Une infographie pour comprendre le cadre législatif de l’accessibilité numérique en France en 2019

Cet article a d’abord été publié sur le blog d’ekino ; je l’ai en effet écrit dans le cadre de mon travail en tant qu’employée.

Chaque internaute doit pouvoir accéder aux informations et services des applications web qu’il consulte. L’accessibilité numérique avec ses règles s’assurent que cela soit vrai.

En cette année de textes de loi sur l’accessibilité numérique, l’équipe Accessibilité d’ekino a voulu débroussailler tout ça. Nous nous sommes dit qu’une infographie nous aiderait tous à y voir plus clair.

Cette infographie est pensée comme une suite de questions que vous pourriez vous poser. Pour chacune, une réponse claire et concise. Suivez le guide !

Merci à Aurélien Lévy de Temesis et Stéphane Deschamps d’Orange pour leur aide et relecture.

Accessibilité Cadre législatif 2019

Est-ce que je suis concerné ?

Oui, si je suis :

  • un service d’État ;
  • une collectivité territoriale ;
  • un établissement public ;
  • une organisation légataire d’une mission de service public ;
  • une entreprise privée dont le chiffre d’affaires en France est supérieur ou égal à 250 millions € (chiffre d’affaires calculé par unité légale sur la base de la moyenne du chiffre d’affaires annuel réalisé en France des trois derniers exercices comptables précédant l’année considérée) ;
  • une organisation créée pour satisfaire un besoin d’intérêt général.

Je peux aussi me sentir concerné :

  • si je risque la discrimination (pages d’embauche, outils de travail) ;
  • si je veux prendre en compte l’accessibilité (principe, image, éthique, audience, etc.)

Ça s’applique à quels supports ?

  • Sites internet, intranet, téléphone, TV, appli métier, appli web, progiciel et mobilier urbain

Ah ben, oui alors. Je dois faire quoi ?

Déclaration d’accessibilité

  • État de conformité
  • Calcul du taux d’accessibilité
  • Lien vers le rapport d’audit
  • Liste des contenus non-accessibles et pourquoi
  • Date de la déclaration et de la mise à jour
  • Retour d’informations et de contact
  • Voies de recours
Quelle norme je dois suivre ?
  • Pour tous :
    • Norme européenne EN 301 549 Recommandations émises par l’ETSI (European Telecommunication Standards Institute )
  • Pour une entreprise privée, au choix :
    • Cette même norme européenne EN 301 549
    • Norme internationale WCAG 2.1 AA Recommandations émises par le W3C (Word Wide Web Consortium)

Et je peux m’aider du RGAA 4 pour en savoir plus.

Schéma pluriannuel

  • Plans d’action annuel (Ex : stratégie, référent, ressources, formation, sensibilisation, organisation, choix des prestataires, tests utilisateurs, mesures prises, bilans, etc.)

Et c’est pour quand ?

Dates s’échelonnant du 23/09/2019 au 01/07/2021 selon critères. Ex : le 1er octobre 2019 pour un site du secteur privé qui n’existait pas auparavant (1er octobre 2020 sinon).

En détail

Tous les acteurs concernés, sauf les entreprises privées :

  • Site internet, intranet, extranet
    • Existant depuis le 23 septembre 2018 : ⇾ le 23 septembre 2019
    • Existant déjà avant le 23 septembre 2019 : ⇾ le 23 septembre 2020
  • Téléphone, TV, appli métier, appli web, progiciel et mobilier urbain ⇾ le 23 juin 2021

Entreprises privées concernées :

  • Site internet, intranet, extranet
    • Existant depuis le 01er octobre 2019 :⇾ le 01er octobre 2019
    • Existant déjà avant le 01er octobre 2019 : ⇾ le 01er octobre 2020
  • Téléphone, TV, appli métier, appli web, progiciel et mobilier urbain ⇾ le 01er juillet 2021

Sinon ? Je risque des sanctions ?

Oui. (Jusqu’à 20 000 € par site / an.)

À propos

Cette infographie est un résumé vulgarisé du cadre législatif de l’accessibilité numérique en France en 2019. De nombreux détails et précisions ne sont pas présents.

Sources et références

♥️ Remerciements : Aurélien Lévy, Temesis ; Stéphane Deschamps, Orange ; Baptiste Feuillâtre, ekino

Mise à jour : octobre 2019 V.1.1 – Licence CC BY SA – Delphine Malassingne, ekino

Sensibilisation à l’accessibilité numérique

Cet article a d’abord été publié sur le blog d’ekino ; je l’ai en effet écrit dans le cadre de mon travail en tant qu’employée.

Dans le cadre du GAAD 2018, journée mondiale consacrée à la sensibilisation autour de l’accessibilité, ekino organise, le 17 mai, un meetup dans ses locaux, dédié à l’accessibilité.

Avant cet événement, il nous a paru judicieux de faire quelques rappels autour des notions d’accessibilité numérique, de situation de handicap et de contexte d’utilisation.

Situation de handicap et déficience physique

En tout premier lieu, il nous paraît important de différencier la situation de handicap de la déficience physique. Prenons un exemple simple : une personne en fauteuil roulant est en situation de handicap face à un escalier. Mais, assise devant son ordinateur pour surfer sur Internet, elle est dans la même situation qu’un valide (une personne sans déficience physique), accédant parfaitement à son outil.

Contexte d’utilisation

C’est souvent le contexte d’utilisation qui détermine si on navigue en situation de handicap ou non.

Un écran qui rend l’âme, une souris dont les piles sont épuisées, un grand beau soleil qui éclaire l’écran de notre mobile, autant de contexte qui peuvent nous mettre en situation de handicap : naviguer sans voir, naviguer au clavier, être dépendant de la qualité des contrastes de couleurs.

L’aide technique

Une aide technique, c’est un dispositif qui va palier à une déficience (physique ou autre) pour éviter une situation de handicap. Un exemple courant : les lunettes de vue sont une aide technique qui palit à une déficience physique pour éviter le flou, le trop petit. Autre exemple : le lecteur vocal est une aide technique qui permet de naviguer sur Internet en se faisant lire les pages et en activant les liens via des touches et non des clics de souris.

Rendre accessible

En fait, toute personne qui navigue sur Internet le fait via un dispositif technique. Que ce soit un lecteur vocal, visuel (comme votre Google Chrome, Internet Explorer, Firefox, etc.) ou encore un robot d’indexation sur lequel vous compter pour donner de la visibilité à votre site, c’est toujours via une machine qu’on accède au web.

Rendre un site accessible, c’est donc rendre un site accessible à une machine – celle choisie par l’utilisateur – qui restitue alors les pages à l’utilisateur. Or, pour que notre site soit compréhensible par les machines, les recettes sont « simples » : respecter les standards.

Standards d’accessibilité

Les standards du web sont émis par le W3C. Le but est que les différents acteurs se réfèrent à des normes communes pour éditer et restituer des pages web. Au sein du W3C, un groupe dédié à l’accessibilité, le WAI, édite des spécifications comme, par exemple, les WCAG.

Les bénéfices

Mais du coup, si les sites sont « consommés » par des machines qui les restituent à des humains, et que ces humains sont dans des contextes toujours différents (déficience, contexte, panne temporaire, environnement, outils utilisés, etc.), toutes les machines bénéficient de l’accessibilité ? Oui. Et donc en visant l’accessibilité on vise un maximum de contextes d’utilisation ? Oui.

Notez qu’en dehors de l’audience, l’accessibilité favorise aussi l’utilisabilité, la portabilité, le SEO, l’image de marque, etc.

Quelques liens

C’était, bien sûr, un rapide panorama d’introduction à l’accessibilité numérique.
Autour de cette thématique, retrouvez notamment :

De mon intérêt – partagé – pour la LSF

Cet article a d’abord été publié sur le blog d’ekino ; je l’ai en effet écrit dans le cadre de mon travail en tant qu’employée.

De retour de Paris Web 2015 — Ce billet pourrait avoir l’air d’un billet commercial (1) et pourtant, c’est bien spontanément que j’ai eu envie de l’écrire. La LSF (Langue des Signes Française) a beaucoup fait partie de mes journées ces derniers temps, pour différentes raisons, et l’avoir autant présente m’a donné envie d’en parler et de faire quelques constats.

Il est vrai que nous avons rarement l’occasion de nous y intéresser dans notre quotidien. Il y a bien la dame en médaillon de la diffusion des débats à l’Assemblée Nationale, mais, admettons-le, ce n’est pas le programme le plus regardé.

En dehors de l’anecdote d’un hurluberlu faisant des signes aléatoires lors des funérailles de Nelson Mandela (2)on nous parle peu de langue signée.

Paris Web est, sauf erreur de ma part, la seule conférence technique en France à assurer l’accessibilité de l’événement : locaux, vélotypie et interprétariat LSF. Cette accessibilité va au-delà de la déficience physique puisque les conférences sont retransmises en direct gratuitement, les conférences anglaises traduites en simultané. Après tout, le but de l’association est de “promouvoir […] un web de qualité” (3) pas de le garder pour quelques privilégiés (600 tout de même !)

J’ai pu constater, à Paris Web mais pas seulement, la curiosité que suscite la LSF. Je pense que nous sommes beaucoup à être fascinés par cette langue non orale où une personne arrive à faire comprendre des phrases toutes aussi complexes que dans une autre langue en bougeant les bras.

Mais je ne m’étais pas rendue compte à quel point les gens autour de moi pouvaient s’y intéresser.

Le succès de la conférence dédiée à la LSF qui a eu lieu à Paris Web ne s’explique pas que par les très bons traits d’humour. Les tweets qui ont été retrouvés pour l’occasion témoignaient d’un grand intérêt pour ces gestes qu’on ne comprend pas.

En dehors du cercle de Paris Web, une experte accessibilité me disait récemment qu’elle était fascinée par la LSF dès son jeune âge et que finalement, elle s’intéressait encore plus à la LSF qu’à l’accessibilité numérique.

On en a parlé sur notre fil Twitter, le sponsoring de la LSF par notre entreprise a suscité l’envie de communiquer en interne en indiquant comment signer quelques mots.

Un de mes amis a des problèmes auditifs qui de gênants sont devenus handicapants récemment. Il n’exclut pas de devenir sourd un jour. Je n’exclus pas d’apprendre la LSF pour faciliter mes conversations futures avec lui (je crois qu’il s’entraîne déjà à lire sur les lèvres et, étant entendant, il continuera à oraliser ; la LSF ne serait qu’une aide dans ce cas particulier, je crois).

Je me suis d’ailleurs posé la question d’apprendre la LSF avant ça. Des amis à moi l’ont fait mais, comme tout autre langue, il faut avoir l’occasion de pratiquer, sinon c’est perdu.

Une autre de mes amies avait eu cette occasion : l’un de ses nouveaux collègues était sourd. Elle a appris la langue pour pouvoir travailler avec plus de fluidité au quotidien avec lui.

Il y a aussi des cas où la langue signée est utilisée sans contexte de surdité. En effet, certaines personnes apprennent des signes à leur nouveaux-nés car ils seront capables de les utiliser pour communiquer avant d’être capables de formuler les phrases ou même les mots.

On m’a raconté plusieurs cas, certains qui ont marché et d’autre moins. Un père qui avait fait ce choix me disait un jour avec enthousiasme que son fils était non seulement capable, avant de savoir parler, de lui dire qu’il avait mal mais en plus de lui dire où (ou de lui dire qu’il avait faim mais que c’était un gâteau qu’il voulait ; encore plus important !)

J’ai pu également voir un bout de chou tout intimidé à l’idée de devoir dire bonjour (vous aussi vous avez vu ça des centaines de fois, non ?) s’en sortir en faisant le signe de bonjour.

Enfin, peut-être parce qu’elle fait maintenant partie de mon entourage, il m’arrive maintenant souvent de me dire que parler la LSF m’aurait été utile : pour échanger discrètement (que ce soit pour garder confidentielle une info à partager rapidement, pour ne pas déranger autour de soi ou pour ne pas crier à travers une pièce).

J’ai le sentiment d’avoir récemment basculé de la fascination pour quelque chose qui m’était totalement étranger mais un peu anecdotique aussi à quelque chose d’intégré dans mon quotidien, dans mon entourage et en passe de venir rejoindre ma “normalité”. Bref, ce que ça devrait être.

Maintenant, si vous voulez savoir qui a vraiment inventée la LSF, pourquoi elle ne peut pas être internationale ou comment on dit “HTML”, je vous invite à surveiller les actualités de Paris Web qui ne manquera pas de mettre en ligne l’excellente conférence de Sandrine Schwartz sur la LSF.

(1) En effet, ekino a sponsorisé la LSF à Paris Web cette année.

(2) Cérémonie de Mandela : le traducteur imposteur

(3) Les statuts de l’association Paris-Web

Photo Mathieu Drouet – Agence Take a sip

Innovation …et handicap ?

Cet article a d’abord été publié sur le blog d’ekino ; je l’ai en effet écrit dans le cadre de mon travail en tant qu’employée.

À Blend Web Mix, on m’a parlé Human Design, innovation, Service Design, etc. Moi qui ne suis pas designer, j’ai néanmoins accueilli tout ça avec beaucoup d’intérêt et cela m’a donné quelques pistes de réflexion.

Si tout n’a pas été tout de suite clair, une chose est sûre, dès le début : quelle que soit l’approche – son nom, son objectif – ces concepts ramènent tous à un seul facteur : l’utilisateur.

Quand Geoffrey Dorne parle de design pour l’humanité, par exemple, il nous dit tout de suite qu’il axe sa conception sur ce qui sera utile pour l’homme. Bertrand Cochet, en présentant le service design, énonce comme premier principe de mettre l’humain au cœur du service.

Comment est-ce que cela peut se traduire ? En se mêlant à la foule, en observant l’utilisateur, en cherchant quels sont ses points de contact et ce qui les déclenche.

Or, en observant les usages, on constate, parmi une foule d’observations, une idée qui me plaît beaucoup : le hacking. Le fait que les personnes détournent un objet ou une application pour couvrir un besoin qui n’est pas couvert autrement. On trouve une foule d’exemples dans le mouvement jugaad, appelé aussi innovation frugale. Depuis l’apport de lumière via une bouteille en plastique en passant par un champ labouré avec un balai et un vélo, les points communs sont :

  • un besoin qui n’était pas couvert ;
  • et une astuce avec des objets qu’on a sous la main pour y répondre soi-même.

Car c’est bien le besoin, finalement, qui sert de gouvernail ; l’objet lui-même, son esthétique et son aura technique sont moins critiques que le service rendu. Je dis souvent que je ne peux pas me servir d’un site s’il n’est pas beau. Mais c’est faux. S’il m’est utile, n’en déplaise à mon sens esthétique, je m’en servirai.

En remettant les usages comme source et objectif à la réflexion, on crée des services qui n’existaient pas avant cette démarche, car d’autres principes prenaient le pas. Je pense ici à l’opposition entre la propriété – ma voiture, mon vélo – et le besoin – un trajet. En s’affranchissant de la propriété, on a pu voir surgir, par exemple, les véhicules citadins en “location” (Vélo’V, Vélib’, Autolib’). C’est le service qui prime ici, pas la possession.

Parfois, le besoin va même créer des nouveaux modèles économiques. La location de lieux de vacances de particulier à particulier est né du besoin d’économiser (et de gagner) de l’argent. L’échange d’appartement se pratique depuis longtemps et on a vu aussi se déployer ses déclinaisons sur Internet (couch surfing, Airbnb, etc).

On voit alors que le produit n’est plus systématiquement au cœur de la consommation. À une époque où la technologie nous permet de repousser les limites toujours plus loin – des appareils électroniques toujours plus petits par exemple, l’innovation est-elle vraiment dans ces prouesses ?

Non sans humour, Raphaël Yharrassarry questionne l’innovation et rappelle que la distance moyenne entre l’oreille et la main n’a pas changé en dix ans. Ce n’est donc pas nécessairement dans un mobile de plus en plus petit qu’est l’idée révolutionnaire qui marchera mieux que les autres.

C’est un constat que les agences marketing ont fait depuis quelques années et elles ne proposent pas un site ou un produit sans prévoir son “dispositif digital”. C’est aussi un constat que l’atelier d’Ekino fait aussi en questionnant, entre-autres, les nouveaux objets pour en trouver les usages pertinents. Le gadget seul – “l’hypertechnologie” qui permettait d’animer tout un repas de famille il y a dix ans – ne fait plus vendre s’il n’y a pas un service avec.

Si la clé du succès tient dans le service rendu à l’utilisateur, alors l’innovation ne passe peut-être que par l’observation des difficultés que rencontrent les autres. La bonne idée ne doit pas être de trouver des objets plus luxueux, plus chers, plus performants, mais bien d’aplanir les gênes et de faire disparaître les manques.

Alors, on en arrive à une quête du confort de l’utilisateur.

Or, des difficultés, on en rencontre tous au quotidien. Depuis les choses les plus insignifiantes (un lacet qui se défait toujours) aux plus contraignantes (les problèmes de transport, par exemple).

Et quelles sont les situations où l’on rencontre le plus de difficultés ? Les situations de handicap.

Alors, de là à dire que la prise en compte du handicap est une voie en or pour l’innovation, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement !

Photos hobvias sudoneighm et Mark Walz

Aux experts de l’accessibilité fatigués

Vous n’êtes pas en charge de la prise en compte de l’accessibilité en France ; vous y avez contribué. C’est différent.
Vous avez œuvré pour en faire comprendre les enjeux, fourni des outils pour faciliter son intégration, transmis vos connaissances – et souvent votre enthousiasme.
Personne n’aurait de légitimité à vous reprocher d’arrêter. Pas même vous ; ce n’est pas un abandon, c’est un passage de relais.

Donc, si vous êtes usés, déçus ou que vous avez juste envie de passer à autre chose, recevez, via ce billet, mes humbles remerciements pour ce que vous avez fait pour l’accessibilité et tous mes vœux d’épanouissement dans votre nouvelle voie.

Ne vous inquiétez pas de la suite : certains ont déjà commencé à marcher dans vos pas ; je les vois. Et c’est ça aussi votre succès.

(Ce blog n’a pas une grosse audience mais si parmi les lecteurs certains se reconnaissent dans la relève (en gros, le sujet de l’accessibilité vous intéresse de plus en plus), je vous invite à vous manifester dans les commentaires. Ça nous fera plaisir de vous voir.)

À propos du contraste de couleurs de texte

Cet article a d’abord été publié sur le blog d’ekino ; je l’ai en effet écrit dans le cadre de mon travail en tant qu’employée.

Ce que disent les spécifications

Pour assurer la lisibilité, la couleur de texte doit être suffisamment contrastée par rapport à sa couleur de fond.

Cette limite est fixée par un ratio minimum à respecter entre les deux couleurs.

Pour plus de détails, voir :

Comment respecter ce ratio ?

Ce ratio varie en fonction des référentiels et des niveaux visés.

Voici un tableau pour vous aider à voir, d’un coup d’œil, le ratio qui vous concerne.

Pour respecter la règle…pour du texte de type…le ratio minimum est de…
Opquast Checklist1, 2 et 3Grand texte3:1
Opquast Checklist1, 2 et 3Texte courant3:1
WCAG 2.0 – AccessiwebAA / ArgentGrand texte3:1
WCAG 2.0 – AccessiwebAA / ArgentTexte courant4,5:1
WCAG 2.0 – AccessiwebAAA / OrGrand texte4,5:1
WCAG 2.0 – AccessiwebAAA / OrTexte courant7:1

Pourquoi s’occuper de contraste de couleurs

La lisibilité est un critère important de l’expérience utilisateur. Elle contribue à rendre le site utilisable et agréable.

Chaque utilisateur peut être concerné par la question du contraste :

  • un daltonien(8% de la population mondiale masculine (et 0,5% de la population mondiale féminine)) ;
  • une personne avec une mauvaise vue ;
  • un “mobinaute” avec un faible contraste sur son écran du à l’ensoleillement(32 millions de mobinautes en France(1)) ;
  • etc.

(1) 2012 http://www.proximamobile.fr/article/la-france-compte-plus-de-32-millions-de-mobinautes

Comment mesurer le contraste ?

Des outils permettent de connaître le ratio entre deux couleurs. Certains vous aident même à trouver une couleur approchante mais valide quand la vôtre ne respecte pas le ratio minimal.

Pour vérifier un contraste :

 L’outil Colour Constrast Analyser – La validation est indiquée pour 4 niveaux de validité.

 L’outil Contrast Ratio – La pastille vous indique le ratio entre deux couleurs.

Pour trouver une couleur :

 L’outil Tanaguru Contrast-Finder – Proposition de couleurs alternatives pour respecter le ratio.

Aller plus loin

Si cet article n’a pour but que de vous donner des réponses rapides à des questions pratiques, vous pourrez en apprendre plus dans l’article « Contraste de textes », par Nicolas Hoffmann (sur OpenWeb).

Infographie récapitulative

Téléchargez, imprimez, affichez et partager notre infographie récapitulative sur le contraste de couleurs de texte. Un outil pratique pour savoir en un coup d’œil quel contraste respecter.

 Infographie sur les contrastes de couleurs de texte, à imprimer et partager

Remerciements et réutilisation

Je remercie Damien Berseron et Romain Emonet.

Si vous utilisez cette infographie, distribuée sous licence CC BY 3.0 FR (2), nous en serions ravis ! Vous pouvez nous le faire savoir via notre compte Twitter par exemple : @3k1n0 ou via les commentaires ci-dessous.

(2) Cela signifie que vous pouvez partager et adapter ce contenu, sous réserve que vous attribuiez la source à « Ekino – http://www.ekino.com/ » et que vous indiquiez les modifications apportées.

Illustrations autour de l’accessibilité numérique

Ce n’est pas grand chose, mais ça m’a été utile et ça peut en aider d’autres. Voici quelques dessins qui servent à illustrer des idées autour de l’accessibilité numérique.

J’en ai eu besoin lors d’une conférence introductive (1) à la première session de Accessiday, journée consacrée à l’accessibilité numérique.

Les dessins que j’ai fais pour illustrer mes propos ont beaucoup plus et certains m’ont dit qu’ils pourraient en avoir besoin. Les voici donc à disposition ; ils sont en effet distribués sous licence CC BY-SA 3.0 FR.

Handicap vs. déficience

Un personnage en fauteuil roulant. Il souffre d'une déficience physique (permanente ou temporaire) à laquelle il pallie par le truchement d'un fauteuil roulant.
Un personnage en fauteuil roulant. Il souffre d’une déficience physique (permanente ou temporaire) à laquelle il pallie par le truchement d’un fauteuil roulant.

Un personnage en fauteuil roulant en haut d'un escalier. Il est en situation de handicap.
Un personnage en fauteuil roulant en haut d’un escalier. Il est en situation de handicap.

Un personnage en fauteuil roulant face à sa table de travail. Il n'est pas en situation de handicap.
Un personnage en fauteuil roulant face à sa table de travail. Il n’est pas en situation de handicap.

Aide technique – Le lecteur vocal

Un personnage aveugle face à un écran d'ordinateur. Il ne peut pas consulter le contenu.
Un personnage aveugle face à un écran d’ordinateur. Il ne peut pas consulter le contenu.

Un personnage aveugle face à un écran d'ordinateur. Par le truchement d'une aide technique -ici un lecteur vocal- il peut consulter le contenu.
Un personnage aveugle face à un écran d’ordinateur. Par le truchement d’une aide technique -ici un lecteur vocal- il peut consulter le contenu.

Aide technique – Les lunettes

Un personnage avec une mauvaise vue face à un écran d'ordinateur. Il n'arrive pas à lire le contenu.
Un personnage avec une mauvaise vue face à un écran d’ordinateur. Il n’arrive pas à lire le contenu.

Un personnage avec une mauvaise vue face à un écran d'ordinateur. Par le truchement d'une aide technique -ici une paire de lunettes- il peut consulter le contenu.
Un personnage avec une mauvaise vue face à un écran d’ordinateur. Par le truchement d’une aide technique -ici une paire de lunettes- il peut consulter le contenu.

Contexte – L’ensoleillement

Un personnage consulte son mobile. Bien que le texte soit peu contrasté, le personnage n'est pas gêné.
Un personnage consulte son mobile. Bien que le texte soit peu contrasté, le personnage n’est pas gêné.

Un personnage consulte son mobile en plein soleil. Le manque de contraste des textes sur l'écran ne lui permet pas de lire.
Un personnage consulte son mobile en plein soleil. Le manque de contraste des textes sur l’écran ne lui permet pas de lire.

Un personnage consulte son mobile en plein soleil. Le fort contraste des textes sur l'écran lui permet de lire facilement.
Un personnage consulte son mobile en plein soleil. Le fort contraste des textes sur l’écran lui permet de lire facilement.

Le daltonien

Un daltonien ne perçoit pas les couleurs correctement.
Un daltonien ne perçoit pas les couleurs correctement.

Si vous utilisez ces dessins, j’en serais ravie ! Signalez-le moi via les commentaires 😉

Notes :

(1) Conférence ” Accessibilité numérique, mais au fait de quoi on parle ?” Retour

À propos : Si vous aussi vous voulez faire des croquis, je vous conseille d’aller faire un tour chez Eva-Lotta Lamm

6ème Forum Européen de l’Accessibilité Numérique – Compte-rendu

NB : J’ai voulu garder l’exhaustivité de mes notes, même si mon attention n’a pas été la même tout au long de la journée. L’ensemble est donc plus ou moins complet et plus ou moins rédigé. Néanmoins, si j’avais pris le temps de tout mettre au carré, je crois que ce billet ne serait jamais sorti.

Voir

Sommaire

  1. Mon avis global
  2. Introduction
  3. Les enjeux de l’accessibilité numérique dans les grandes entreprises
  4. L’innovation inclusive dans la conception des produits TIC grands publics
  5. Accessibilité – Puissance et promesses (Comment ordinateurs de bureau et applications mobiles accessibles changent la vie quotidienne des personnes handicapées)
  6. Convergences entre les besoins d’accès mobile au SI, la conception pour tous et l’accessibilité numérique
  7. Gérer la conformité des sites Web aux normes d’accessibilité
  8. Table Ronde
    “Quels chemins vers la conformité WCAG2.0 ?”
  9. Accessibility Steps
  10. AcceDe Web
  11. MIPAW
  12. Retour d’expérience et choix de Tanaguru
  13. EPUB 3 – des ebooks accessibles à tous
  14. La production de livres scolaires accessibles avec ePub 3.0
  15. Le projet LIA (Libri Italiani Accessibili) : vers un service de distribution grand public de livres numériques accessibles en Italie
  16. Les applications mobiles mieux accessibles à tous
  17. Rendre les systèmes d’informations urbains accessibles à des personnes handicapées
  18. Conclusion

Mon avis global

Cette session, bien plus que les autres années, véhiculait l’idée d’une accessibilité pour tous. Précédemment, positionnement de BrailleNet oblige, l’ensemble de la journée était fortement teintée de handicap.
Cette année, les interventions mettaient plus en valeur des usages que des usagers. Il faut dire que la technologie de ces derniers temps, avec l’utilisation des smarphones et leurs flots d’applications, nous enthousiaste tous.

La journée commençait par le témoignage de deux grosses entreprises (Sanofi et Microsoft) valorisant le fait que l’accessibilité n’est pas une option chez eux.
Sanofi a mis en place une personne à plein temps, fait régulièrement appel à l’externe pour des prestations en accessibilité et forme ses collaborateurs.
Microsoft met en avant le fait que la technologie doit s’adapter et que faire de l’accessibilité revient à créer de meilleurs outils, pour tous. Chez eux, l’accessibilité est à chaque étape.

Microsoft pense que l’accessibilité doit être mieux et plus intégrée dans les programmes universitaires et scolaires et qu’elle devrait être mieux comprises (expliquée, donc) aux directeurs financiers et services client.

Enfin, Microsoft souhaiterait la mise en place d’un organisme mondial coordonnant les effort, les méthodes et certifiant l’expertise.

La session suivante était particulièrement intéressante grâce aux démonstrations de Robin Christopherson. Il valorisait l’utilisation de son smartphone (tout est accessible dans son iPhone) et a montré comment, bien qu’aveugle, il :

  • envoie un tweet en quelques secondes,
  • connaît la couleur d’une pochette,
  • se fait indiquer l’emplacement de la touche “@” sur son clavier,
  • demande un renseignement en langue étrangère (bon… peu concluant !),
  • etc.

Démos avec VoiceOver, Siri, etc.
http://fr.wikipedia.org/wiki/VoiceOver
http://fr.wikipedia.org/wiki/Siri_%28logiciel%29

Introduction

par Dominique Burger

L’introduction a été l’occasion de faire quelques rappels :

  • “Pour Dominique Burger, le manque d’accès à Internet est facteur d’exclusion professionnelle et sociale “
  • “Pascal Guitton met l’accent sur le vieillissement de la population comme enjeu en matière d’accessibilité “
  • “15 % de la population mondiale vivent avec un handicap”
  • “Il n’y a quasi pas d’université formant des ingénieurs en information ayant une formation en accessibilité “
  • “Les sites Web accessibles voient leur trafic naturel s’accroître de 15 à 30 %”

@victorbritopro

Les enjeux de l’accessibilité numérique dans les grandes entreprises

Bruno Ménard (Sanofi ; CIGREF)
Vice-président du CIGREF

Le CIGREF est une association qui accompagne les grandes entreprises dans le développement des systèmes informatiques.
Sa mission : promouvoir la culture numérique comme source d’innovation et de performance.

Sanofi (industrie pharmaceutique) est particulièrement intéressé par les problématiques de e-santé : accompagner les plus loin possible les patients lorsqu’ils sont chez eux.
L’accessibilité numérique est donc un enjeux économique pour Sanofi.

Les “frameworks” doivent intégrer nativement les impératifs d’accessibilité (gros efforts fait par Microsoft sur SharePoint par exemple)

Pour y parvenir :

  • Prévoir des formations pour les développeurs
  • S’y prendre en amont
  • Dialoguer avec les fournisseurs pour intégrer les besoins en accessibilité
  • Tutoriel dans l’intranet pour les éditeurs

Ils ne font pas de mesure sur l’impact en ressource quant au fait qu’ils vérifient tous les sites mais ils considèrent que l’accessibilité prise en compte dès le début augmente le coût du projet de quelques point ; prise trop tardivement, cela à montrait à un quart du coût.

Ils gèrent l’accessibilité des sites SANOFI, des brochures internes, des vidéos, conversations téléphoniques (via interprète) ou encore l’accessibilité de la notice d’un médicament via smartphone (bientôt).

Moyens
Un ETP est nécessaire.
Ils font appel à des prestations externes et mettent en place des formations pour les collaborateurs.

Leur ROI est essentiellement basé sur la conviction. 🙂

La méthode de mise en place est de :

  • commencer par les fondamentaux
  • faire du pas-à-pas
  • privilégier plutôt de l’imparfait sur un grand périmètre que du très conforme sur un petit périmètre
  • en faire une démarche d’entreprise (via une charte)

Le message que Bruno Ménard voulait faire passer :

  • S’occuper de l’accessibilité en amont ;
  • le faire en toute humilité.

NB : Sanofi s’est engagé à rendre son site Web conforme au niveau AA des WCAG (A pour les sites des filiales)

L’innovation inclusive dans la conception des produits TIC grands publicsl

Robert Sinclair (Directeur de l’accessibilité (Chief Accessibility Officer) chez Microsoft)
@MSFTEnable @robert_sinclair
http://aka.ms/EnableBlog
rob.sinclair@microsoft.com

Robert Sinclair, qui rappelle que 15% de la population est concernée par de l’accessibilité numérique, fait par ailleurs remarquer que 100% de la population vieillit.

Il n’y a pas d’usager typique.

Inclusive Innovation :

  • inclusive design
  • disseminated Expertise
  • Conscientious innovation
  • Support Services

La technologie doit s’adapter aux personnes (ce n’est pas à moi de m’adapter)
Mettre en place des fonctionnalités sur les produits qui permettent d’améliorer leur utilisation.
Microsoft met en avant que son leitmotiv est de permettre à chacun de réaliser son potentiel.

3 composantes :

  • Personnes : formation, etc.
  • Pratiques d’affaires : accessibilité à chaque étapes par exemple
  • Produits et techno.

Peu d’entreprises comprennent l’intérêt business de l’accessibilité.

Causes

Les personnes ne comprennent pas qu’avec l’accessibilité il s’agit de créer de meilleurs outils pour tout le monde.

Solutions

Réfléchir à la manière dont on travaille :

  • accessibilité dans les programmes universitaire et scolaire
  • les directeurs financiers, les services clients, etc. ont besoin de comprendre l’accessibilité
  • meilleure collaboration dans le monde
  • organisme mondiale certifiant des personnes en tant qu’expert d’accessibilité

“Microsoft voudrait une : International society of accessibility professionals”
@oxymore

Accessibilité – Puissance et promesses (Comment ordinateurs de bureau et applications mobiles accessibles changent la vie quotidienne des personnes handicapées)

Robin Christopherson (AbilityNet)
@USA2DAY

Si Microsoft n’avait pas pris en compte l’accessibilité dès le DOS puis avec Windows, Robin – qui est aveugle – n’aurait pas eu les mêmes études.
Le smartphone est la deuxième révolution. Ex. d’utilisation avec iPhone : tout est accessible.
N’utilise plus que son iPhone (avec un clavier) et le cloud plutôt qu’un ordinateur.

Applications pour aveugles – ou non – et gratuites – ou “presque” – qui aident au quotidien : traduction, Skype pour demander de l’aide, GPS, couleurs.
+ appli qui permet de poser des questions (ex : photo du clavier et question pour savoir où est l’@.) ; et c’est la communauté qui répond.

Démos avec VoiceOver, Siri.
http://fr.wikipedia.org/wiki/VoiceOver
http://fr.wikipedia.org/wiki/Siri_%28logiciel%29

Convergences entre les besoins d’accès mobile au SI, la conception pour tous et l’accessibilité numérique

Renaud Cornu-Emieux (École de Management des Systèmes d’Information)

Rappel : on ne se connecte plus en majorité via PC mais depuis terminaux mobiles (smartphones, tablettes)
L’école ne propose pas une formation d’expert accessibilité mais intègre des bases pour avoir la capacité de creuser la problématique d’accessibilité quand on y est confrontés.

Gérer la conformité des sites Web aux normes d’accessibilité

Shadi Abou-Zahra (W3C/WAI et WAI-ACT Project)
Activity Lead, WAI International Program Office
http://w3.org/People/shadi/
shadi@w3.org

  • étendre la collaboration
  • créer des supports pour guider les développeurs
  • créer des méthodologies d’évaluation harmonisées
  • coordonner la recherche et le développement car la technologie avance à grande vitesse.
  • Ligne directrice de référence

Base de données de document de support.
Ex : “alt”
Les catégoriser par besoins : ex. : je fais un tableau, je fais un site web utilisable au mobile, etc.
Développer, via des groupes de travail, des méthodo pour les décideurs.

  • Méthodologie harmonisées

Il n’y ni bon ni utile que chaque entreprise ait sa propre méthode.

  • Coordination de recherche
  • Support accessibilité

Quelle technologie est supportée sur quel support

  • Notes sur les applications

Associer les barrières les plus fréquentes à l’accessibilité à un support permettant des les couvrir
(souvent barrières très très simples)
Education and Outreach Working Group (EOWG)

  • Adoption et référencement de la norme WCAG

pour les décisionnaires
apporter des bonnes pratiques

  • évaluation des sites web

le but est de dév. une méthodo harmonisée et internationale.

Question / Réponse : Quels sont les outils d’évaluation proposés par le W3C ?
Liste d’outils : 120
voir sur la page d’accueil du WAI : “évaluation”
Liste pas à jour

http://www.eticode.fr/

http://w3.org/WAI/ACT/

Table Ronde
« Quels chemins vers la conformité WCAG2.0 ? »

(Cette partie m’a particulièrement intéressée ; si je trouve le temps, je fais un billet là-dessus)

Présentation de différentes réflexions autour de la problématique : comment s’organiser de façon pragmatique pour mettre en place la conformité à WCAG.

Accessibility Steps

Aurélien Levy – Temesis
@goetsu

“Accessibility Steps” comprend deux étapes :

  • “First Step” : 100 consignes automatisables considérées comme gérant des erreurs
  • “Second Step” :  consignes automatisables signalées en tant qu’alertes

Avec First et Second, on couvre la base technique des éléments à avoir vu avant d’appeler un expert accessibilité.

L’idée c’est de décharger les experts sur des choses qui sont automatisables et permettre aux développeurs de l’implémenter de manière simple, sans avoir recours à l’expert

First : https://checklists.opquast.com/accessibilityfirststep
Second : https://checklists.opquast.com/accessibilitysecondstep

AcceDe Web

Sébastien Delorme – Atalan
@sebcbien

Notices adaptées à la gestion de projet
Des sociétés et des écoles soutiennent le projet
orienté projet et pragmatique

Question/Réponse : Olivier Nourry est gêné que la méthodo AcceDe Web garde cette idée de commencer par le graphisme.
> Dans la notice de conception graphique, on intègre des éléments fonctionnels
La notice prend en compte les éléments qui pourraient avoir un impact ultérieurement dans le déroulement du projet.

http://accede-web.com/

Support de présentation :

MIPAW

Jean-Pierre Villain – Qelios
@villainjp

Voir : http://www.slideshare.net/Qelios/mipaw-modle-dimplmentation-progressive-de-laccessibilit-du-web

Retour d’expérience et choix de Tanaguru

Oliver Rabet
Chef de projet à Universcience
@noliverte

témoigner des difficultés à mettre WCAG en place
Comment vendre en interne l’accessibilité qui a l’air souvent très technique et qui n’intéresse pas, au premier abord, les décideurs.
“qualité web” pour vendre l’accessibilité

Choix : Tanaguru

  • tableau de bord pour communiquer
  • contrôler certains points technique

Voir : http://www.tanaguru.com/

EPUB 3 – des ebooks accessibles à tous

Markus Gylling (Consortium IDPF et Daisy)

Chaque éditeur travaille dans son coin. On ne cherche absolument pas de compatibilité ou de passerelle.
L’accessibilité en pâtit.

La production de livres scolaires accessibles avec ePub 3.0

Gerald Schmidt (Pearson Education)

Le projet LIA (Libri Italiani Accessibili) : vers un service de distribution grand public de livres numériques accessibles en Italie

Cristina Mussinelli (Association Italienne des Editeurs)
htp://www.editeur.org/109/Enabling-Technologies-Framework/
cristina.mussinelli@progettolia.it

Question/Réponse : ePub en France ?
Tous les acteurs de la France on choisi ePub comme format.

Les applications mobiles mieux accessibles à tous

Susanna Laurin (Funka Nu AB)

La vraie révolution d’internet c’est quand les personnes en situation de handicap ont pu utiliser internet
Focaliser sur la loi : mauvaise approche
Le smartphone peut être consulté rapidement ou pendant qu’on fait autre chose (debout par exemple).
Pas de réseau à trouver (wifi)
Le smartphone n’est pas pratique pour taper un texte

Recommandation :

Faire les choses très simple à utiliser : avant, cela était particulièrement important pour les handicapés, maintenant, c’est important pour tout le monde à cause de la façon dont on utilise notre smartphone (dans la rue par mauvais temps, dans le bus, à vélo, etc.)
Les recommandations autour des couleurs et des contrastes sont très important pour tout le monde (utilisation à l’intérieur ou au soleil).

La zone reconnue comme étant celle à laquelle on a accès est prévue pour les droitiers mais pas pour les gauchers.
Funka Mobile Guidelines
48 guidelines – 6 chapters

Plusieurs possibilités si je veux faire mon site web en mobile :

  • responsive design (même si l’utilisateur peut ne pas reconnaître le site qu’il connaît bien sur l’autre terminal)
  • Limiter le contenu. Ex : American Airlines – uniquement le formulaire de réservation de billet – Choisir une seule fonctionnalité (mais les gens utilisent de plus en plus les terminaux mobiles pour surfer donc ils peuvent vouloir l’exhaustivité des infos sur leur mobile. Le mieux serait d’avoir les deux.
  • Des services différents pour le mobile (même remarques que précédemment). Ex : BBCiPlayer : d

www.funkanu.com/mobile

“There is not such thing as an average user”.

Rendre les systèmes d’informations urbains accessibles à des personnes handicapées

Jacques Lemordant (INRIA)

Projet Open Street Map (prochain congrès à Tokyo)

Démonstration d’une application permettant de se faire guider, pas à pas, sur un itinéraire.
Voir : http://www.inria.fr/centre/grenoble/actualites/guider-les-malvoyants-avec-la-realite-augmentee-audio

On peut facilement mettre 5 villes en mémoire dans le téléphone
INRIA fournisse l’outil mais c’est aux utilisateurs (communautaire) de fournir les informations.
Bientôt sur l’apple Store / Androïd
En attendant, pour l’obtenir, envoyer un e-mail à Jacques Lemordant

Conclusion

par Dominique Burger

  • Pour chacun de nos actes, nous avons besoin d’information. Cette information, de plus en plus, est disponible quelque part sous forme numérique.
  • Les usages de cette information se démultiplient.
  • Il n’y a pas d’utilisateur typique : l’accessibilité apparaît comme l’art de traiter tous les cas particuliers, s’adapter à tous les besoins qui sont très divers.
  • Tout le monde a besoin d’accessibilité.

Intervention à la formation Expert Accessibilité

Dans la catégorie “Mon nombril”, je vais intervenir lors de la formation Expert accessibilité de Temesis (oui, oui, c’est la classe, je sais).

Cette formation au programme alléchant propose en effet des “mini-conférences” qui permettent de couvrir un périmètre large, l’expert en accessibilité n’étant pas un robot appliquant un référentiel droit dans ses bottes et les œillères bien fixées.

Je succède à Denis Boudreau, Stéphane Deschamps, Nicolas Hoizey, Xavier Borderie, Christophe Porteneuve, etc (1). C’est vous dire ma fierté !

J’y serai en tant que Responsable qualité web, le but étant de présenter mon poste, comment ça se passe au quotidien, comme j’en suis arrivée là, etc.
Je suis impatiente de partager avec les stagiaires, mon poste arrivant, je trouve, à un tournant ou des questions concrètes et pragmatiques me font considérablement avancer.

J’aurai aussi l’honneur de faire partie du jury validant les mémoires des stagiaires. (pour tout versement de pots-de-vin, passer par le formulaire de contact de mon site)

Je remercie d’ores-et-déjà Temesis de me donner l’opportunité de partager mon expérience et mon enthousiasme pour mon poste, ainsi que l’opportunité d’assister aux présentations.

(1) Voir “Formation expert Accessibilité : bilan séminaire 2” et “bilan séminaire 3

« Intégrer l’accessibilité dans une démarche qualité » – Résumé

Introduction

La vidéo de l'interview avec audio-description, sous-titres, langue des signe...
La vidéo de l'interview avec audio-description, sous-titres, langue des signes...

Partons d’un exemple : un intégrateur très motivé doit mettre en ligne une vidéo de deux personnes – Sheldon Cooper et Leonard Hofstadter – en interview. Plein de bonne volonté, il met tout en œuvre pour rendre sa vidéo accessible : transcript, sous-titres, audio-description, langue des signes, etc. Malheureusement, tout ça lui prend beaucoup de temps, la rédaction du transcript est longue et fastidieuse parce qu’il ne comprend pas tous les termes techniques, les sous-titres sont parfois illisibles à cause des textes incrustés à l’écran et la réalisation de la vidéo en langue des signes a été très difficile car il a fait appel à un ami signeur et a dû filmer avec du matériel qui n’est pas adapté.

Résultat : notre intégrateur a le sentiment d’avoir passé beaucoup de temps et dépensé beaucoup d’énergie pour un résultat décevant. Il est totalement découragé et décidera probablement de ne plus prendre en compte l’accessibilité sur les prochaines vidéos.

Comment aurait-il pu éviter cette situation ?

Objectif

Objectifs de la conférence : pourquoi, comment intégrer l'accessibilité dans une démarche qualité
Pourquoi, comment intégrer l'accessibilité dans une démarche qualité

L’objectif de cette conférence est de donner des pistes pour éviter ce type de situation d’échec. Intégrer les problématiques d’accessibilité dans une démarche d’amélioration continue de la qualité nous semble être la bonne solution. Pour cela, voici quatre grands principes à appliquer.

#1 Intégrer l’accessibilité en amont

Principe #1 : intégrer l'accessibilité en amont
Intégrer l'accessibilité en amont

En intégrant les considérations d’accessibilité dès la conception du projet, on s’offre plusieurs avantages :

  • Si vous êtes clients, vous vous assurez d’avoir un prestataire capable de prendre en compte l’accessibilité. De plus, vous envoyez au marché le message que c’est une exigence de plus en plus demandée.
  • Si vous êtes prestataire, cela pourra être un plus, un avantage concurrentiel.
  • Dans tous les cas, vous anticipez ainsi les contraintes techniques liées aux outils et vous pouvez faire vos choix techniques et fonctionnels en connaissance de cause.
  • Et bien sûr, en intégrant l’accessibilité en amont et tout au long des développements, vous gagnerez du temps par rapport à une intégration en mode “rattrapage” en fin de projet.

Comment faire pour intégrer l’accessibilité en amont ?

  • Choisissez une direction. Cela peut-être l’Accessibilité avec un grand “A”, cela peut-être le business, le service, etc.
  • Identifiez les objectifs qui vont servir à aller dans le sens de cette direction.
  • Signalez votre volonté d’accessibilité dans des chartes, cahiers des charges, spécifications, etc. Évitez toutefois le simple paragraphe générique (type « Le site doit être accessible selon le niveau double-A des WCAG »). Il vaut mieux une dilution du message contextualisé dans les différents contenus : des éléments concernant les graphistes dans la charte graphique, des éléments autour de la vidéo dans les spécifications pour la vidéo, etc.

#2 : Avoir un sponsor

Avoir un sponsor pour accompagner l'accessibilité
Avoir un sponsor pour accompagner l'accessibilité

Le sponsor est une personne assez haut-placé dans la hiérarchie qui aura la possibilité de porter l’accessibilité. Il va favoriser les échanges entres les équipes et les services. Son appui motivera l’appropriation collective des pratiques d’accessibilité.

Comment trouver votre sponsor ?

  • Il va d’abord falloir convaincre votre sponsor. (1)
  • Surtout, utilisez des arguments ciblés et adaptés ! Ne parler pas de référencement pour un intranet, par exemple, mais visez bien vos arguments en fonction des objectifs du sponsor.
  • Enfin, le sponsor n’a pas besoin d’être un expert en accessibilité ; ce n’est pas du tout ce qu’on lui demande. Il faut surtout qu’il soit convaincu car on compte sur lui pour rappeler la prise en compte de l’accessibilité et son importance tout au long du ou des projets.

#3 : Répartir les responsabilités

Principe #3 : Répartir l'accessibilité entre tous les intervenants
Répartir les tâches d'accessibilité entre tous les intervenants

Remettez chacun fasse aux responsabilités de son métier ; le graphiste prend en compte les critères graphiques, le contributeur les critères de rédaction, etc. Car la compétence en accessibilité se construit collectivement ; ce n’est pas (uniquement) l’affaire d’un expert.
De plus, les actions en faveur de l’accessibilité sont ainsi réparties en petits lots ; c’est bien plus facile ainsi de la mettre en place.
Chacun étant conscient de ses tâches et de son rôle à jouer, vous favorisez ainsi la naissance d’automatismes et donc favorisez une mise en place durable et naturelle de l’accessibilité dans la production. (C’est ty pas beau, ça ?!)

Comment répartir l’accessibilité entre chaque intervenant ?

  • Sensibilisez chacun par rapport à son métier ; inutile de parler des contrastes des couleurs au développeur. L’idéal, est de fournir à chacun des fiches listant les éléments d’accessibilité qui le concernent. Ne recopier pas simplement les critères tels qu’ils sont formulés, mais faites de vraies fiches explicatives si vous voulez faire passer votre message. (2)
  • Accompagnez vos intervenants le plus possible ; votre objectif est de les convaincre à la fois de l’utilité de l’accessibilité mais aussi que sa mise en place est possible sans gros bouleversements ni perte de temps.
  • Bien sûr, quand cela est possible, faites de la formation et faites suivre des (bonnes) formations.

#4 : Intégrer l’accessibilité en mode amélioration continue

Principe #4 : Gérer l'accessibilité en mode amélioration continue
Gérer l'accessibilité en mode amélioration continue

Le principe de l’amélioration continue est d’échelonner les tâches en cycles itératifs. En matière d’accessibilité numérique, tout ne peux pas être traité d’un coup et rester pérenne dans la vie du site. Les éléments d’accessibilité se perdent s’ils n’ont pas été intégrés dans les processus de production.

De plus, les cycles itératifs permettent de mesurer les progrès entres deux mises en lignes importantes.

Comment intégrer l’accessibilité dans un cycle d’amélioration continue ?

  • Surtout, ne présentez pas l’accessibilité comme un monobloc à passer en force. Pensez toujours en terme de multi-touches que vous allez organiser, prioriser, répartir.
  • N’attendez donc pas une version parfaite pour mettre en ligne mais faites les concessions nécessaires (par rapport à la réalité du terrain : temps, compétences, etc.), améliorez (processus, formation, code) et faites une nouvelle mise en ligne. Puis …recommencez (améliorations > mise en ligne > améliorations > …) !
  • Faites des audits entre deux mises en ligne importantes et communiquez sur les résultats. Vous envoyer ainsi un retour aux différents intervenants qui font des efforts en matière d’accessibilité et vous envoyer aux décideurs le message que des progrès sont faits, sans prise de temps conséquente.

En résumé

Vous venez de mettre en place un processus d’accessibilité en démarche qualité car :

  • Vous vous êtes fixé, en amont, une direction, des objectifs pour la servir et des critères – objectifs et mesurables – pour y parvenir.
  • Vous avez assuré l’implication des différents intervenants grâce à votre sponsor et à la montée en compétences.
  • Vous avez mis en place un cycle itératif d’amélioration continue.

(1) : L’objet de notre intervention ne portant pas là-dessus, nous ne nous sommes pas penchés sur les arguments pour convaincre. Cela pourrait d’ailleurs faire l’objet d’une conférence à part entière …Qui la fait quand et où ?! 😀 [Retour]

(2) : Voici deux exemples montrant à quoi ces fiches peuvent ressembler : Exemple de fiche accessibilité pour webdesigner et contributeur (PDF, 400 Ko)
(Nota bene : le PDF n’est pas encore balisé, oui, c’est une honte, mais comme ça je sors le résumé le plus rapidement possible et j’améliore ensuite 😉 !) [Retour]

Merci beaucoup à Sébastien d’avoir présenté cette conférence avec moi et d’y avoir apporté toute son expertise et son expérience en matière d’accessibilité.

Merci au W3Café pour l’organisation de cette journée accessibilité. Vivement les prochains événements !

D’autres que moi en parlent :

Diaporama