Qualité éditoriale, la grande oubliée – Joël Ronez

Joël Ronez à Paris Web 2008 (Photo de _yupa_)
Joël Ronez à Paris Web 2008 (Photo de _yupa_)

En matière de qualité éditoriale, Joël Ronez déconseille la mise en application d’une charte qui est, selon lui, trop difficile à mettre en œuvre et donc très peu suivie.

Il met en avant, à la place de toute charte, 10 grands principes, détaillés ci-dessous :

  1. On écrit pour les lecteurs
    Il faut éviter le jargon et les phrases compliquées. Au contraire, il faut faire court et concis. Le texte doit donner de l’information ; attention aux phrases vides de sens ! Et, dans la même idée, éviter de s’auto-centrer.
  2. Le texte n’est pas un élément décoratif
    Néanmoins, le texte fait partie de la maquette. La maquette doit donc être préparée, de préférence, avec du vrai texte.
  3. Le texte est le véhicule
    Le texte est à la fois le véhicule du sens et celui du parcourt du visiteur ; il fait partie des éléments de guidage.
    Les titres doivent être informatifs et renseigner le visiteur sur ce qu’il trouvera dans le texte en dessous. La logique du teasing ne marche pas dans le domaine de l’éditorial web.
    Penser également à utiliser des textes d’accroche ou chapô.
  4. La page est un espace
    Concevoir son texte en fonction de l’espace de la page. La lecture d’un contenu par l’internaute se fait en « F » : l’axe vertical pour rechercher de l’information, l’axe horizontal pour approfondir. Il faut donc que les titres et les informations importantes soit en début de ligne.
  5. Le web n’est pas fait de pages
    Les pages web ne sont pas des espaces statiques où l’éditeur à la main sur tout. Les pages sont maintenant de plus en plus collaboratives et il faut prendre en compte la participation de l’internaute.
  6. Le CMS m’a tuer
  7. Le workflow m’a tuer
  8. La DSI m’a tuer
  9. Le lien c’est le web
    Proposer des axes d’approfondissement en faisant des liens entre son contenu et les autres contenus. Ne pas appauvrir son message en ne faisant pas de lien sortant.
  10. Quelques basiques :
    • Lisibilité par la forme (aération, paragraphe) et par le fond (précis et concis)
    • Structure (Titre, accroche, texte)
    • Principe de la pyramide inversée (les informations importantes en haut) et des 5W (Who, What, Where, When, Why)
    • Indexabilité (titres informatifs et utiles au référencement naturel)
    • Facilité d’accès aux contenus (libellés clairs)
    • Temporalité (citer ces sources)
    • Profondeur (faciliter l’accès à la profondeur)

Si ce rapide survol vous a donné envie d’approfondir, Joël Ronez a écrit un livre sur le sujet : L’écrit web

4 réponses sur “Qualité éditoriale, la grande oubliée – Joël Ronez”

  1. > « La maquette doit donc être préparée, de préférence, avec du vrai texte. »
    Ca veut dire qu’il ne faut pas faire une maquette avec Lorem Ipsum ?

    > « La DSI m’a tuer »
    Cékoissa ?

    Et pour mot de fin, encore et toujours des infos que j’aime !

    Thanks !

  2. Et oui ! moi aussi j’ai été étonnée ; je pensais que le Lorem Ipsum était fait pour ça. Mais apparemment, le vrai-faux-texte ne remplace pas le vrai-vrai-texte.

    Quant-à la DSI, c’est la Direction des Services Informatique.

  3. > « Et oui ! moi aussi j’ai été étonnée ; je pensais que le Lorem Ipsum était fait pour ça. Mais apparemment, le vrai-faux-texte ne remplace pas le vrai-vrai-texte. »

    J’aimerais bien que l’on m’explique pourquoi :/

  4. Pour creuser, il faut lire le livre de Joël Ronez, L’Ecrit web.

    Pour ma part, ça ne m’étonne pas beaucoup : un vrai texte sera toujours plus représentatif. Le Lorem Ispum n’a pas forcément la même aération (longueur de phrase, retours à la ligne, paragraphes…) D’ailleurs, la rédaction web à son style à part et ce n’est pas étonnant qu’un vieux texte en latin ne puisse pas la simuler réellement.

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