe depuis la requête (clic sur un lien ou barre d’adresse) jusqu’au chargement de la page.

anthony

La requête et la réponse

La requête est envoyée. Nous sommes ici dans le cas où tout se passe bien. Le navigateur lit alors les premières lignes du html pour choisir le mode qu’il va appliquer pour interpréter la page.
Il y a trois modes possibles : xml, quirks et standard.

Avec « Content-Type: application/xhtml+xml » > Mode XML

Il est très peu utilisé parce que IE ne le supportait pas jusqu’à la version 9 et parce qu’en cas d’erreur : ça se voit
Pas de pb de performance par contre.
=> Tous les navigateurs sauf IE 7 et 8

Avec « Content-Type: text/html » > Mode Quirks

Modifie le box model (celui du W3C ou celui d’IE)
=> Tous les navigateurs

Avec un doctype > Mode Standard

Considère le doctype comme un indice, au moment où ça a été créé, de la qualité du code.
=> Tous les navigateurs

Les navigateurs se fichent des versions de spécifications (HTML5, HTML4, XHTML1.0, CSS3, etc.)

Conseil aux intégrateurs : d’un point de vue pragmatique, il vaut mieux se référer à ce qui est implémenté et fonctionne plutôt qu’aux specifications qui ne sont pas toujours à jour.

Le DOM

= la compréhension qu’a le navigateur du HTML qu’il stocke en mémoire
C’est le DOM qui est manipulé par JS.
Il est composé de nœuds éléments et de nœuds texte.

NB :
Même si espaces et retours à la ligne créent des nœuds texte vides, il n’est pas préconisé de minifier le HTML : le gain serait négligeable alors que parallèlement, il y aurait des problèmes de rendu à gérer.

Le HTML sera identique dans tous les navigateurs à partir de IE9/10. C’est-à-dire, par exemple que l’erreur <p><strong></p></strong> sera interprétée de la même manière par tous les navigateurs.

Les sous-ressources

Pendant que le navigateur récupère le HTML, il va chercher les sous-ressources (images, les CSS, JS).

Les images

C’est non-bloquant, le téléchargement continue.
Le décodeur (le machin qui traite les images) n’a pas non plus d’impact sur le temps de traitement car il compose l’image de son côté et l’envoie quand elle est prête.

Le CSS

C’est non-bloquant, le téléchargement continue.

CSS Buckets

Le navigateur ne prend que les sélecteurs et les place dans des « seaux » (hashtable) :

  • id : #sidebar ; div#sidebar pour une raison de spécificité
  • class : .item
  • tagname : div
  • autres : :visited

cssbuckets

Dès qu’il y a un combinateur de sélecteurs( espace , « ~ », « > » et « + »), c’est celui qui est le + à droite qui l’emporte

Les sélecteurs dans Autres vont ralentir la performance.

CSS maching

Les navigateurs prennent tous les nœuds et vont chercher les règles CSS qui leurs correspondent.

div#sidebar et #sidebar sont dans le même seau mais div#sidebar oblige à une vérification de plus.
Dragonfly sort un profiler de CSS qui va permettre de voir les performances de chaque sélecteur (beta). En effet, sur la performance de sélecteur, il y a beaucoup de  cas particulier. (un outil du même type est en préparation chez Webkit)

  • div p : on ira pas chercher « div »
  • ul p : il faudra vérifier tous les parents avant de passer à la suite
  • ul > p : il n’y a qu’un parent à remonter
  • body > div p : il a dû monter et descendre beaucoup de fois pour établir la règle

Là encore, à moins d’avoir un très grand DOM ET un très grand nombre de sélecteurs, tout ça est négligeable en matière d’optimisation de la performance. S’il n’y avait que deux choses à avoir en tête :

  • Plus un sélecteur est court, plus il est rapide à analyser.
  • Essayer d’avoir le moins possible de sélecteur dans « Autres »

(webkit stocke + d’informations sur le DOM pour pouvoir descendre et remonter dans les noeuds plus vite ensuite)

Render Tree

Les images et le CSS ayant été traités, le « render tree » peut être fabriqué.

Reflow ou layout (selon les navigateurs)

A moins d’un timeout ou d’un JS qui demande une position, le reflow n’est lancé qu’une fois que toutes les CSS ont été chargées.

Chaque bloc est placé dans la page selon sa position et sa taille.

reflow

> Voir la vidéo sur Wikipédia Japon qui montre le reflow
On voit dans la vidéo qu’il commence par le centre, fait le côté et, à la fin …recommence : car il se rend compte en bas de colonne de gauche qu’il n’a pas assez de place en hauteur et qu’il doit donc ajouter un ascenseur à droite. Il recalcule alors les largeurs en fonction.

NB : Sur IE, la scrollbar est mise d’office.

A ce propos, Vincent Voyer
propose une astuce : « Forcer la barre de défilement et empêcher un reflow au chargement : body{overflow-y: scroll;} »

NB : Chrome et Safari ont des outils géniaux pour se faire une idée également de ce qui se passe pour l’affichage de la page. Voir aussi Firefox Affiliates.

Le reflow est donc une étape relativement longue (compte-tenu de notre échelle). On peut donc garder en tête de veiller à ne pas générer de reflow inutiles.

Les 2 cas fréquents qui déclenchent le reflow alors que cela pourrait être facilement évité :

  • images dans le code HTML sans width / height
  • l’insertion des Flash avec des librairies JS comme swfobject
Painting

= la vue de ce qui est affiché à l’écran

Avant, c’était le processeur qui dessinait tout. De ++ c’est le GPU (Processeur Graphique) (+ puissant pour ces tâches (dont les transformations pour certains navigateurs)

Le JS

Rappel : c’est bloquant (= le parseur s’arrête et télécharge, interprète et exécute le JS avant de continuer)
Depuis deux, trois ans, un parseur secondaire va chercher en parallèle les URL (pour gagner un peu de temps) mais pas plus

Il  y a des opérations JS hyper rapide. par contre, les éléments entres JS et DOM prennent forcément du temps.
Le DOM c’est lent.
Si on demande des dimensions, on déclenche le reflow : faire toutes les demandes de lecture au début et ensuite seulement toutes les écritures.

EX : si on change couleur ou opacité, par exemple, pas de reflow déclenché

Display none libère de la mémoire mais est plus long à remettre en place.
Visibilty hidden : ne libère pas de mémoire mais est ré-affiché plus vite.

Les soirées webperfParis se réorganisent …Lorgnez du côté de https://sites.google.com/a/survol.fr/webperf-user-group/ pour être tenu au courant.
Photo : Prélude

Résumé de mon atelier sur l’argumentation de la gestion de la qualité web

Le résumé de mon atelier « Argumenter en faveur du Responsable qualité web », fait le 15 octobre à Paris Web 2011, est en ligne …mais pas ici !

Ben oui, avec le lancement de w3qualité (voir w3qualité, un portail pour parler de qualité web), je vais essayer de mettre là-bas tout ce qui concerne la qualité web.

C’est donc là que ça se passe :

Pour ceux qui me suivent pour la qualité web, je vous conseille donc le flux RSS de w3qualité.

« Maman j’ai peur » : atelier Paris-Web pour aider les orateurs (potentiels)

Compte-rendu

Un compte-rendu est disponible sur le site de Paris Web.

Enregistrement sonore

Un enregistrement sonore est disponible sur SoundCloud (merci Yves !) :
Formation orateurs Paris-Web à Cifacom by yvg

Diaporama – 1re partie : « Vos slides »

Diaporama de Virginie : Vos slides

Diaporama – 2e partie : « La prise de parole »

Diaporama sur la prise de parole ; les vues ont été annotées.

Je ne fais pas de résumé de la présentation. S’il ne fallait en retenir que quelques points :

  • Préparez !
  • Soyez conscient de vos points forts, des points positifs (dès maintenant et au moment de passer sur scène)
    • Je me suis préparé
    • Mon sujet intéresse (l’équipe de sélection qui l’a choisi et le public qui est venu)
    • le public est toujours plus bienveillant qu’on peut l’être avec soi-même
    • Toute l’équipe d’organisation est là pour m’aider
    • Telle ou telle personne est dans la salle (et ça m’aide)
    • J’ai vu / écouté / assisté à la préparation Paris-Web « Maman j’ai peur ! »
    • Je connais mes points forts
    • J’ai mis des habits dans lesquels je me sens à l’aise
  • Ayez votre message en tête en permanence et faites-le passer
  • Pensez à la respiration qui peut vous aider à tout moment (face au track, au stress, pour reprendre souffle et rester concentré…)

Un peu plus ?

J’avais fait quelques articles sur la prestation orale. Vous trouverez également plein d’autres liens sur Internet ou encore le même atelier, en 2010, tenu par Stéphane Deschamps (là aussi, l’enregistrement sonore est disponible).

Convaincu(e) ?

Vous avez jusqu’au 18 juin pour répondre à l’appel à orateur de Paris Web ! En plus des thématiques chères à Paris Web, un angle d’attaque (totalement facultatif par ailleurs) est proposé : K.I.S.S. ; Keep It Simple …and Smart.

Atelier sur la performance web du 21 avril 2011 – Compte-rendu

Chers débutants en web performance, j’ai testé pour vous l’atelier #webperf. Cela se passait le 21 avril, dans les locaux d’Octo, à Paris. Le but de la soirée était d’échanger autour de différents sites web et de proposer de quoi améliorer leur performance.
Il y avait du haut niveau dans la salle et j’ai donc eu l’occasion de saisir plein de mots, plein de notions à aller explorer.
Voici donc un petit « en vrac » de cette soirée.

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Les outils

Voici une liste des outils qui ont été cités à l’occasion de cette soirée.

WebPageTest.org

www.webpagetest.org

Ancien AOL Page Test (qui lui permet de tester en local)
Je connais WebPageTest depuis quelques temps. Outre qu’il permet de simuler des tests de connexion en affinant les paramètres, il génère aussi des copies d’écran permettant de voir ce que l’internaute voit pendant le chargement. Voilà qui m’intéresse beaucoup.

Firebug

http://getfirebug.com/

Speed Tracer (sous Chrome)

http://code.google.com/intl/fr/webtoolkit/speedtracer/

Speed Tracer à l’avantage de renseigner aussi l’exécution du JavaScript (et pas seulement son chargement)

YSlow

http://developer.yahoo.com/yslow/

Google Page Speed

http://code.google.com/intl/fr/speed/page-speed/

DOM Monster

http://mir.aculo.us/dom-monster/

DOM Monster est un « bookmarklet » qui permet d’avoir de nombreuses informations sur le DOM et son chargement.

Dyna Trace

Dyna Trace permet de faire, sur IE et Firefox, du profiling JavaScript.

Mobitest7

http://www.blaze.io/mobile/

509inc.com

http://509inc.com/

(en beta pour l’instant – Androïd uniquement)

A noter également :
Akamaï donne régulièrement des statistiques par pays sur les connexions (à voir s’il s’agit de moyennes ou de médianes)

http://www.akamai.fr/enfr/stateoftheinternet/

Et bien sûr, le code source de la page (où j’ai pu trouver, moi aussi, une petite opti à faire, ouaiii !)

Les conseils à la volée

Les conseils ci-dessous ne représentent ni la totalité des optimisations à faire sur un site, ni la totalité de ce qui a été dit à la soirée WebPerf. Il s’agit de ce que j’ai réussi à noter et à (plus ou moins) comprendre.
De plus, chacun de ces conseils a été donné dans le contexte d’un site. Comme toujours, il ne s’agit pas de préconisation à appliquer à la lettre, mais ce sont des pistes à valider en fonction de chaque cas.

Images

CSS

  • Ne pas séparer une CSS qui est appelée à chaque fois.
  • Servir les CSS plutôt sur le même domaine que le HTML
  • La CSS pour l’impression n’est pas utile dès le début. La télécharger, via un JS, à la fin (ou la concaténée avec une autre si elle est légère)
  • Se poser la question de la nécessité d’une CSS spécifique pour IE 7. IE 7 étant le navigateur le plus lent de tous, autant ne pas le charger en plus.
  • Dès qu’on utilise des commentaires conditionnels, insérer un commentaire conditionnel vide tout en haut. En effet, l’appel à commentaire conditionnel bloque 100ms.

CSS et JavaScript

  • Mettre CSS et JS en cache
  • Ajuster la durée de vie des CSS et des JS générés

HTML

  • Limiter le plus possible les styles en ligne et les « document.write »

Marqueurs d’audience

  • Réduire la taille de Google Analytics (une astuce permettrait de réduire le code asynchrone ; même si les différences seraient faibles selon certains tests, ça vaut toujours le coup). L’asynchone peut être mis en haut de page.

Serveur

Autres

Je rappelle donc que ces conseils ne sont pas des vérités absolues mais bien des pistes à revoir en fonction du contexte.

Pour se tenir informé des prochains événements webperf_fr :
https://sites.google.com/a/survol.fr/webperf‐user‐group/ (flux RSS disponible)
https://twitter.com/#!/webperf_fr

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Merci www.prelude.me pour les photos (et les réponses, ci-dessous, aux questions auxquelles je ne savais pas répondre !)

« Intégrer l’accessibilité dans une démarche qualité » – Résumé

Introduction

La vidéo de l'interview avec audio-description, sous-titres, langue des signe...
La vidéo de l'interview avec audio-description, sous-titres, langue des signes...

Partons d’un exemple : un intégrateur très motivé doit mettre en ligne une vidéo de deux personnes – Sheldon Cooper et Leonard Hofstadter – en interview. Plein de bonne volonté, il met tout en œuvre pour rendre sa vidéo accessible : transcript, sous-titres, audio-description, langue des signes, etc. Malheureusement, tout ça lui prend beaucoup de temps, la rédaction du transcript est longue et fastidieuse parce qu’il ne comprend pas tous les termes techniques, les sous-titres sont parfois illisibles à cause des textes incrustés à l’écran et la réalisation de la vidéo en langue des signes a été très difficile car il a fait appel à un ami signeur et a dû filmer avec du matériel qui n’est pas adapté.

Résultat : notre intégrateur a le sentiment d’avoir passé beaucoup de temps et dépensé beaucoup d’énergie pour un résultat décevant. Il est totalement découragé et décidera probablement de ne plus prendre en compte l’accessibilité sur les prochaines vidéos.

Comment aurait-il pu éviter cette situation ?

Objectif

Objectifs de la conférence : pourquoi, comment intégrer l'accessibilité dans une démarche qualité
Pourquoi, comment intégrer l'accessibilité dans une démarche qualité

L’objectif de cette conférence est de donner des pistes pour éviter ce type de situation d’échec. Intégrer les problématiques d’accessibilité dans une démarche d’amélioration continue de la qualité nous semble être la bonne solution. Pour cela, voici quatre grands principes à appliquer.

#1 Intégrer l’accessibilité en amont

Principe #1 : intégrer l'accessibilité en amont
Intégrer l'accessibilité en amont

En intégrant les considérations d’accessibilité dès la conception du projet, on s’offre plusieurs avantages :

  • Si vous êtes clients, vous vous assurez d’avoir un prestataire capable de prendre en compte l’accessibilité. De plus, vous envoyez au marché le message que c’est une exigence de plus en plus demandée.
  • Si vous êtes prestataire, cela pourra être un plus, un avantage concurrentiel.
  • Dans tous les cas, vous anticipez ainsi les contraintes techniques liées aux outils et vous pouvez faire vos choix techniques et fonctionnels en connaissance de cause.
  • Et bien sûr, en intégrant l’accessibilité en amont et tout au long des développements, vous gagnerez du temps par rapport à une intégration en mode « rattrapage » en fin de projet.

Comment faire pour intégrer l’accessibilité en amont ?

  • Choisissez une direction. Cela peut-être l’Accessibilité avec un grand « A », cela peut-être le business, le service, etc.
  • Identifiez les objectifs qui vont servir à aller dans le sens de cette direction.
  • Signalez votre volonté d’accessibilité dans des chartes, cahiers des charges, spécifications, etc. Évitez toutefois le simple paragraphe générique (type « Le site doit être accessible selon le niveau double-A des WCAG »). Il vaut mieux une dilution du message contextualisé dans les différents contenus : des éléments concernant les graphistes dans la charte graphique, des éléments autour de la vidéo dans les spécifications pour la vidéo, etc.

#2 : Avoir un sponsor

Avoir un sponsor pour accompagner l'accessibilité
Avoir un sponsor pour accompagner l'accessibilité

Le sponsor est une personne assez haut-placé dans la hiérarchie qui aura la possibilité de porter l’accessibilité. Il va favoriser les échanges entres les équipes et les services. Son appui motivera l’appropriation collective des pratiques d’accessibilité.

Comment trouver votre sponsor ?

  • Il va d’abord falloir convaincre votre sponsor. (1)
  • Surtout, utilisez des arguments ciblés et adaptés ! Ne parler pas de référencement pour un intranet, par exemple, mais visez bien vos arguments en fonction des objectifs du sponsor.
  • Enfin, le sponsor n’a pas besoin d’être un expert en accessibilité ; ce n’est pas du tout ce qu’on lui demande. Il faut surtout qu’il soit convaincu car on compte sur lui pour rappeler la prise en compte de l’accessibilité et son importance tout au long du ou des projets.

#3 : Répartir les responsabilités

Principe #3 : Répartir l'accessibilité entre tous les intervenants
Répartir les tâches d'accessibilité entre tous les intervenants

Remettez chacun fasse aux responsabilités de son métier ; le graphiste prend en compte les critères graphiques, le contributeur les critères de rédaction, etc. Car la compétence en accessibilité se construit collectivement ; ce n’est pas (uniquement) l’affaire d’un expert.
De plus, les actions en faveur de l’accessibilité sont ainsi réparties en petits lots ; c’est bien plus facile ainsi de la mettre en place.
Chacun étant conscient de ses tâches et de son rôle à jouer, vous favorisez ainsi la naissance d’automatismes et donc favorisez une mise en place durable et naturelle de l’accessibilité dans la production. (C’est ty pas beau, ça ?!)

Comment répartir l’accessibilité entre chaque intervenant ?

  • Sensibilisez chacun par rapport à son métier ; inutile de parler des contrastes des couleurs au développeur. L’idéal, est de fournir à chacun des fiches listant les éléments d’accessibilité qui le concernent. Ne recopier pas simplement les critères tels qu’ils sont formulés, mais faites de vraies fiches explicatives si vous voulez faire passer votre message. (2)
  • Accompagnez vos intervenants le plus possible ; votre objectif est de les convaincre à la fois de l’utilité de l’accessibilité mais aussi que sa mise en place est possible sans gros bouleversements ni perte de temps.
  • Bien sûr, quand cela est possible, faites de la formation et faites suivre des (bonnes) formations.

#4 : Intégrer l’accessibilité en mode amélioration continue

Principe #4 : Gérer l'accessibilité en mode amélioration continue
Gérer l'accessibilité en mode amélioration continue

Le principe de l’amélioration continue est d’échelonner les tâches en cycles itératifs. En matière d’accessibilité numérique, tout ne peux pas être traité d’un coup et rester pérenne dans la vie du site. Les éléments d’accessibilité se perdent s’ils n’ont pas été intégrés dans les processus de production.

De plus, les cycles itératifs permettent de mesurer les progrès entres deux mises en lignes importantes.

Comment intégrer l’accessibilité dans un cycle d’amélioration continue ?

  • Surtout, ne présentez pas l’accessibilité comme un monobloc à passer en force. Pensez toujours en terme de multi-touches que vous allez organiser, prioriser, répartir.
  • N’attendez donc pas une version parfaite pour mettre en ligne mais faites les concessions nécessaires (par rapport à la réalité du terrain : temps, compétences, etc.), améliorez (processus, formation, code) et faites une nouvelle mise en ligne. Puis …recommencez (améliorations > mise en ligne > améliorations > …) !
  • Faites des audits entre deux mises en ligne importantes et communiquez sur les résultats. Vous envoyer ainsi un retour aux différents intervenants qui font des efforts en matière d’accessibilité et vous envoyer aux décideurs le message que des progrès sont faits, sans prise de temps conséquente.

En résumé

Vous venez de mettre en place un processus d’accessibilité en démarche qualité car :

  • Vous vous êtes fixé, en amont, une direction, des objectifs pour la servir et des critères – objectifs et mesurables – pour y parvenir.
  • Vous avez assuré l’implication des différents intervenants grâce à votre sponsor et à la montée en compétences.
  • Vous avez mis en place un cycle itératif d’amélioration continue.

(1) : L’objet de notre intervention ne portant pas là-dessus, nous ne nous sommes pas penchés sur les arguments pour convaincre. Cela pourrait d’ailleurs faire l’objet d’une conférence à part entière …Qui la fait quand et où ?! 😀 [Retour]

(2) : Voici deux exemples montrant à quoi ces fiches peuvent ressembler : Exemple de fiche accessibilité pour webdesigner et contributeur (PDF, 400 Ko)
(Nota bene : le PDF n’est pas encore balisé, oui, c’est une honte, mais comme ça je sors le résumé le plus rapidement possible et j’améliore ensuite 😉 !) [Retour]

Merci beaucoup à Sébastien d’avoir présenté cette conférence avec moi et d’y avoir apporté toute son expertise et son expérience en matière d’accessibilité.

Merci au W3Café pour l’organisation de cette journée accessibilité. Vivement les prochains événements !

D’autres que moi en parlent :

Diaporama

5ème Forum Européen de l’Accessibilité Numérique – Compte-rendu

En résumé

D’un point de vue global, la 5ème édition du Forum Européen de l’Accessibilité Numérique (FEAN) était un bon cru.
Si, effectivement, les experts peuvent être déçus de ne plus y apprendre grand chose, on peut se poser la question de qui est réellement le public. Une problématique qui revient sur certaines conférences d’évangélisation : le public des convaincus vient là où il faut réussir à amener le public à convaincre.
Avec une thématique « Coûts et bénéfices » et des présentations d’outils, j’étais venu y chercher de l’argumentaire et de la méthodologie. Comme souvent, j’ai été déçue de ne pas y trouver plus de concret (par contre, on a été servi en bla-bla politique et en bla-bla commercial !). Malgré tout, j’en retiens pas mal d’informations intéressantes.

Si je devais résumer les messages les plus fréquents de la journée :

  • prendre en compte l’accessibilité dès la conception
  • la formation est la clé (former les intervenants pour que chacun intègre les briques d’accessibilité propre à son niveau et ait une vision globale des briques des autres)
  • les états et les lois ont leur rôle à jouer pour accompagner et convaincre

On n’a pas contre entendu assez à mon goût (mais on l’a entendu !) l’idée de l’accessibilité comme utile à tous et non pas à un public en particulier. Non, l’accessibilité ce n’est pas pour les handicapés !

Puisque j’ai évoqué le discours politique, rappelons tout de même que le décret d’application de la loi de février 2005 a été mis en application en mai 2009 et qu’il ne reste donc que quelques mois aux organismes publics pour mettre le site en conformité avec les règles d’accessibilité.

Mise à jour 19/05/2011 : les actes du colloques sont en ligne. J’en ai profité pour ajouter les liens vers les diaporama.
Voir aussi les vidéos Braillenet.

Notes

Sébastien Delorme, Atalan
L’accessibilité au service du e-recrutement

Pourquoi se préoccuper de l’accessibilité du e-recrutement :

  • cohérence avec les valeurs et la politique sociale de l’entreprise
  • audience élargie
  • respect de la réglementation (6% des effectifs)

Une méthode qui peut s’appliquer à un site de e-recrutement …comme à beaucoup d’autres :

  • signaler dès le cahier des charges la volonté d’accessibilité
  • si on pense utiliser un CMS, voir sur quoi on a la main et choisir son prestataire en fonction de ce qu’on pourra faire de l’outil
  • accompagnement de l’expert accessibilité tout au long du développement
  • recette et liste des points à traiter pour une montée de version
  • formation des rédacteurs et des administrateurs en fonction de leur profil et de leur champ d’intervention

Diaporama, PDF et résumé

Donal Rice, Autorité Nationale du Handicap (Irlande)
Keynote : Usage des TIC pour l’éducation inclusive : coûts et bénéfices

Cette présentation a l’avantage d’avoir présenté des coûts et des bénéfices mais aussi des outils et des exemple concrets de l’accessibilité.

10 à 12% de la population mondiale est en situation de handicap et ce chiffre va augmenter.

Si on estime que l’éducation d’un enfant avec des besoins spécifiques prend 2 à 4 fois plus de temps, une étude montre aussi que le coût de la non-intégration de la population handicapée à la vie sociale et au monde du travail s’élève à 35,8% du PIB d’un pays (Chiffre : UNESCO, Europe centrale et Indonésie)

Diaporama de D. Rice (PDF)

SNCF
La politique du groupe SNCF en matière d’accessibilité du Web

La SNCF a présenté certains de ces sites et à apportés des témoignages sur leur mise en place de l’accessibilité. Dans l’ensemble, il s’agissait surtout de présenter un site en 5 minutes et de dire « à telle date on a fait ça et c’est mieux ».
La SNCF a toutefois été félicitée par le président de la Fédération des Aveugles et Handicapés visuels de France pour leurs efforts et leurs actions.

A noter : la SNCF utilise Safeguard comme outil de remontées des erreurs d’accessibilité. Un outil que je ne connais pas.

Diaporama de la SNCF (PPT)

James Odeck (The Norwegian University of Science and Technology, and Norwegian Public Roads Administration
Kenote : Évaluation économique de la conception pour touts dans les transports : l’expérience norvégienne et son application dans les TIC

L’intervention de James Odeck était particulièrement intéressante et concrète. Même si ici l’accessibilité n’était pas numérique, cette présentation nous remet en tête un principe majeur que l’on doit transmettre et re-transmettre : l’accessibilité permet de couvrir des besoins d’une population spécifiques mais les mesures mises en place sont bénéfiques à tous.

L’exemple très concret pris était la mise en place d’une entrée de plain-pied dans les bus. Sans même parler du côté agréable pour tout le monde (à pied et sans charge), cette entrée permet aux fauteuils mais également aux poussettes ou aux valises à roulettes de rentrer facilement. Le temps gagné pour cet accès facilité profite à tous (temps de « chargement » et temps du parcourt au global), etc.

Angeetdemon75 sur Twitter : très intéressant ce norvégien : accessibilité utile pour tous et non pour les handicapés… Et oui c bien de ne pas l oublier

Pensez à tous ces usages du quotidien indispensable à un public handicapé et dont vous ne voudriez pas vous passer : ascenseurs, escalators, télécommande…

Ronald Schild
Keynote : La numérisation des livres : une situation gagnant-gagnant pour les usagers handicapés et les éditeurs

sebsol sur Twitter : DRM kill accessibility. Another reason to drop it

Nissone sur Twitter : L’ebook va avoir recours à la séparation contenu/forme. …ben, fallait nous demandé, on vous l’aurait dit 😀

Diaporama de R. Schild (PPTx)

Thomas Logan, HiSoftware
Comment les outils de vérification de conformité peuvent améliorer la qualité et réduire le cycle de développement

HiSoftware présentait entres-autres leur outil Compliant Sheriff (que je ne connais pas plus que Safeguard)

Diaporama de T. Logan (PPTx)

Matthieu Faure, Open-S
Audit d’accessibilité : comment repousser les limites de l’automatisation ?

sanvin sur Twitter : #tanaguru : y’a quelques trucs vraiment bon, automatiser plus certains tests…

notabene sur Twitter : Légère mauvaise foi de @mfaure quand même des fois

Diaporama de M. Faure (PDF)

Jean-Marie D’Amour, Institut Nazareth et Louis-Braille
Réduire le coût tout ua long de la chaîne de production

Si une partie de la conférence de Jean-Marie D’Amour m’a déçue, c’est parce su elle me renvoyais a mon vécu. Autant cela fait toujours du bien de voir qu’on est pas tout seul, autant j’étais vraiment venue chercher de l’argumentaire.
Je retiens tout de même les solutions avancées :

  • le partage des responsabilités
    Voir par exemple : Accessibilité Web > Répartition > WCAG 2.0
  • la formation en fonction des profils, des métiers, des taches
  • l’accompagnement
  • et aussi la démonstration : rien de tel, dit-il, qu’un aveugle faisant une démonstration pour faire comprendre.
notabene sur Twitter : distribution des tâches et formation ciblée ça doit être dit et redit

Olivier Nourry, Micropole et Jean-Pierre Villain, Qelios
Optimiser l’intervention experte dans un projet web

Voilà une conférence dont je suis pressée de récupérer le support de présentation (1).
Olivier Nourry soulève en autre un point particulièrement pertinent : il ne faut pas confondre l’expert accessibilité et l’expert en évaluation. L’expert en évaluation intervient au moment d’auditer le site et son expertise est arbitrée par le référentiel. L’expert accessibilité intervient sur la globalité du projet. S’il ne faut pas le confondre avec les différents intervenants, il est là pour former et accompagner chacun sur son étape du projet. Son intervention se prolonge par du support en continu (e-mail, téléphone, etc.)

notabene sur Twitter : Différencier expert en accessibilité et expert en évaluation. Ouf, enfin.
(1) Mise à jour :
Le support de présentation est disponible : Optimiser l’intervention d’un expert accessibilité (Retour)

Élie Sloïm, Temesis
Industrialiser l’accessibilité d’un parc de sites

Ou comment un audit rapide sur un parc complet avec Opquast Reporting permet de se faire une idée rapide et de prendre des décisions globales.

PatriceBTwit sur Twitter : @ElieSl vient de présenter une approche de type évaluation heuristique pour l’accessibilité

Cynthia Waddell, International Center for Disability Ressources on the Internet
keynote : Poursuites juridiques pour défaut d’accessibilité aux USA

Ou comment des exemples de poursuites aux États-Unis peuvent nous alerter sur ce qui peut arriver en France.

N’oublions pas que les associations n’attendrons pas pour réagir et que la politique d’un organisme d’état et d’une entreprise peut être très rapidement commentée et diffusée en matière d’accessibilité numérique (en bien comme en mal).

Diaporam de C. Waddell (PPTx)

Outils

Je retiens aussi que du côté des outils, il y a pas mal de choses que je devrais creuser. Si jamais vous avez déjà des retours d’expérience…)

Les outils cités :

  • Safeguard
  • Opquast
  • Tanaguru
  • Compliant Sheriff

(et curieusement, pas Ocawa)

L’UX et la marque – UX Paris

Avant-hier, j’étais à ma deuxième conférence UX Paris.
UX Paris est une initiative bénévole ayant pour but de faire connaître l’UX (c’est-à-dire l’expérience utilisateur) en France et favoriser les échanges autour du sujet.

La première que j’avais vu était sur le Design Thinking (par Benjamin Servet). Mais avant-hier, le sujet était sur les relations entre l’expérience utilisateur et la marque (15 février 2011 : Rémy Bourganel sur l’UX et la marque).

L'UX et la marque

Le propos était de montrer que les réflexions des concepteurs et designers doivent fortement prendre en compte la marque, son image, son ADN.

La conférence était fortement conceptuelle et j’avoue être restée parfois un peu sur le bord de la route. Néanmoins, Rémy Bourganel (R&D chez Orange et enseignant aux Arts Déco) nous amenait à penser les usages avec un œil neuf, à imaginer les interfaces enrichies de ponts entre les marques, les terminaux, etc. en ayant toujours en tête ce qui fait l’identité de la marque et comment, à partir de cette identité, présenter des nouvelles expériences. Quelques exemples en vrac ?

  • imaginez un partenariat entre une enseigne de sport familiale et une société d’assurance : une application à porter sur soi enverrait des infos sur notre activité sportive et la société d’assurance adapterait ses tarifs en fonction.
  • imaginez envoyer un « gong » avec géolocalisation et un message « Je pense à toi » à la place de la traditionnelle carte postale
  • imaginez une interface représentant votre cercle d’amis sous forme de personnages répartis dans un paysage en fonction de votre degré d’interaction avec eux. Les personnages se manifestant de différentes façon quand ils sont porteur d’un ou plusieurs SMS, messages vocal, etc.
    (prototypé chez Nokia, une version a été commercialisée l’année dernière en Asie)

Le but étant de présenter une expérience plus riche et plus structurante dans la relation usager/marque que la traditionnelle petite histoire de 30′ secondes pendant la coupure pub de la télé.

Ce type de démarche nécessite bien-sûr un fort investissement (temps, énergie, argent, disponibilité) en R&D. La multiplication de prototypage est un facteur constructif dans cette démarche mais cela ne doit pas être le seul axe.
Apple, par exemple, fait énormément de prototypage mais regarde également ce qui se fait ailleurs et rachète les innovations qui peuvent les intéresser et qui corresponde à leur identité, à ce qu’ils veulent véhiculer de leur image.

Voilà ce que j’ai pu en ressortir. La conférence, de ce que j’ai pu en voir, a eu un franc succès.

Photo : mauricesvay (CC BY-SA 2.0)

Design Thinking – UX Paris

benjamin-servetDesign Thinking
Benjamin Servet – nealite
UX Paris – 24 novembre 2010

UX Paris est une initiative bénévole dont la vocation s’anime autour de la démarche centrée utilisateur. Entres-autres choses, UX Paris organise des conférences et celle du 24 novembre 2010, sponsorisée par Paris-Web, portait sur le Design Thinking.

A cette occasion, Benjamin Servet de l’agence nealite, est venu présenter sa vision du Design Thinking.
La méthodologie étant facilement trouvable dans les livres, Benjamin Servet a voulu se concentrer plutôt sur la présentation des principes importants :

  • La culture à insuffler
  • Brainstorming et observation
  • Prototype et tests

Définition

Définir Design Thinking n’était pas l’objet de la conférence et, quand la question de la traduction du terme a été posé, Benjamin Servet a avoué n’avoir pas su trouver de moyen de le traduire en français.

Benjamin a notamment rappelé que le terme « design » ne fait pas référence à l’artistique et qu’on pourrait plutôt le voir dans le sens de « dessein« . Le design est en fait apparu avec l’industrialisation dès lors qu’il fallait concevoir ou accompagner un produit, quel qu’il soit (objet, mise en page, etc.)

Le design thinking, c’est plus un groupe, une culture commune qu’une esthétique. Le hasard et l’expérimental y sont favorisés et le tout est centré sur l’expérience utilisateur. Cette réflexion globale (fonctionnelle et esthétique) est présente à chaque étape de la conception.

Design Thinking sur Wikipédia

Historique

D’abord, un web consultatif, puis, autour de ce qu’on a appelé le web 2.0, un web participatif.
Maintenant, le web se conçoit dans la mobilité (partout, tout le temps).

En parallèle, les attendes des utilisateurs ont donc changés. Dans la catégorie « besoin », il y a l’info et le produit. C’est avec la catégorie des « plus » qu’un annonceur pourra faire une différence :  sur les services et l’expérience.
Cette différenciation en enrichissant services et expérience doit se faire en parallèle d’un univers de plus en plus complexe : le client-annonceur ne sait plus ce qu’il doit faire avec les réseaux sociaux et la multiplicité des plateformes.

Méthodologie

C’est une méthodologie du collectif et du collaboratif : les équipes doivent être multi-disciplinaires.

Tout comme dans le théâtre classique, elle répond à la règle « unité de lieu, de temps, d’action« .
Une pièce unique est consacrée au projet. Tous les livrables (post-it, brouillon, idées) y sont accrochés en permanence et à disposition de chaque membre de l’équipe. Le tout est « à plat » (et non, comme sur un ordinateur, consultable élément par élément).
Le temps est prédéfini et doit contribuer à la notion d’urgence. Il n’y a pas de travail en cascade (chaque spécialité après l’autre) mais une action commune pour garantir l’energie de l’ensemble et l’unité.

Conseils

« Arrêtez de faire des « produits » ».
Les équipes sont compartimentées et chacun fait son application iPhone – par exemple – de son côté.
Il en découle un manque de fluidité entre les appli, par exemple.

Observation

Observer les utilisateurs, l’environnement, les usages. Exemple : aller voir le comportement des usagers en magasins pour penser un site de vente en ligne.
(bien-sûr, la réflexion peut aussi se passer hors du contexte)

Brainstorming

7 à 8 personnes, sans chef, mais avec un animateur (sans niveau hiérarchique, donc). Il n’y a pas de mauvaises idées. Le but est de produire 100 idées en une heure.
Ensuite, regrouper les idées ensemble pour en extraire, les trier, les côter. Structurer en fonction de l’objectif.
Reboucler ensuite sur un deuxième brainstorming avec ce nouveau groupe d’idées.

Prototype

Faire des prototypes dès le début des tests (quite à ce qu’ils soient moches et mal faits)
Des équipes utilisent par exemple des post-it collés sur un écran d’iPhone en guise de prototype : il n’y a ni perte de temps ni perte d’énergie à créer le support et l’énergie reste concentrée sur l’idée et l’avancement.

Conclusion

La conclusion de Benjamin Servet est que la culture de l’expérience utilisateur reste encore à insuffler au sein de nos entreprises pour faire émerger des départements dédiés.

Son tweeter : @benjaminservet
Photo : mauricesvay CC BY-SA 2.0

Journée Mondiale de l’Utilisabilité 2010

En introduction

Pour la 6ème année, Fred Cavazza a animé une participation française au World Usability Day (qui est tombé un jour férié en France, le 11 novembre. La France est donc en avance d’une journée).

Le thème pour cette année était sur l’utilisabilité des sites d’informations et le programme portait sur :

  • un panorama de la presse en ligne
  • le webdocumentaire
  • l’écrit web
  • la visualisation des données
  • l’information à l’heure du websocial
  • l’utilisabilité des interfaces mobiles

Le thème n’est pas, à priori, celui qui me concerne le plus. Pourtant, la diversité des interventions et le fil rouge utilisabilité ont permis un balayage riche.
Plus que de donner de l’information ou un apprentissage, cet événement était une bonne occasion de sortir un peu de flux de la production et de jeter un œil sur ce qui se fait.

En plus, petite satisfaction personnelle, j’ai eu le plaisir d’y voir Amélie Boucher. Na !

Panorama de la presse en ligne

Benoît Drouillat

A travers son panorama, Benoît Drouillat a fait remonter des points qui ont en particulier retenu mon attention :

  • « un nouveau médium ne s’ajoute jamais aux média antérieurs et ne les laisse jamais intacts. Il les bouscule sans cesse et leur trouve de nouvelles formes et de nouveaux emplois. » (Marshall Mac Luhan), bon, juste pour rappeler que non, Internet ce n’est pas la mort du livre, de la télé, de la carte postale ou de je ne sais quoi !
  • Respecter un design en passant d’un support à l’autre (charte graphique identique du Financial Times du papier à l’écran) est-ce un garant d’une bonne ergonomie ? L’amoureuse de l’identité graphique que je suis aurais tendance à répondre qu’il faut garder des éléments. Mais justement, l’identité graphique, c’est l’art de respecter une identité globale avec des éléments, des supports, des contextes différents. De plus, la plus-qu’amoureuse de l’expérience utilisateur que je suis aurait tendance à dire qu’il faut s’adapter au média et ses modes d’utilisation. Donc ? Donc respecter l’identité ne veut pas dire copier-coller une charte. Et le web a sa propre utilisation, grandement différente du papier.
  • La culture de l’innovation n’existerait pas ou peu en France dans les médias et les efforts sont plutôt portés sur les terminaux mobiles. C’est en effet l’incontournable du moment sans compter, bien sûr, sur le sempiternel blocage financier sur la R&D (Recherche et Développement).
  • Si les versions de journaux en ligne qui ne sont que des versions papier en PDF sont vraiment bien faibles par rapport aux possibilités, c’est au designer de proposer quelque chose exploitant le médium et favorisant les usages (bon, et à la direction de trouver des sous pour !)

Pour un compte-rendu (bien plus fidèle, de fait !) voir à la source 😉 :
Un panorama du design de la presse en ligne

Webdocumentaire

Upian

La conférence d’Upian a eut pour avantage d’ouvrir mes petits yeux d’intégrateur-du-bon-vieux-HTML-de-papa sur un autre support que la page web traditionnelle.
Les projets présentés étaient :

  • Gaza Sderot
  • Prison Valley

« Gaza Sderot » (mais ? tiens ! Jonez Ronez nous en avait aussi parlé lors de sa conférence sur la qualité éditoriale à Paris Web 2008 !) est un projet ayant pour but de présenter des vidéos faites à Gaza, en Israël et à Sderot, en Palestine. L’ensemble du webdocumentaire est basé sur cette volonté de toujours montrer les deux villes en parallèle.

« Prison Valley » (qui, selon Ben, serait « partout ») propose près de 3h de films articulés sur une frise chronologie permettant de l’interaction avec des éléments connexes.

Ce qui est à retenir c’est que ces deux webdocumentaires abordent la page web avec des principes de navigation originaux. Mais rien n’a été dit sur des tests d’utilisabilité (tests utilisateurs) fait pour valider ces navigations.
Je me demande aussi si l’accessibilité est prise en compte…

L’unique point technique soulevé était sur l’innovation et le fait que les équipes sont tournés vers les nouveautés technologiques pour toujours chercher à aller plus loin.

L’écrit web

Éric Mettout – Rédacteur en chef du site L’Express

Cette conférence aurait largement pu prendre une demi-heure de plus. Les informations données par Éric Mettout ne sont pas nouvelles (pour quiconque consomme des informations sur le sujet, en tout cas) mais c’est très bien retranscrit. Il me semble que cette conférence balaye la totalité du sujet. Les diapositives étaient très complètes et peuvent aisément servir de « rattrapage ».

Mes notes en vrac :

  • la longueur d’un texte sur le web est aussi dépendante de la façon dont on va architecturer le texte. Penser à laisser des respirations dans un texte long.
  • les questions 5W2H (What, Where, Who, When, Why, How, How many) doivent avoir été couvertes par les premiers éléments : titre, intertitre, chapô, et, au pire, premier paragraphe.
  • C’est également dans cette même zone que doivent figurer les mots qui permettront aux moteurs d’indexation de classer la page.
  • L’écriture web c’est aussi des photos, des vidéos (attention aux droits de diffusion !), des mashups, l’anticipation des commentaires à venir, des liens. Le rédacteur web doit avoir ces outils là en tête et s’en servir.
  • A propos des mashups, Éric Mettout a évoqué les frises chronologiques, la visualisation de données, les arborescences, les webdocumentaires. Il a alors souligné le fait que, grâce à des outils en ligne (dipity, Many Eyes, Pearltrees…), l’éditeur est maintenant à même de travailler lui-même ces éléments (voilà pourquoi ils rejoignent les tâches de l’écrit web).
  • Le rédacteur en chef de L’Express atteste que plus on fournit des liens externes à un internaute …plus il revient ! (Si ce principe me paraît plein de bon sens, il semble que là, il ait été vérifié et validé par un site dont les revenus sont probablement basés sur l’audience. Voilà qui apporte de l’eau à ce moulin)
  • chaque article est potentiellement une page d’atterrissage. Cela doit être prise en compte dans les principes de navigation du site.
  • L’écrit web (journalistique) peut aussi être du live-blogging ou l’écriture dédiée à des réseaux sociaux. Commenter une manifestation en direct, animer une page éditoriale sur Facebook, alimenter un fil Twitter d’actualité est un exercice spécifique auquel le journaliste doit s’adapter. Il en va de même pour le blog.

Enfin, Éric Mettout a fini de balayé tout son paysage de journaliste web en insistant sur combien les informations de web analytics pouvait être précieuses (et nouvelles !) pour un éditeur qui voit rapidement quels sont les contenus qui « marchent » le mieux. Le rédacteur web doit donc faire appel à ces informations et s’en servir.

Si la conférence a été faite au pas de course, je pense donc que le diaporama vaut une lecture.

Visualisation des données

Caroline Goulard

Caroline Goulard est venue nous « vendre » la visualisation des données. On a donc commencé par une introduction rappelant que la visualisation des données permettait de rendre compréhensible aisément une multitude d’informations car elle fait appel à notre intelligence visuelle plutôt que verbale. Bon, je ne sais pas pour vous, mais moi j’en étais déjà convaincue.
Spécifiquement à propos de l’utilisabilité, elle a précisé que la visualisation de données permet :

  • la personnalisation
  • l’interactivité
  • l’affinité
  • l’immersion

et que ces éléments permettaient donc une expérience utilisateur positive (en fait, on est plus dans la désirabilité que l’utilisabilité selon moi et en me référent au schéma de P. Morville).
Les trois modes d’engagement de la visualisation de données offre une forte préhension de l’utilisateur :

  • la vision
  • la manipulation
  • la circulation

Pour organiser une visualisation de données, il faut penser « LATCH » : Localisation Alphabet Temps Catégorie Hiérarchisation.
Les conseils finaux de Caroline Goulard pour concevoir une visualisation de données :

  • de garder à l’esprit que le but est de fournir de l’information ;
  • de privilégier la fonction et non l’esthétique ;
  • de donner du contexte ;
  • de tester ses interfaces à l’aide de tests utilisateurs.

L’information à l’heure du websocial

Fred Cavazza nous livre un passage en revue des impacts du websocial et des usages qui en découlent sur les médias informatiques.

Il note que le multiplicités des usages apporte une nouvelle complexité aux interfaces qui prévoient maintenant plusieurs couches d’information :

  • l’éditoriale,
  • une partie communautaire
  • reliée à une partie sociale.

Il se livre ensuite à son exercice préféré (enfin, c’est une interprétation toute personnelle) : les hypothèses d’évolution.
Il en cite trois :

  • la personnalisation : des médias d’information dont les pages sont créées à mon image
  • l’information à géométrie variable : comme le New York Times par exemple, qui propose une interface classique, une interface écrémée ne gardant plus que le contenu « brut » et une interface linéaire chronologique.
  • la contextualisation en fonction du terminal : si je suis sur mon ordinateur de bureau je ne voudrais pas avoir accès au mêmes fonction qu’en mobilité, par exemple.

Utilisabilité des applications mobiles

Backelite

Backelite est spécialisé en interfaces mobiles. A travers la présentation de leur société et de quelques unes de leurs réalisations, ils insistent sur :

  • la complexité liée à la multiplication des plateformes,
  • l’importance de se consacrer d’abord sur les fonctions premières,
  • le fait que le design doit être dédié à la simplicité et à l’explication
  • et que le contenu doit être adapté au terminal.

En conclusion

Félicitations à Fred Cavazza qui a réussi, je trouve, un joli éventail de sujet autour de l’utilisabilité via les sites d’information. On a abordé, au cours de cette demi-journée, les sites de presse traditionnels, le webdocumentaire et ses originalités, l’écriture web (bien) vue par un journaliste, l’information de données et sa retranscription visuelle (et utilisable !), l’incursion du websocial dans la consommation et les usages de l’information et un focus sur les applications mobiles (inévitable, par les temps qui courent) !

Encore une fois, cette conférence était plus un temps d’arrêt sur ce qui se fait que de la mise en pratique.

A cette occasion, Eyrolles, Designers Interactifs et L’Express ont gentiment distribués quelques livres, extraits et magazines.

Les 100 agences qui font le design interactif, Les métier du design numérique, Ergonomie web illustrée
Les 100 agences qui font le design interactif, Les métier du design numérique, Ergonomie web illustrée

Voir : Journée Mondiale de l’Utilisabilité 2010

Les 5 principes d’un logo efficace

Logos

En 2004, j’écrivais mes premiers articles en ligne. Deux articles se complétant l’un l’autre, sur la création d’un logo : Concevoir un logo – Considérations théoriques et considérations pratiques. Aujourd’hui, ces articles sont encore parmi les plus lus de mon blog.

En complément, voici les principes essentiels d’un logo :
What makes a good logo? (en anglais)

Quels sont, en quelques mots, ces principes ?

Un logo doit être :

  • simple
  • mémorisable
  • intemporel
  • multi-supports
  • approprié

Simple

Un logo simple est un logo qui combine plusieurs avantages : reconnaissable -même en peu de temps, mémorisable et propre à faire passer l’image du client.
Le principe KISS (Keep It Simple, Stupid) est à garder en tête pour tout logo.

Mémorisable

L’important est que le design doit logo soit facilement retenu et associé à la marque qu’il représente. En ce sens, il doit aussi se distinguer par rapport aux autres logos.

Intemporel

Le logo représente la marque et son identité. Quel meilleur gain si le logo traverse les décennies sans renier les principes de la marque, sans avoir l’air d’appartenir à une autre époque !

Multi-support

Un graphiste professionnel ne s’y trompe pas, un logo ce n’est pas seulement une belle image en en-tête d’un courrier. Le logo doit pouvoir être décliné sur une affiche en 4×3, sur un fond sombre comme sur un fond clair, en noir et blanc…

Approprié

Un logo représente une marque et donc son identité, son style, son univers. Par contre, il ne représente pas ses produits ; il représente plus un concept.

Pour en savoir plus sur ces quelques principes, consultez l’article de justcreativedesign.com et ses références : What makes a good logo? (en anglais)
Image de captcreate

Le développement durable dans la chaîne graphique

La consommation du papier

La consommation du papier n’est pas, comme on le croit encore, une mauvaise pratique écologique  (bon, le gâchis, c’est autre chose, mais là, c’est moi qui rajoute ça et c’est un autre sujet). Là, le conférencier à insisté sur la consommation d’Internet bien plus préjudiciable et je me suis faite toute petite, seule dans la salle à prendre les notes sur un ordi alors que tous avaient des blocs-notes (ahhh ! que je me suis sentie moins seule le soir même au W3Café !)

La gestion des forêts à été mise en place il y a déjà longtemps. L’industrie du papier ayant été la première à être montrée du doigt dans la prise de conscience écologique, elle a aussi été la première à réagir.
Les forêts gérées dans l’optique du développement durable prennent en compte à la fois la dimension écologique, économique et sociale (je ne le savais pas, mais les conditions de travail font partie de la notion de développement durable, par exemple).
La gestion de ces forêts implique également qu’il y a plus d’arbres plantés par an que d’arbres coupés.

Parallèlement, des forêts non gérées continuent à être exploitée (et détruites). C’est donc le papier issu de ces forêts là qu’il ne faut pas consommer. Des normes nous aident à choisir.

Les normes

La marque « IMPRIM’VERT »

IMPRIM'VERT

Elle ne concerne que les industries graphiques. Elle gère, depuis 11 ans, 3 critères :

  • la gestion des déchets dangereux
  • le stockage des liquides dangereux et déchets liquides
  • l »abandon de produits toxiques

Elle demande un fort engagement et est mise à jour en fonction des produits nouvellement découverts comme dangereux.

La marque « Print environnement »

Print environnement

Elle est équivalente à la marque IMPRIM’VERT mas s’adresse plutôt à des entreprises de taille modeste. Elle est tout aussi  valable et sérieuse que la précédente.

Les certifications FSC et PEFC

FSCPEFC

Ces certifications sont toutes les deux liées à la gestion du papier et de la forêt. Ces deux normes sont d’ailleurs équivalente ; l’une d’origine canadienne, l’autre est européenne.

L’apposition d’une ou l’autre de ces certifications garanti :

  • la préservation de l’environnement
  • le respect les droits sociaux des travailleurs
  • une économie viable

Chacune de ces normes garantie que le papier ne vient pas de forêts non-gérées et atteste également des efforts faits autour de la gestion des déchets, des encres, etc.

Pour pouvoir apposer sur un document les mentions FSC ou PEFC, il ne suffit pas que le papier respecte une des normes, il faut aussi que l’imprimeur soit certifié de la même norme. Dans ce cas-là, l’imprimeur demande un numéro de certification (assez long à obtenir)

Le papier recyclé

Pour ce qui est du papier recyclé, ce n’est pas une obligation mais plutôt une question de besoin. En fonction de la pérennité du document imprimé et du niveau de qualité attendu, on opte pour un papier recyclé ou non.
Il faut garder à l’esprit que, en plus de fait que le papier est une denrée renouvelable et qu’il faut, de toute façon, du papier « neuf » pour fabriquer du papier recyclé. Il n’y a donc aucune culpabilité à avoir si on décide d’utiliser du papier très blanc et donc non-recyclé pour un document haut-de-gammedont la durée de vie doit être longue.

Les autres normes

Boucle de Moebius

La boucle de Mœbius indique juste la quantité de papier recyclé dans le papier

Ecolabel européenNordic Environmental LabelDer Blaue EngelAPUR 100%

Label écologique de l’Union Européenne, l’Ecolabel nordique, L’Ange bleu et l’APUR (Association des Producteurs et Utilisateur de Uapier), dont le logo indique le pourcentage de papier recyclé,  sont aussi des bons repères.

Comment, en tant que donneur d’ordre ou concepteur print, optimiser la demande pour qu’elle soit la plus « écologique » possible ?

  • Choisir un papier certifié : FSC ou PEFC ou Recyclé
  • Favoriser des formats standards
  • Choisir le gramage en fonction de la durée de vie
  • Éviter les grands aplats (car la charge d’encre est plus forte et cela demande plus de pétrole)
  • Limiter les plis et les finitions

Comment choisir son imprimeur ?

Choisir un imprimeur certifié FSC / PEFC et/ou qui a la Marque Imprim’vert (ou iso 14001).

A défaut, privilégier celui qui utilise des encres végétales, imprime avec 3 % maxi d’alcool isopropylique dans ses solutions, gère ses déchets, utilise un CTP (sans chimie si possible), produit dans un bâtiment Haute Qualité Environnementale, etc.

Communiquer son engagement

Il est important de communiquer sur l’utilisation que l’on fait de papier recyclé, issu de forêts gérées, gestion des déchets, etc :

  • Pour sensibiliser
  • Pour son image de marque

Attention toutefois, pour pouvoir apposer les logos FSC ou PEFC sur un document, il ne suffit pas que le papier réponde à ces normes, il faut aussi que l’imprimeur soit certifié. Il doit alors demander un numéro de certification (procédure assez longue).

Cela peut donner :

  • « Ce document est imprimé sur du papier FSC – N° de chaîne de contrôle (fourni par l’imprimeur) »
  • « Ce document est imprimé sur du papier recyclé à 100 % »
  • « Ce document est imprimé avec des encres végétales »
  • « Ce document est imprimé par une entreprise Imprim’Vert / certifiée Iso 14001 »

Parlez-en à votre imprimeur, il vous conseillera.

Communiquez également sur une démarche globale de votre entreprise.
Un exemple de communication :  Cosmic Communication, Neoma (PDF)

En résumé

  • Sans se priver de toute créativité, favoriser, à la conception du document, les critères « écologiques » (grammage, format, etc)
  • Choisir un imprimeur FSC / PEFC
  • Opter ou non pour du papier recyclé mais se poser la question
  • Communiquer sur sa démarche

Pour en savoir plus

Voilà. J’ai souhaité faire ce compte-rendu car la prise de conscience écologique est encore difficile et peu répandue* et il suffit parfois simplement d’informer. Cette conférence m’a emballée pour toutes les informations qu’elle fournissait et, depuis, je n’achète plus un carnet de croquis sans chercher le label dessus ! 😉
* Peu répandue et pourtant : S’attaquer aux tabous pour devenir écolo et Des produits écolo rien que dans mes RSS de ces derniers jours 😉
Conférence tenue le 15/05/2009 par Patrick Cahuet, chef de segment à la division Systèmes d’Impression de IBM Printing System Divisions France.

W3Espresso du 15/05/09 – Compte-rendu

C’est Aurélien qui en parle le mieux 😉

halls beer burger, chouffe, cuba libre, welch, il parait que paul connait un peu Firefox, laaaaapin, hadopi, ARIA, ...
hall s beer burger, chouffe, cuba libre, welch, il parait que paul connait un peu Firefox, laaaaapin, hadopi, ARIA, ...

Je voudrais en rester là car tout est dit, mais je profite tout de même de ce mini-billet pour remercier « les gentils organisateurs » et pour témoigner, comme d’autres, de mon plaisir d’avoir été là à partager un moment « entre nous ».

Voir aussi :
La page du W3Espresso du 15/05/09
Pour ne pas rater le prochain : Flux RSS du site W3Café France
Aurélien, qui en parle si bien : fairytells

Les standards du web en entreprise – Jérémie Patonnier

Et les standards du Web dans tout ça ?
Et les standards du Web dans tout ça ?

Cette conférence très concrète nous permet de comprendre en quoi les standards du web et la qualité ne sont pas (que) des lubies des développeurs-geeks-passionnés-et-intégristes mais bien des actions menées par les entreprises au service du chiffre et de la rentabilité.

Présentation

Une rapide présentation de BNP Paribas Personal Finance nous permet de comprendre qu’il s’agit d’un acteur majeur du crédit (à la consommation, immobilier et rachat de crédits). L’ampleur du business sur Internet est tel (un million de visiteurs uniques par mois, un milliard de chiffre d’affaire en 2007) qu’une équipe est dédiée à l’activité web.

Et les standards du web dans tout ça ?

L’objectif d’une telle entité est clair et identifié : la rentabilité (acquisition, taux de transformation, ROI)

De façon très pragmatique, les choix technologiques sont donc fait aussi en fonction du taux de pénétration. HTML est utilisé à 100% (à la différence de technologies tentantes parce que plus « sexy »).
Si l’on se penche ensuite sur l’équipement des visiteurs de Personal Finance, on constate une forte pénétration de Window et environ 2% de Mac – pour les systèmes d’exploitation – et une forte pénétration de Internet Explorer (75%), Firefox (20%) et environ 2% pour Safari – côté navigateurs.

La conversion est simple : à un million de visiteurs par mois, 2% représentent environ 20 000 visiteurs.
L’entité e-Business d’une entreprise telle que BNP Paribas Personal Finance ne peut donc pas pas se permettre de « laisser de côté » les configurations plus rares. Utiliser les standards est le meilleur garant pour s’affranchir en grande partie des problèmes de configuration.

Cela prend également le relai des exigences en visibilité : référencement naturel, e-mailing et contraintes juridiques (accessibilité).

Bon, les standards du web ok. Mais qui et comment ?

Les équipes concernées sont toutes celles qui interviennent sur la conception et la réalisation de pages et applications web : marketing, commerciale, agence de communication, agence web, DSI et, dans le cas de BNP PF, une équipe dédiée interne de développement web.

Chaque intervenant joue un rôle vis-à-vis des standards en fonction de son périmètre : conception, webmastering, référencement, contraintes juridiques, etc.

Les standards du web sont intégrés au projet via l’intégration, bien-sûr, mais aussi la rédaction de cahiers des charges, l’audit, le suivi de la qualité ou via la formation des différents intervenants.

Au delà des standards : la qualité

Aller plus loin c’est intégrer la qualité au cœur des développements et de la maintenance. Elle va permettre d’assurer la pérennité d’indicateurs, d’élargir au maximum le public touché, de simplifier maintenance et interopérabilité.

Néanmoins, il ne faut pas se laisser égarer par le fait que la qualité est une notion subjective. On doit au contraire se baser sur les règles de développement web :

  • standards du web
  • accessibilité
  • bonnes pratiques de développement

Enfin, il faut s’assurer que ces règles sont suivies.

Pour mettre en place un suivi de la qualité, il va falloir dédier du temps et des ressources  au suivi de la qualité. A travers documentations et formations, sensibiliser les intervenants à l’accessibilité, à l’enrichissement progressif.

Un outil de suivi de la qualité est fait pour accompagner ce chantier itératif.

Enfin, une fois ces leviers mis en place, des pistes sont toujours possibles pour aller plus loin : améliorer sa performance, monter les équipes en compétences, industrialiser les développements…

Une fois qu’on s’est dit tout ça, qu’est-ce qu’il reste ?

Les standards du web mis en place vont donc permettre d’augmenter le chiffre d’affaire potentiel en élargissant la base client. De plus, le fait de garantir l’accessibilité aux applications – et notamment aux formulaires de demande – augmente le taux de transformation.
Des modes de conception et de développement normalisés entre les différents intervenants abaissent les couts. Enfin, cette baisse des couts se ressent également au niveau de la maintenance et de l’interopérabilité.

Voir la conférence :

La mode se démode, le <style> jamais – Daniel Glazman

Définitivement, je n’aime pas les conférences de Daniel Glazman ! …Ben oui, quoi ! c’est frustrant toutes ces choses qui vont arriver, tous ces nouveaux éléments, enthousiasmants et parfois très attendus qui … qui vont arriver ! 😀
Bon, bien sûr, je les aime autant qu’elles me mettent dans un état d’impatience et je sors d’une conférence de Daniel Glazman, telle que celle-ci, emballée et en aimant encore plus mes chers CSS !

Le compte-rendu si dessous est d’ailleurs très partiel par rapport à la richesse de la conférence. J’ai eu du mal à doser entre le plaisir d’écouter et de me laisser porter et celui de prendre des notes consciencieuses et rigoureuses 😉 De toute façon, je vous recommande vivement de vous faire vos propres notes en visionnant la vidéo … dès qu’elle sera sortie !

Quelques rappels :

CSS1 date de 1996 ; CSS2 est sorti en 1998 et CSS3 est en travail depuis … 1998.

Le CSS Working Group a imposé que CSS2.1 devait sortir dans les 2 ans.

CSS2.1?

CSS2.1 parce que CSS2 est à revoir : il faut corriger les erreurs et ambiguïtés, virer ce qui inimplémentable / inimplémenté / inutilisé. Les ajouts y sont minimes.
CSS2.1 devra subir des suites de tests.

Ce qui va être implémenté à CSS :

C’est là que commence le « teasing » avec une liste d’éléments CSS. Certains sont déjà implémentés dans certains navigateurs ; on peut donc commencer à « jouer » avec.

Selectors Level 3

  • :nth-child: s’utilise avec un argument. Cela permet de sélectionner un élément dans un groupe : 1 paragraphe sur 2, le 8ème élément … On pense tout de suite à nos tableaux dont on veut modifier la couleur de ligne une ligne sur deux. Finis ma class="lignePaire" !
  • selecteur d’attribut [nomdattribut] (implémenté dans tous les navigateurs sauf IE6)
  • @namespace : permet de mélanger du style pour HTML et SVG sans soucis.
  • :not() : pour nier la valeur booléenne résultante – Si l’élément n’a pas la classe « xxx » alors la règle s’applique. Je trouve ça génial et, maintenant qu’on me le met sous le nez, indispensable.
  • ::selection couleur de fond et couleur du texte des éléments sélectionnés. Je suis pressée de l’utiliser également pour me débarrasser du moche « blanc sur fond bleu ». Attention toutefois à ce qu’il n’y ait pas de « dérives » de graphistes ne voulant pas gâcher un design et en profitant pour rompre trop le contraste de la sélection.

marquee

On croyait s’en être débarrassé. On croyait que c’était bien. …Et bien non ! La possibilité de faire défiler un texte est très importante pour sur les marchés asiatiques (Japon, Chine). Cela fait partie de leurs usages.

Sauf que là, ce sera géré par CSS et non plus par HTML.

CSS Media Queries

Sélection des média selon leurs caractéristiques intrinsèques.
Celui-là aussi est génial et très attendu. Il va permettre de sélectionner une feuille de style en fonction, par exemple, de la taille de l’écran :
@media screen and (max-width: 501px) { ... }

Borders and backgrounds

De nombreux éléments arrivent pour les bordures et les images de fond :

  • background-size
  • background-repeat : space | round
  • background-clip : border-box | padding-box | content-box | no-clip
  • backgound-break : pour l’impression
  • border-radius (Mozilla, WebKit, Safari OK)
  • box-shadow

CSS Transformations

Je crois qu’on n’a pas fini de s’amuser quand la propriété transform sera à notre disposition ! A nous, intégrateurs et webdesigners consciencieux, d’en faire du bon et non pas du gadget.

  • transform: scale rotate translate skew matrix
  • transform-origin

CSS Transitions

Pareil avec celle-ci qui permet des animations de page bien sympatiques si on n’abuse pas de l’effet.

-property, -duration

Valeurs, unités et autres

J’en rêvais, je ne le croyais même pas possible. Depuis le temps que des profs de maths s’évertuent à me faire comprendre qu’on n’additionne pas des torchons et des serviettes … et bien CSS si !
CSS va nous permettre de donner des valeurs additionnant des % et des valeurs fixes ! Waouh !

width: calc(100%/3 - 2*1em - 2*1px)

Typage de attr() et généralisation de la propriété content ! (attention, si je remplace un paragraphe par l’url d’une image, il faut que le lecteur d’écran se base sur le DOM et non sur la restitution)

Multi-colomn

Le multi-colomn, que certains d’entre-nous exploitent déjà grâce à Firefox…

CSS colors

Idem avec opacity.

A noter à propos des couleurs, la dépréciation des couleurs système CSS2.

CSS 3 Basic UI

Et encore plus d’éléments à découvrir, exploiter et utiliser :

  • contrôle des éléments de formulaire : :active, :defaut, :valid, :invalid, …
  • ::value, ::choises
  • box-sizing
  • nav-index

Brouillons :

Et pour finir de se mettre l’eau à la bouche, voici ce qui est en préparation dans la hotte :

  • gradiant,
  • grid positioning / CSS templat layout,
  • @font-face,
  • flexible box model,
  • Generated content for page media,
  • variables / constantes, CSS positioning (hauteur d’un élément égal à la hauteur d’un autre élément).
Il paraît qu'il est de bon ton de mettre un canard...
Il paraît qu'il est de bon ton de mettre un canard...

Qualité éditoriale, la grande oubliée – Joël Ronez

Joël Ronez à Paris Web 2008 (Photo de _yupa_)
Joël Ronez à Paris Web 2008 (Photo de _yupa_)

En matière de qualité éditoriale, Joël Ronez déconseille la mise en application d’une charte qui est, selon lui, trop difficile à mettre en œuvre et donc très peu suivie.

Il met en avant, à la place de toute charte, 10 grands principes, détaillés ci-dessous :

  1. On écrit pour les lecteurs
    Il faut éviter le jargon et les phrases compliquées. Au contraire, il faut faire court et concis. Le texte doit donner de l’information ; attention aux phrases vides de sens ! Et, dans la même idée, éviter de s’auto-centrer.
  2. Le texte n’est pas un élément décoratif
    Néanmoins, le texte fait partie de la maquette. La maquette doit donc être préparée, de préférence, avec du vrai texte.
  3. Le texte est le véhicule
    Le texte est à la fois le véhicule du sens et celui du parcourt du visiteur ; il fait partie des éléments de guidage.
    Les titres doivent être informatifs et renseigner le visiteur sur ce qu’il trouvera dans le texte en dessous. La logique du teasing ne marche pas dans le domaine de l’éditorial web.
    Penser également à utiliser des textes d’accroche ou chapô.
  4. La page est un espace
    Concevoir son texte en fonction de l’espace de la page. La lecture d’un contenu par l’internaute se fait en « F » : l’axe vertical pour rechercher de l’information, l’axe horizontal pour approfondir. Il faut donc que les titres et les informations importantes soit en début de ligne.
  5. Le web n’est pas fait de pages
    Les pages web ne sont pas des espaces statiques où l’éditeur à la main sur tout. Les pages sont maintenant de plus en plus collaboratives et il faut prendre en compte la participation de l’internaute.
  6. Le CMS m’a tuer
  7. Le workflow m’a tuer
  8. La DSI m’a tuer
  9. Le lien c’est le web
    Proposer des axes d’approfondissement en faisant des liens entre son contenu et les autres contenus. Ne pas appauvrir son message en ne faisant pas de lien sortant.
  10. Quelques basiques :
    • Lisibilité par la forme (aération, paragraphe) et par le fond (précis et concis)
    • Structure (Titre, accroche, texte)
    • Principe de la pyramide inversée (les informations importantes en haut) et des 5W (Who, What, Where, When, Why)
    • Indexabilité (titres informatifs et utiles au référencement naturel)
    • Facilité d’accès aux contenus (libellés clairs)
    • Temporalité (citer ces sources)
    • Profondeur (faciliter l’accès à la profondeur)

Si ce rapide survol vous a donné envie d’approfondir, Joël Ronez a écrit un livre sur le sujet : L’écrit web

Qualité et accessibilité web, vers l’amélioration continue – Élie Sloïm

La conférence d’Élie Sloïm était une introduction à l’amélioration continue de la qualité dont voici un rapide compte-rendu.

Les principes techniques à respecter

La séparation du fond et de la forme, en tout premier lieu, est une base indispensable à la qualité. Elle est gérée en mettant d’un côté le contenu dans les fichiers HTML et de l’autre la mise en forme via les fichiers CSS. Le recours au HTML, en autre, va également vous permettre de renseigner la structure sémantique de votre contenu.

Lors des développements, commencer par faire du pluri-média puis du spécifique, on peut ensuite également enrichir les interfaces : les interfaces sont d’abord « pauvres » et sont fonctionnelles, puis on peut rajouter une « surcouche » d’interfaces riches.

Enfin, penser à la délégation et mutualisation technique.

Les principes de management

Le modèle VPTCS (Visibilité Perception Technique Contenu Service)

Les clés du management d’un projet vers l’amélioration de la qualité passe par la séparation des métiers. Le web se professionnalise et chaque aspect de la fabrication et du maintient d’un site web passe maintenant par des spécialistes.

Le média implique aussi de privilégier les méthodes agiles (modèle VMC). Des itérations rapides et fréquentes seront plus efficaces. Dans le même état d’esprit, être à l’écoute des utilisateurs permet de savoir quels points travailler, selon quelle priorité.

Les modèles de qualité, tel que VPTCS (1) et les référentiels sont des éléments qui permettent de cadrer les actions et qui servent de base et d’accompagnement.

Enfin, tout cela ne servirait à rien sans des contenus et services à valeur ajoutée.

Les pièges à éviter

Le plus gros des freins est bien sûr le rejet global. Néanmoins, il faut également se méfier de la surqualité. Voir trop bien faire amène parfois à des excès, des culs-de-sac. Parallèlement, une mauvaise démarche consisterait aussi à faire des rejets technologiques pour aplanir les contraintes de qualité ou encore de déporter les hébergements des éléments « à difficulté » pour ne pas avoir à les régler.

Description de la démarche

La démarche de l’amélioration continue de la qualité passe par cinq étapes itératives :

  1. l’inventaire : quel est le parc de site ? qui le gère ?
  2. les référentiels : quels sont les critères auxquels je veux que mes sites répondent
  3. l’état des lieux : quel est le niveau de mes sites par rapport au niveau de qualité que je souhaite atteindre
  4. la planification : quels sont les objectifs de mes sites ? Comment je m’organise afin d’atteindre ces objectifs
  5. le déploiement : suivi des améliorations

L’outil Mon Opquast

L’outil Mon Opquast s’inscrit dans la démarche de l’amélioration continue de la qualité. Il permet de traiter les cinq étapes décrites ci-dessus.

Communiquer sur la qualité

Une des erreurs consiste à ne vouloir communiquer sur la qualité qu’une fois un niveau idéal atteint. Ce n’est pas la chose à faire car ce niveau n’est pas toujours (jamais) atteint et l’on se prive, pendant ce temps, d’une communication positive et récurrente sur notre démarche.

L’accessibilité

L’accessibilité est un cas difficile sur lequel il faut se pencher en fonction de ses moyens. La démarche en cinq étapes décrites ci-dessus peut s’appliquer à ce cas là où le référentiel utilisé pourrait être RGAA (déjà implémenté dans Mon Opquast), où l’on prévoirait des formations à l’étape de la planification et où le déploiement serait le moment de la mesure des progrès, de la communication et du retour à la planification.