Passage de certification Opquast ? Le pied à l’étrier – BDX.IO 2016

Lightning Talk, 15 minutes
BDX.IO, novembre 2016

Opquast Certified est le moyen d’attester de votre capacité à identifier les risques liés à la conception et au développement d’un site web et à les traiter, dans un contexte opérationnel. En 15 minutes, voyons ensemble comment bien préparer cette certification (les grands principes à comprendre, les moyens pratiques de s’organiser, les réponses à vos questions).

Préparation à la certification Opquast – Codeurs En Seine 2016

Atelier, 3 heures
Codeurs en Seine ‐ novembre 2016

Opquast Certified est le moyen d’attester de votre capacité à identifier les risques liés à la conception et au développement d’un site web et à les traiter, dans un contexte opérationnel. Si une plateforme de “e-learning” existe pour s’auto-former, il est parfois agréable de commencer par en discuter de vive-voix, se faire guider encore plus dans l’organisation, se faire expliquer les grands principes. A travers un atelier qui présentera la certification, la plate-forme, l’écosystème Opquast, l’état d’esprit, les règles pour faire un critère de qualité, le modèle qualité “VPTCS” mais qui permettra aussi de tester où on en est et d’échanger autour des subtilités de la qualité web, nous pourrons ensemble vous mettre le pied à l’étrier pour le passage de la certification.

Conduire un Retour d’Expérience projet – Codeurs En Seine 2016

Conférence, 50 minutes
Codeurs en Seine ‐ novembre 2016

Le Retour d’Expérience Projet permet de faire le point à la fin d’une étape. Il permet d’identifier ce qui à poser problème, dans quel contexte, pourquoi, etc. et sert aussi à identifier ce qui a bien marché et comment le reproduire. Récolter ces éléments, les comprendre, garder de la distance malgré tout, voir comment le réutiliser dans un nouveau contexte, tout en étant sûr de ne pas rater des éléments que l’équipe ne remonterait pas est aussi intéressant que complexe. Transverse à tous les projets chez ekino, j’ai mis en place une organisation de REx qui permet de faire parler chacun et de traiter tous les sujets. Tout n’est pas toujours facile à gérer et j’ai pu voir aussi les faiblesses de ma méthode et comment chercher à y remédier. Je me propose de vous partager tout ça.

Zéro gâchis mais plein de questions

Cet article a d’abord été publié sur le blog d’ekino ; je l’ai en effet écrit dans le cadre de mon travail en tant qu’employée.

Sud Web est une conférence surprenante où le programme a parfois l’air de nous parler de tout à fait autre chose que de nos métiers. Parmi les différentes présentations de cette édition 2016, la conférence sur la couture, « Zero waste » par Mylène L’Orguilloux, peut paraître hors sujet au premier abord. On se dit que c’est sympa parce qu’elle parle de limiter le gâchis et que ça fait partie des considérations actuelles de notre société, mais pas de notre domaine professionnel.

Et pourtant.

Pourtant, on peut (et Sud Web nous y incite fortement) faire plusieurs rapprochements avec nos façons de travailler.

Si on garde le point de vue citoyen, on a nous aussi des questions à se poser vis-à-vis de l’empreinte écologique de nos métiers. Je me rappelle d’ailleurs de la conférence « Internet et les TIC, pas très écologiques ? » de Luc Poupard où j’ai appris que ça allait bien plus loin que je n’imaginais.

À notre tour de nous poser des questions : Quels sont les gâchis dont nous sommes responsables, Quels sont les impacts de notre système sur les ressources de la planète ? Comment faire mieux ?

Mais on peut aussi y voir d’autres choses. Le jeu des questions-réponses à la fin de la conférence a donné des pistes en ce sens.

Car cette conférence n’a pas que proposé un système pour éviter le gâchis. Cette conférence nous dit qu’on peut – et doit – se poser des questions sur le domaine dans lequel on travaille. Et qu’on ne doit pas s’empêcher de remettre en question une industrie sous prétexte que les standards sont établis depuis des décennies et que les changer serait compliqué. On peut et on doit voir les problèmes que le système établi entraîne (depuis toujours ou parce que les choses changent) et chercher des solutions.

Pour ne ramener ce parallèle qu’à notre domaine professionnel, Sud Web nous parle là de garder l’esprit ouvert par rapport à nos habitudes (de conception, de développement) et à penser en fonction de notre contexte actuel (qui, dans le web, est toujours différent de ce qu’il était un an plus tôt).

De plus, le web est encore jeune. On a (peut-être) quitté la phase du défrichement, on est encore dans de l’artisanat (même si on a mis en place quelques automatisations) ; on n’est pas encore à une échelle industrielle mais on est en train de la préparer.

Prend-on le risque de s’enfermer dans une industrie qu’on ne saura plus bouger ? Est-ce un risque inévitable ? Réussira-t-on toujours à garder de la place pour les “petits”, pour les “différents” qui en fait apportent un regard que l’on n’aurait pas, et donc de l’innovation ?

Nos frameworks, si efficaces et qui nous font gagner à la fois du temps et de l’homogénéité, vont-ils en fait se refermer sur nous et va-t-on s’enfermer dans des systèmes qui nous laisseront bien moins créatifs que ces premières années de web où tout est possible ?

Un autre parallèle que l’on peut faire, c’est le fonctionnement en silo. La complexification du web a entraîné des spécialisations par métier de plus en plus ajustées. Or, Mylène nous fait remarquer que dans l’industrie de la couture les changements sont difficiles puisque la main gauche (le modiste) ignore ce que fait la main droite (la production). Comment faire, dans le web et le numérique, pour éviter cet écueil et rester proches des problématiques les uns des autres ? Le pair-programming, les principes de l’agile, les démarches qualité et transverses telles que Opquast, sont des premiers éléments de réponse. Est-ce que cela suffira ou faut-il aller plus loin ?

Beaucoup de questions auxquelles je ne sais pas répondre (et vous ?) mais qui doivent, à mon sens, nous rester à l’esprit à nous professionnels du web du début du 21e siècle, c’est-à-dire de ceux qui vont donner une première direction au web industriel.

Voir aussi le retour de Pierre-Yves : Sud Web 2016 @ Bordeaux ; et celui d’Isabelle : Sud Web ou comment j’ai découvert mes super pouvoirs.

Photo : Sud Web

Construire ensemble un enseignement du front-end pertinent, pédagogique et pérenne – Paris Web 2014

Avec Rémi Parmentier
Atelier, 1 h 30
Paris Web, octobre 2014

Un atelier-débat improvisé à Sud web en mai 2014 a permis de lister quelques pistes sur l’enseignement du développement front-end. Parmi ces pistes, la difficulté de la pédagogie et le manque d’outils sont ressortis. Il s’agit en effet de bien transmettre les principes et les spécificités du média (plus que la technique, peu complexe en définitive) sans lasser, sans assomer, sans braquer ou encore donner l’impression de couper les cheveux en quatre.

Nous vous proposons de concevoir ensemble des fiches pédagogiques qui permettraient :

  • aux étudiants d’avoir un projet ou un cas concret avec un problème clair à résoudre.
  • à l’enseignant de distiller les grands principes du web petit à petit à travers ces cas concrets, et pas présentés de manière théorique.

Le tout sera mis à la disposition de tous sur GitHub.

Ils en parlent :

Sud Web 2014 – Focus communication

Cet article a d’abord été publié sur le blog d’ekino ; je l’ai en effet écrit dans le cadre de mon travail en tant qu’employée.

Sud Web, encore une fois, fut une réussite en 2014.

J’ai particulièrement apprécié la cohérence du programme. Si certaines des conférences ont ma préférence, c’est plus sur un thème transverse que j’aimerais revenir.

En laissant Sud Web décanter, j’ai en effet eu l’impression que ce qui m’avait le plus plu était la récurrence du thème de la communication.

Que ce soit sous forme de croquis, que ce soit autour du code ou encore dans le code.

La communication dans une entreprise commence dès l’entretien d’embauche. J’aime l’idée que ce premier rendez-vous n’est pas qu’une relecture de CV avec audition technique. Cela me paraît une évidence – qu’on s’assure de sentir que le candidat soit à sa place dans notre société, notre équipe – mais ce n’est certainement pas le cas partout. Kevin Goldsmith (1){#note01Retour} nous expliquait que, chez Spotify, quelle que soit l’expertise d’un candidat, il ne sera pas retenu s’il ne « colle » pas à la culture de l’entreprise.

(1) À ce propos, voir : « Créer, protéger et réparer la culture de son entreprise. »

Cela me paraît très important pour le bien-être des collaborateurs mais aussi pour la productivité (auto-promo : voir à ce propos la conférence « Être bien pour produire bien »).

Des valeurs communes vont favoriser également les relations et les discussions, en accord ou en désaccord.

La revue de code (2) est un exemple très parlant. Une personnalité habituée à travailler seule et d’autorité aura du mal à s’intégrer dans une équipe qui pratique – quelle bonne idée ! – la revue de code.

Cet exercice étant lui même un mode de communication et, s’il ça peut peut être une vraie manière d’échanger (meilleure transmission des connaissances) et de progresser (formation en continu), cela peut également – si c’est mal – fait devenir une source de conflit.

Noëlie Amiot nous donne de nombreux conseils parmi lesquels je retiens en particulier :

  • Ne pas oublier de dire qu’on est d’accord.
  • Cela doit rester un échange et non un débat.
  • Ni ironie ni sarcasme.
  • Si une revue de code prend plus de temps à discuter qu’il n’en a fallu pour coder, faire trancher par une tierce personne.

Noëlie propose aussi de favoriser les questions-réponses sur messagerie interne pour pouvoir garder une trace et ne pas perdre l’information.

(2) À ce propos, voir : « Revoir la revue de code. »

Cela rejoint un autre type de communication écrite : les commentaires de code (3)

Je ne reviens pas sur l’importance de bien commenter son code, de différencier commentaires et documentation. Je relève par contre ici une astuce : certaines entreprises (Vimeo et Mozilla ont été citées) glissent leur offres d’emploi dans les commentaires de code. C’est rigolo, c’est « ciblé » et c’est déjà une manière de donner un indice sur l’état d’esprit de la boîte.

(3) À ce propos, voir : « Les commentaires sont plus importants que ça »

Plus surprenant : utiliser Sass pour favoriser la communication entre les équipes.

C’est ce que nous a présenté Kaelig Deloumeau-Prigent (4) qui, via les variables de Sass, a créé un document de référence – une sorte de dictionnaire – qui permet aux développeurs et aux graphistes de se comprendre et d’avoir un vocabulaire commun.

Évacuer la question du vocabulaire leur permet de se concentrer ensemble sur la créativité et de fluidifier les échanges.

(4) À ce propos, voir : « Mieux communiquer avec son équipe grâce à Sass »

La communication revient même quand on parle du stress. Frédérique Joucla (5) en nous détaillant les différents types de réponse au stress nous a aussi donné des clés pour l’amoindrir. Parmi celles-ci, elle nous conseille de parler à quelqu’un. J’ai bien retenu, par ma part, qu’à la prochaine montée de stress : je pars faire un tour dehors 5 minutes avec un verre d’eau et un collègue à qui je parle tout en pensant à bien respirer !

(5) À ce propos, voir : « Les différents types de réponse au stress »

Toujours sur la communication mais cette fois sur la manière de communiquer, la conférence d’Eva-Lotta Lamm (6) a été un franc succès puisqu’elle a réussi à montrer qu’on est tous (si, si) capable d’exprimer un sentiment, un concept via un croquis (bon, d’accord, avec son aide).

(6) À ce propos, voir : « Briser la peur de dessiner »

Un des cas d’application, c’est quand on a une idée (7)

Se faire un croquis à soit même aide à visualiser concrètement ce qu’on a en tête. Mais cela va être aussi très utile pour proposer son idée aux autres.

Boris Schapira voulait nous aider à aller de l’idée au projet ; le croquis peut définitivement être une des étapes.

(7) À ce propos, voir : « De l’idée au projet »

Je n’ai pas cité toutes les interventions – ce n’était pas le but – mais l’ensemble de la journée a bel et bien été une vraie prise de recul, une respiration avant de se replonger – plus sage – dans la production quotidienne.

Et comme toujours, Sud Web a mis la communication au cœur de l’événement : les temps et la qualité des moments d’échange étaient parfaits.

Voir aussi : « Sud Web 2014 » par Ippon qui a choisi le même thème que nous pour son retour de Sud Web.