Des petits moines, des photos et des textes

Les petits moines – LivreAvec Jean-François, on s’est lancé dans un petit projet : un livre de photos accompagnées de textes.

Tout est parti de là :
Jef s’est amusé à prendre en photo des figurines de petits moines souriants et sereins. Stef a dit « Oh, tu devrais en faire un livre ! » (1). Cathy a dit « Ah oui, si tu le fais, j’en prend un ! ».
Je crois que l’idée a mûrit dans sa tête et, quelques semaines plus tard, il me demandait de faire des calligraphies pour accompagner les photos.

Le défi, c’était de trouver la juste proportion : de faire des textes qui avaient eux-mêmes une âme mais qui restaient dans le même esprit que les photos : simples, sans chi-chi mais élégants (bon, ben vous me direz si c’est réussi ou pas selon vous 😀 !)

Quant à la rédaction des textes, j’ai été surprise : je n’ai eu qu’à regarder chaque image pour me laisser dicter par le petit moine ce qu’il était en train de nous dire sous sa fleur, à côté de son caillou, sur une souche de bois, etc.

Le résultat (je vous passe la période angoissante du choix de l’imprimeur, du papier, de la couverture, etc.), c’est un joli (2) petit livre (entre un A5 et un A4), avec une couverture qu’on a choisit matte et tramée pour aller avec le côté nature des photos) que nous vendons en auto-édition.

Faire un livre, comme ça, à partir de ses « créations » a vraiment été pour moi quelque chose de très plaisant. Si vous êtes vous-même tenté (par un livre ou toute autre réalisation), je vous conseille de le faire ! C’est stimulant et rigolo (pour peu qu’on ne le prenne pas trop au sérieux (mais hé, les petits moines étaient là pour nous rappeler à la sagesse 😉 !)

(1) Du coup hop, obligé de nous faire la préface 😉 Merci encore Stéphane. ‐ Retour

(2) Ben moi je l’aime bien, quoi. C’est tant mieux d’ailleurs ! ‐ Retour

Les petits moines
Jean-François Renauld et Delphine Malassingne
62 pages
47 photos en couleurs – 45 textes
24 x 16,5 cm – Couverture souple
20 €
Auto-édition

Pages intérieures

Enregistrer

Enregistrer

Se lever et aller au boulot le lundi 16 novembre 2015

Comment j’ai réussi à me lever ce matin et à commencer cette journée où retourner dans le monde normal voulait dire embrasser la situation ?

C’est quand j’ai constaté à quel point je voulais rester terrée sous ma couette, blottie dans les bras de mon mec, rester passive et fuir la réalité …et pis quoi encore ?! Me résigner ? C’est bien parce que ça m’a fait si mal, que ça m’a donné tellement envie de me terrer que je me suis levée, tête haute, prête à faire front, les deux pieds ancrés au sol, déterminée.
C’est farouche et déterminée que j’entame finalement cette journée, prête à rappeler à tout bout de champ qu’on doit rester unis, enjoindre nos politiques à agir de manière réfléchie et visant l’efficacité – plutôt que médiatique et visant la popularité.
C’est tout sourire (hum, là, je mens) et les bras ouverts que je vais vers mes collègues pour qu’on se soutienne ensemble, qu’on prenne soin les uns des autres.

Et ce soir, en rentrant chez moi, il est probable que je pleure. Mais demain, je serai de nouveau debout, à nouveau déterminée.

Et à nouveau mon mantra sera « Soyons unis. »

Pourquoi moi j’y vais

La fraternité chante a cappellaIl y a de bonnes raisons de ne pas se joindre à la manifestation ce dimanche. La récupération politique en est une (et oui, elle est déjà très berk, celle-là). Luz nous donne plein de raisons et nous explique à quel point cette manifestation est un non-hommage à Charlie Hebdo.

Soyons honnête, je n’y vais pas pour rendre hommage à Charlie Hebdo. J’en ai déjà parlé hier, je ne lis pas Charlie Hebdo, je ne connaissais les victimes au mieux que par leur renommée ou pas du tout. Aller à la manifestation demain n’est pas un moyen pour moi de soutenir leurs proches.

Ce qu’il y a, c’est que ce qui se passe cette semaine n’est pas à propos de Charlie Hebdo et que Charlie Hebdo est devenu un symbole. C’est ce que les gens mettent derrière ce symbole qui à motivé beaucoup de nos réactions et notre envie de nous réunir dimanche.

Je vais aller manifester parce que :

  • je veux apporter ma voix pour la liberté d’expression ;
  • je veux monter un front farouche contre la peur ;
  • je veux m’unir à cet élan – aussi court soit-il et justement parce qu’il sera court.

Mais en vérité, si j’y vais, c’est parce que j’en ai besoin."Not afraid"

Sauf erreur de ma part, la photo est de @TimOBrien.
La chanson de Grand Corps Malade : #JeSuisCharlie

Charlie Hebdo et 7 janvier, réaction à tiède

Je n’ai jamais lu Charlie Hebdo et n’ai jamais été tentée de le faire. J’ai plusieurs fois été choquée par leurs dessins et n’ai jamais accroché au « trait ».
Je n’achèterai pas plus Charlie Hebdo à l’avenir (ou le prochain numéro peut-être, pour l’émotion).

Mais je suis révoltée par ce qui c’est passé ce mercredi 07 janvier.
Soyons honnête, pas forcément parce que des gens sont morts (cela arrive tous les jours). Pas beaucoup plus parce qu’ils étaient connus (cela aussi arrive souvent et ne soulève pas chez moi tant d’émotion). Par contre, par leur ton et leur discours, ils représentaient une certaine liberté ; et là, ça commence à ne plus être la même chose.
Mais, en vérité, si je suis révoltée, c’est parce qu’on l’ont essaye de faire taire la liberté d’expression par la peur.

Certains doutent qu’il s’agisse de liberté d’expression (ça me laisse pantoise). Alors voilà :

  • Ils faisaient des dessins qui déplaisaient à certains.
  • Parmi les gens à qui ça déplaisait, certains ont estimé que faire un dessin (une expression en fait) qui leur déplaisait méritait la mort.
  • Mettre la menace à exécution, ce n’est pas que « punir » les auteurs et ça n’est certainement pas « réparer » (le dessin est publié depuis longtemps et ça n’y changera rien).
    Mettre la menace à exécution, c’est aussi dire au prochain : « Tu ne fais pas des dessins qui me déplaisent, tu ne t’exprimes pas dans un sens qui me déplait sinon je te tue. »
    Ils tentent d’instaurer un climat de peur de leurs représailles. Ils tentent de museler, d’amener à l’auto-censure par crainte de leur déplaire.
    Si nous en venions à craindre de nous exprimer librement, la liberté d’expression serait en berne. C’est bien elle qui est menacée !

Au milieu de toute cette émotion, de toutes ces réactions, il y a des choses que je veux retenir, qu’il me semble important de pointer du doigt.
Alors voici en vrac :

  • Je ne vais pas regarder les messages haineux, débiles et autres réjouissances. Je ne vois pas l’intérêt d’aller regarder la merde et je ne comprends pas les gens qui le font. Il y a des choses plus constructives à faire.
  • Je me suis réjouis, par contre, ces derniers jours, d’avoir mon fil Twitter à suivre. Étant en vacances, c’est avec Twitter que j’ai le plus partagé ce moment. Comme on choisi les gens qu’on suit, on a une timeline qui nous ressemble. La mienne m’a fait du bien.

Les choses importantes maintenant :

  • Cet attentat a été l’occasion de rappeler que des attentats sont déjoués régulièrement. Méfions-nous des raccourcis faciles qui pourraient amener à augmenter la surveillance des citoyens, légitimer la fouille dans nos vies privées, etc. (Bon, je balaye là de manière bien sommaire un sujet complexe !)

 

  • Ça m’attriste au plus haut point de devoir aborder cette évidence mais : il n’y a aucun rapport entre ces terroristes et les musulmans. Ce n’est pas parce qu’ils se réclament de l’islam que l’islam se réclame d’eux ! Je vous en conjure, faites taire le moindre début de doute et de « Oui mais quand même, il faut bien dire » ; ne laissez pas ce discours-là passer !
    "Ceci n'est pas une religion"
    Un aparté pour les musulmans : sachez que vous avez tout mon soutient dans un moment où certains d’entre-vous vont devoir subir des idiots ; la moindre petite attaque à votre égard dans ce contexte serait aussi violente qu’injuste. Vraiment, tout mon soutient.
  • Je suis bienheureuse des réactions spontanées : nous sommes un peuple capable de réagir quand ça va trop loin, de nous unir et de résister à la haine, la peur et la bêtise.
    "Ils voulaient mettre la France à genoux, ils l'ont mise debout."

 

L’ai-je dis ?

  • Ne cédons pas à la peur.
  • Continuons à laisser parler tout le monde, même quand ça nous gène.
  • Pas d’amalgame.

 

D’autres font de bien meilleurs billets que le mien ; voir :
Petite guide de santé mentale pour survire aux terroristes, politiciens et repas de famille.

Si la première image est de Boulet et la dernière une copie d’écran d’un tweet de @dijibe, je ne sais pas à qui l’ont doit « Ceci n’est pas une religion. »

Je poste d’autres images qui m’ont marquée sur Pinterest.

Ma totale indifférence quant-à votre orientation sexuelle

Ces derniers temps, les homos s’en prenne plein la g… Des gens discrètement homophobes jusque là, des homophobes qui s’ignorent, des biens pensants qui ne réfléchissent pas plus loin que le bout de leur nez, etc. se sentent le droit de décrier, de critiquer, d’injurier, de conspuer les homosexuels.

Moi qui suis hétéro cela m’afflige. Je n’ose imaginer comment cela doit toucher les homosexuel-l-e-s. (1)

Des initiatives tels que le rassemblement de dimanche me paraissent être des témoignages importants pour faire basculer la balance de l’autre côté : Appel au rassemblement dimanche 21 avril à Bastille.

C’est aussi à cause de ce climat que j’enfonce ce qui aurait dû être une évidence :
je tiens à assurer tous les homosexuel-l-es de ma totale indifférence quant-à leur orientation sexuelle.

Mais puisque le débat est parti d’ailleurs…

Je ne comprends pas pourquoi s’opposer à ce qu’une partie de la population – regroupée par sa sexualité – ait les même droits que les autres. C’est ni plus ni moins de la discrimination. Oui au mariage pour tous.

Quant-aux enfants, je suis persuadé que ce dont ils ont besoin pour s’épanouir et devenir des adultes équilibrés, c’est de l’amour de leurs parents (adoptifs ou non ; ce qui compte c’est qui les élèvent) et d’un foyer où règnent respect et soutient.

(1 : je me rappelle de ma lecture de ce billet de Padawan ‐ Sortir du placard ‐ qui m’avait fait comprendre que j’étais bien naïve de penser que la vie des homo ne se heurtait qu’à une poignée d’homophobes mais que la très grosse majorité de la population était avancée et ouverte et que ça n’était, finalement, qu’anodin au quotidien. (T’ai-je déjà remercié, François, pour ce billet ?))

Ma lecture de « Petit Précis de Créativité »

Pourquoi, comme tout le monde je m’enthousiasme pour ce livre ? Parce qu’il est drôle, riche, documenté, facile à lire, motivant.

« Motivant », tiens, c’est ça. Ce livre ma donné envie.
Envie de faire. Ce livre est excitant et je le conseillerais à tout le monde, métier de créativité ou pas. Parce qu’on a tous recours à la créativité, à l’imagination ; on a tous déjà eu une idée.

Ce livre non seulement nous explique les choses scientifiquement, mais il dédramatise et désacralise la créativité. Si on se laisse faire, il  nous libère de ces quelques ficelles qui nous retiennent et nous empêche de faire. Ce livre est un coach en fait.

Pas encore convaincu ?

Virginie réussi le tour de force d’offrir un panorama complet sur la créativité dans un petit livre facile à lire. Le style y est aussi fin qu’il est drôle. Le contenu y est aussi simple d’accès qu’il est intéressant.

Par encore convaincu ?!

L’objet lui même a été soigné et c’est un plaisir d’avoir ce petit livre sous la main, dans la poche.

Les pages sont douces (oui, ça compte beaucoup pour moi), la mise en page est soignée et, il y a ce je ne sais quoi qui fait qu’on sent que ce produit a été élevé avec amour.

Mon seul regret : des marges un peu fines pour mon usage intensif de marque-pages autocollants.

Pas encore convaincu ?!! Mais que va-t-on faire de vous ?! 😉

Et allez, même si ça a été difficile de choisir, une petite citation pour la route :

« (…) si ce n’est en tant que travailleur créatif autant que ça soit en tant qu’être humain : il est important de voir du fantastique dans la vie de tous les jours. »

En savoir plus : le billet de l’auteur
À ce propos voir aussi : Le processus créatif

MS TechDays 2012

Bon, si vous êtes aux Microsoft TechDays la semaine prochaine, faites-moi signe : j’y serai aussi.

J’ai eu du mal à me faire mon programme : il y avait parfois plusieurs conférences en même temps qui m’intéressait.

Je suis à peu près sûre d’aller voir :

  • Des conférences autour de HTML5 et CSS3 (celle de Raphaël Goetter ? celle de David Rousset ?) parce que depuis que je ne suis plus intégratrice, il faut bien dire ce qui est, je ne suis pas complétement à jour !
  • Au moins une conférence sur « METRO« , l’interface que l’on retrouve sur Windows Mobile mais aussi sur ma Kinect, sur les sites MS, etc.
    Je l’ai découverte sur ma Kinect*, donc, et je l’ai trouvée plutôt agréable, simple et intuitive.
    * Je vous ai dit que j’ai eu une Kinect à Noël ?
  • Une conférence sur l’expérience utilisateur qui a l’air de tout reprendre (en une heure !)
  • Au moins une session où sera présentée une application développée par ma nouvelle boîte avec plein de HTML5 et de CSS3 dedans.
  • Et une conférence sur l’accessibilité de HTML5, par Aurélien Levy + le retour d’expérience de Thibault Lanssade sur la prise de conscience autour de l’accessibilité par une agence web …ben la mienne 🙂

Voilà. Je ne sais pas si j’arriverais à tout voir car, d’expérience, c’est bruyant et épuisant et il y a toujours un moment où on (se) laisse simplement tomber.

Alors ? qui j’y verrai ?

1er jour chez Ekino

We ove developers.

Aujourd’hui était donc mon premier jour chez Ekino, filiale techno de FullSIX en tant que Responsable qualité web !
Une nouvelle aventure pour cette nouvelle année qui promet d’être riche et intéressante : un poste à mettre en place, en fonction des équipes que je dois encore découvrir, des objectifs à identifier, des méthodes à adapter, etc.

Ce recrutement est aussi l’aboutissement d’une recherche de poste non pas par le biais classique (pour un tel poste cela aurait été utopique !) mais via la visibilité que je cherche à donner à mon métier. …Une conférence qualité/accessibilité et une soirée #webperfParis plus tard, me voilà donc dans une société qui souhaitait mettre en place une démarche qualité !

Ma fiche de poste est un bonheur pour moi ! Elle s’articule autour des objectifs de qualité, de l’amélioration continue et de la montée en compétence.

J’ai hâte maintenant de mettre tout cela en place concrètement, d’adapter ce que j’ai déjà fait ailleurs aux réalités de ce « terrain » là, de creuser le poste et les missions de la qualité web à travers ce qui va être ‐ à coup sûr ‐ un énorme enrichissement pour moi !

Trois questions sur le métier de gestionnaire de la qualité

Apreçu

Vous vous demandez quel est mon parcours, mon métier ? Qu’est-ce que la qualité dans ma démarche au quotidien ? Est-ce que conformité et normalisation permettent réellement de voir évoluer la qualité ? Ce sont des questions que Trois Questions* aussi s’est posé.  …Et du coup, on me les a posé !

Voir mon interview chez Trois Questions.

* Trois Questions est une initiative de Christophe Andrieu, Stéphane Deschamps et Vincent Valentin. Ils ont pris le parti d’interviewer les techniciens du web.

w3qualité, un portail pour parler de qualité web

logoQuelques tweets commencent à circuler pour vous annoncer la naissance de w3qualité.

w3qualité c’est un projet que nous avons monté, Christophe, David, Sébastien, Stéphane, Vincent et moi, autour de la qualité web.

Nous avions envie de créer un espace dédié pour mieux faire connaître cette discipline, l’expliquer et fournir des ressources.

On en est à nos tous premiers pas. Je vous laisse jeter un œil à notre premier contenu :
une (des !) définition de la qualité web.

Pour en savoir plus : w3qualité – A propos.

Bon, là, je vous l’ai fait très soft, mais en fait, je suis à la fois fière, angoissée, excitée et impatiente ! 😀